Drame familial dans l'Ain et otages libérés à Toulouse

Terrible journée en France, ou les clients d'une banque de Toulouse ont été pris en otage, tandis qu'une mère de famille était tuée dans l'Ain.

Un drame familial s'est déroulé dans un lotissement à l''entrée de Polliat, dans l'Ain, le 20 juin 2012. Une femme, mère de deux enfants âgés de 13 et 20 ans, en instance de séparation, a été assassinée mercredi en tout début après-midi, selon une information confirmée par la gendarmerie.

Les policiers du Raid libèrent les clients d'une banque à Toulouse

Toulouse a été marqué une fois encore par la violence. Dans cette ville, les policiers d'élite du Raid ont donné l'assaut et libéré indemnes mercredi 20 juin 2012 les deux derniers otages retenus dans une banque de Toulouse par un forcené disant agir par conviction religieuse tout près de là où Mohamed Merah avait été tué par le Raid trois mois plus tôt.

Selon un officier de police de Toulouse, joint par téléphone, et qui souhaite conserver l'anonymat, "Le preneur d'otages, un schizophrène de 26 ans selon des sources proches du dossier, a été blessé par balles au ventre dans l'assaut, accompagné de trois détonations...."

La même source précise : "Il a été soigné sur place avant d'être transporté à l'hôpital. On ignore la gravité de son état....."

Un vol à main armé dégénère en prise d'otages religieuse

Selon des informations recueillies sur place par les journalistes du Parisien et de l'Afp, les deux otages, deux employés de cette succursale de la CIC , sont sains et saufs, a dit la direction de la banque. Ce qui est confirmé par un magistrat du Parquet de Toulouse, qui ajoute : "Deux autres otages avaient été libérés par le forcené dans le courant de l'après-midi. Aucun policier n'a été blessé dans l'opération.....".

L'efficacité des policiers a permis d'interpeller le forcené et de libérer, sains et saufs, tous les otages. Le ministre de l'Intérieur Manuel Vals devait rendre hommage au «sang-froid» des employés retenus sept heures en otage.

Un officier de police de Toulouse indique également que "le forcené a été atteint par les hommes du Groupe d'intervention de la police nationale alors qu'il sortait de la banque en tenant en respect un des otages. Blessé, il est parvenu à retourner dans l'agence où il a été interpellé, non sans avoir rassemblé ses forces pour tenter de mettre le feu, selon les premiers éléments de l' enquête .

"Sept heures plus tôt, l'individu était entré dans la banque, vers 10 heures, et avait demandé de l'argent aux employés avec insistance. N'étant pas pris au sérieux, il aurait alors sorti son arme, tiré un coup de feu, et pris en otage quatre personnes...."

Des convictions religieuses affirmées haut et fort

Selon le procureur de Toulouse Michel Valet, dans une déclaration effectuée à la presse, "le preneur d'otages affirmait agir non pas pour l'argent, mais uniquement par convictions religieuses. Il s'est réclamé d'Al-Qaïda....". Une piste que les enquêteurs ont jugé toutefois très peu crédible. La soeur du braqueurelle a émis des doutes auprès des journalistes de l'AFP : "Mon frère est un musulman croyant mais pas intégriste. ...Nous sommes sortis en boîte, nous avons bu de l'alcool....."

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