Le bisphénol A enfin interdit en France au 1er janvier 2014

Canettes, boîtes de conserve, plastiques et tous les revêtements alimentaires contenant du bisphénol A sont dangereux pour la santé. Interdiction tardive ?

Des millions de consommateurs ont-ils été intoxiqués, depuis 50 ans, en consommant les canettes et les boîtes de conserve ? La question est désormais posée, puisque Le bisphénol A (BPA), une substance chimique potentiellement dangereuse , sera interdit en France dans les conditionnements alimentaires, à partir du 1er janvier 2014.

Après l'interdiction en juin 2011 des biberons contenant du bisphénol A, composé chimique controversé utilisé dans la fabrication de plastiques alimentaires, qui ne peuvent plus être ni importés, ni commercialisés , les députés français ont adopté à l'unanimité jeudi 6 octobre 2011 une proposition de loi socialiste interdisant l'utilisation du bisphénol A. Le Sénat, désormais majoritairement à gauche, adoptera ce texte en novembre 2011

Un retrait de la substance chimique du marché

L'information est confirmée par plusieurs parlementaires joints par téléphone et par l'AFP. Ainsi Gérard Bapt (PS), président du groupe "santé environnementale" de l'Assemblée nationale, confirme : "Le bisphénol A (BPA) est utilisé depuis une cinquantaine d'années notamment dans la fabrication des films de plastique qui recouvrent l'intérieur de contenants alimentaires comme les canettes et les boîtes de conserve ou les composites dentaires.

Notre proposition de loi visait l'extension de l'interdiction du bisphénol A (BPA), qui touche en France les biberons, à tout conditionnement alimentaire (canettes, conserves, bouteilles, emballages...). L'interdiction du BPA dans les contenants alimentaires a déjà été adoptée au Danemark ainsi que dans certains États américains (Connecticut, Iowa) et au Costa Rica. Le Canada a par ailleurs été le premier pays à classer le BPA comme substance toxique."

Le BPA dans les aliments et boissons, jouets et articles de puériculture, tickets de caisse des supermarchés

L'examen de ce texte intervient quelques jours après la publication par l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) de deux rapports prônant la réduction des expositions au BPA des populations les plus vulnérables, comme les jeunes enfants.

Dans son rapport, l'Anses indique : "Le BPA se trouve dans près d'une soixantaine de secteurs d'activité : conditionnements d'aliments et boissons, jouets et articles de puériculture, tickets de caisse des supermarchés et matériel médical. Sa consommation est en augmentation régulière. Les effets sanitaires sont avérés chez l'animal et suspectés chez l'homme, et ce, même à de faibles niveaux d'exposition".

Trouver des alternatives

Le texte adopté à l'unanimité prévoit le retrait progressif de la substance chimique du marché à compter du 1er janvier 2014.

Pourtant, depuis des décennies, l'industrie française produit des quantités phénoménales de bisphénol A. Comme le révèle l'hebdomadaire Le Point du 12 octobre 2011, "la substance est utilisée notamment dans la fabrication des films plastique qui recouvrent l'intérieur de contenants alimentaires comme les canettes et les boîtes de conserve ou les composites dentaires."

Pourquoi avoir tant attendu ? Et pourquoi attendre le 1er janvier 2014 pour faire cesser l'utilisation d'un produit extrêmement dangereux pour la santé humaine ? Pour le député Gérard Bapt, "si le texte propose d'interdire à partir du 1er janvier 2014 la fabrication, l'importation, l'exportation et la mise sur le marché de tout conditionnement alimentaire comportant du BPA, c'est parce que ce délai a pour objet de permettre aux industriels de mettre au point des substituts et aux autorités sanitaires de vérifier leur innocuité.

La proposition de loi prévoit également l'obligation d'indiquer sur les contenants alimentaires la présence de BPA afin de mettre en garde "les populations à risque, les femmes enceintes et allaitantes et les enfants de moins de trois ans".

Un scandale de santé publique, le BPA étant utilisé dans les biberons des bébés

Dans ce qui ressemble à un scandale de santé publique, au même titre que l'amiante ou le cruiser dans l'agriculture, le ministre de la Santé Xavier Bertrand a annoncé "qu'une plaquette tirée à 800 000 exemplaires mettant en garde contre les risques du BPA allait être distribuée via notamment les maternités."

Le ministère de la Santé précise également que "Xavier Bertrand a fait adopter un amendement qui interdit à partir du 1er janvier 2013 l'utilisation du BPA dans tous les contenants alimentaires pour les enfants de moins de trois ans. Cet amendement modifie ainsi la loi du 30 juin 2010, qui suspend la commercialisation de biberons produits à base de BPA. L'Anses devra transmettre au plus tard le 31 octobre 2012 au Parlement un rapport détaillé."

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