Nicolas Sarkozy a peur de perdre l'immunité présidentielle

Ségolène Royal vient de frapper un grand coup en disant "Nicolas Sarkozy a peur parce qu'il va perdre son immunité présidentielle". Un syndrome Chirac ?

Ce dimanche 18 mars 2012, Ségolène Royal s'est interrogée, devant les caméras de télévision, dans l'émission C Politique, sur l'avenir de Nicolas Sarkozy, après l'élection présidentielle. Plus précisément sur son avenir juridique. L'ex-candidate PS à l'Elysée, Ségolène Royal, a notamment expliqué, ce 18 mars 2012 sur France 5 que " Nicolas Sarkozy avait "peur" de perdre l'élection présidentielle parce qu'il avait "absolument besoin d'être réélu pour être couvert par l'immunité présidentielle" pour échapper à la justice française.

pour mémoire,Ségolène Royal est une ancienne conseillère du président François Mitterrand , députée des Deux-Sèvres , ministre des gouvernements Pierre Bérégovoy et Lionel Jospin. Selon le site Wikipedia , elle est actuellement présidente du conseil régional de Poitou-Charentes et vice-présidente de l' Internationale socialiste . Elle est la première femme à avoir accédé au second tour d'une élection présidentielle française , qu'elle a perdu face à Nicolas Sarkozy , le 6 mai 2007 , avec 46,94 % des suffrages exprimés, précise encore l'encyclopédie Wikipedia. Après avoir été battue à l'élection du premier secrétaire du Parti socialiste en 2008 , elle fut éliminée au premier tour de la primaire socialiste de 2011 .

Selon l'ex-adversaire de Nicolas Sarkozy en 2007, "Nicolas Sarkozy a peur de perdre, de la sanction des Français", a insisté Ségolène Royal dans l'émission C Politique. Et l'ex compagne de François Hollande d'apporter quelques précisions en ces termes : "Il a peur parce qu'il va perdre son immunité présidentielle, et on connaît tous les problèmes de corruption qui ont émaillé ces cinq années".

Pour Ségolène Royal, "La perte d'immunité favoriserait la justice"

Cette perte pourrait, selon Ségolène Royal,"permettre à la justice de poursuivre un certain nombre d'investigations sur un certain nombre de problèmes". Le message adressé par Mme Royal aux électeurs est claire : "Il va falloir attendre que Nicolas Sarkozy ne soit plus président de la République pour que la justice puisse enquêter sur l'affaire de Karachi, sur ce que dit le fils de M. Kadhafi, qui aurait financé sa campagne électorale, sur l'affaire Woerth-Bettencourt, puisque de l'argent liquide aurait circulé".

Ségolène Royal a expliqué les motivations présidentielles de Nicolas Sarkozy pour cette élection présidentielle 2012 : "Il aura à s'expliquer. Donc il a absolument besoin d'être réélu pour être couvert par l'immunité présidentielle." Et d'ajouter : "Il est agité, agressif, lui et ses porte-parole. Les spécialistes du comportement, lorsqu'ils analysent ce comportement physique survolté, l'expliquent par la peur".

"Regardez ce qui est arrivé à Jacques Chirac. Les emplois fictifs, c'était beaucoup moins grave, il a fallu attendre qu'il ne soit plus président pour que la justice puisse faire son travail", a encore lancé Ségolène Royal devant les caméras de télévision et devant les journalistes.

Une jurisprudence Chirac, un syndrome post-présidentiel bien français ?

Dans le monde politique français, les candidats propres à l'image du général de Gaulle, capable de partir à la retraite sans rendre de compte, sont devenus extrêmement rares. A l'étranger, certains observateurs analysent avec amusement le "syndrome français" qui consisterait désormais à traduire en justice les présidents de la République. Comme à l'époque de la Convention où le bon roi Louis XVI avait eu la tête tranchée, après un procès en règle !

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