WikiLeaks : l'Equateur accorde l'asile politique à Julian Assange

WikiLeaks : l'Equateur accorde l'asile à Julian Assange, mais Londres demeure inflexible. Le fondateur de WilkLeaks a épuisé tous les recours juridiques.

Tous les grands médias français relaient, ce 16 août 2012, en fin d'après-midi, le fait que l'Equateur a décidé d' accorder l'asile politique à Julian Assange , «dont la liberté, la vie et la sécurité» doivent être garantis. Tous reprennent la déclaration des officiels équatoriens, qui ont annoncé par la voix de Ricardo Patiño , le ministre des Relations extérieures du pays. l'offre d'asile politique pour Julien Assange. Le ministre équatorien a estimé que Julian Assange, s'il était finalement extradé vers les Etats-Unis, n'y bénéficierait pas d'un procès équitable.

Julian Assange a estimé que la décision de Quito était une «victoire importante pour moi et mon entourage», selon des déclarations effectuées au personnel de l’ambassade. Mais «les choses vont probablement devenir plus stressantes maintenant», a-t-il ajouté, alors que la Grande-Bretagne est toujours décidée à l’extrader vers la Suède.

La Grande-Bretagne est-elle manipulée par les USA ?

Cette décision "ne change rien" pour le gouvernement britannique, qui rappelle son obligation d'extrader Julien Assange vers la Suède...".

Comme Suite 101 l'a révélé dans un précédent article, analysant les dessous de cette ténébreuse affaire, WikiLeaks sème la zizanie entre l'Equateur et la Grande-Bretagne. En effet, les forces de l'ordre britanniques encerclent l'ambassade de l'Equateur à Londres, et semblent prêtes à violer le statut diplomatique des bâtiments pour récupérer Julian Assange , qui risque une extradition vers les USA et les tribunaux militaires spéciaux , avec à la clé la peine de mort pour espionnage ! . Certains britanniques modérés ont l'impression de revivre, toute proportion gardée, la guerre des Maloines avec l'Argentine, et sont persuadés que Londres est manipulée par Washington et la CIA (lire aussi La CIA ferme définitivement ses "prisons secrètes" , Le Figaro , 10 avril 2009 ) !

L'Ambassade d'Equateur à Londres est toujours assiégée par la police britannique

Ambiance de guerre de à Londres, où un résident français, joint par téléphone et qui souhaite conserver l'anonymat, confirme que "des policiers britanniques encerclent l'ambassade de l'Equateur à Londres, où s'est réfugié Julian Assange pour éviter son extradition...".

Malgré les efforts de l'Equateur, Julien Assange, fondateur de WikiLeaks est toujours menacé par les flics britanniques.

Le fondateur de WikiLeaks, âgé de 41 ans, a épuisé tous les recours juridiques au Royaume-Uni contre le mandat d'extradition lancé par la Suède, où, bien que présumé innocent, il est soupçonné de viol et d'agression sexuelle. Il est réfugié depuis le 19 juin 2012, à l'ambassade d'Equateur à Londres, où il avait déposé une demande d'asile politique pour éviter son extradition.

Selon M. Patiño, joint par téléphone, " l'Equateur a considéré que si Julien Assange "était placé en détention préventive en Suède, il se produirait une chaîne d'événements qui ne pourraient éviter son extradition ultérieure dans un pays tiers comme les Etats-Unis. S'il est extradé vers la Suède, le fondateur de WikiLeaks dit redouter d'être transféré dans un second temps aux Etats-Unis pour y répondre d'espionnage après la divulgation par son site de 250.000 télégrammes diplomatiques américains.

"Aux Etats-Unis, M. Assange pourrait être jugé par des tribunaux spéciaux ou militaires et il n'est pas improbable qu'un traitement cruel et dégradant lui soit réservé et qu'il soit condamné à la peine capitale", a encore ajouté le ministre. M. Patiño.

Peu après l'annonce de son ministre, le président équatorien Rafael Correa s'est exclamé sur son compte Twitter: "Personne ne va nous faire peur", comme un défi lancé aux autorités britanniques par un homme libre !

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