L'attiéké : une spécialité appréciée au-de la Côte d'ivoire

L'attiéké n'est plus un mets à présenter en Côte d'ivoire. Digeste, agréable au palais, l'attiéké se prête aisément à différents types d'accompagnement.
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L’attiéké, connu également sous l’appellation ‘’couscous de manioc’’ ou ’’garba’’, même s’il a conquis les cœurs en Côte d’Ivoire, a encore de beaux jours devant lui. En effet, très apprécié pour son goût irrésistible et ses atouts diététiques, ce plat typiquement ivoirien est de plus en plus demandé au-delà des frontières. Découvrons ensemble ces particularités.

Un met à la portée de toutes les bourses

Produit à base de manioc, l’attiéké ou semoule de manioc est un plat que l’on retrouve à tous les grands rendez-vous festifs et au menu dans tous les grands restaurants, maquis et autres lieux de restauration en Côte d’Ivoire. Ce n’est pas étonnant que ce mets face autant l’unanimité parmi les consommateurs. En effet, le couscous de manioc n’est pas une denrée rare. Le manioc est une plante cultivée en grande quantité dans le pays. Ce qui garantit l’approvisionnement des marchés et un prix relativement abordable. En terre d’Éburnie vous n’aurez aucun mal à trouver à partir de 100 francs CFA seulement (soit environ 0,15 euros) de l’attiéké frais en sachet, prêt à être consommé.

Plusieurs variantes existent, demandez la qualité

S’il est facile de se procurer l’attiéké, connaître les différentes variétés vous évitera de faire un mauvais choix. Le couscous de manioc est fabriqué par les femmes en général. Selon les zones de production sa qualité et son goût varient. Les femmes de Dabou, Bingerville ou Jacqueville sont réputées pour la qualité de leur attiéké. C’est que tout le monde n’est pas expert dans la fabrication du produit: c'est une spécialité culinaire des peuples lagunaires de Côte d’Ivoire.

En effet, certains peuples excellent dans la préparation dudit met. Ainsi, les femmes adjoukrou, ébrié, avikam et les alladjan passent pour être des spécialistes dans la préparation du couscous de manioc tant prisé par les populations vivant sur le sol ivoirien. Le fameux ‘’abodjaman’’ est l’une des qualités d’attiéké produits par les femmes ébrié de Dabou. Son goût exquis diffère de tous les autres. L’attiéké ‘’abodjaman’’ se reconnaît facilement à cause de ses grains plus gros et moins homogènes.

Tenir compte de la zone de provenance est une règle d’or pour qui veut consommer du très bon attiéké.

Comment fabrique-t-on l’attiéké?

Il faut beaucoup d’ingéniosité et de savoir-faire pour produire du bon couscous de manioc. Tout commence par les racines de manioc qu’il faut éplucher de longues heures. Le manioc est acheté ou déterré de préférence la veille. Une fois le manioc épluché, l’étape qui suit consiste à découper les racines en petits morceaux. Ces morceaux devront séjourner deux jours immergés dans l’eau avant d’être lavés et broyés à la machine. La pâte de manioc contient un liquide blanc et lourd semblable à du lait : l’amidon. Cette pâte de manioc sera donc essorée, mélangée à une petite quantité de manioc fermentée puis conservée un à deux jours. Au cours de ces 48 heures de fermentation, la forte teneur du manioc en acide cyanhydrique est presque totalement éliminée. Enfin, la semoule de manioc sea exposée un à deux jours au soleil. Une fois bien sèche, la semoule sera vannée puis cuite à la vapeur. C'est à la fin de ce long processus que s'obtient l'attiéké .

Des raisons de consommer l’attiéké sans modération

L’attiéké est une denrée alimentaire essentiellement riche en énergie. Du fait de sa forte teneur en glucides (95%), l’attiéké est un aliment riche en sucres complexes et fibres alimentaires. Ces fibres absorbent le cholestérol faisant du couscous de manioc un aliment diététique par excellence. Il n’ y a donc aucun risque de constipation en consommant du couscous de manioc et la spécificité des sucres contenus dans l’attiéké invite les diabétiques à en savourer sans crainte.

Autre avantage à consommer l’attiéké, c’est qu’il contient un taux de vitamine B1 faible. Par ailleurs, la faible teneur en protéines et en lipides, fait du couscous de manioc un aliment conseillé pour garder la ligne ou perdre du poids. Aliment hautement énergétique, les sportifs sont encouragés à en consommer sans modération!

L’attiéké se prête à différents types d’accompagnements

C’est bien là encore une particularité de l’attiéké. Il peut facilement s’accompagner de poissons braisés, frits ou fumés avec une marinade ou encore se consommer avec du lait, de la viande (poulet, porc etc.). Enfin, l’attiéké peut aisément être dégusté avec de l’alloko au poisson accompagné d’œufs cuits ou des omelettes. Mais à ne surtout pas oublier, l’attiéké est fortement apprécié accompagné par une sauce claire bien épicée ou le kédjenou . Un vrai régal!

Grâce à la diversité des choix d’accompagnement, les amateurs d’attiéké et autres admirateurs de cette spécialité culinaire ivoirienne, peuvent combiner ou varier à souhait les compléments nutritifs pour le plaisir des papilles!

Bon à savoir

L’attiéké se mange surtout à la main. Très demandé à l’étranger, que ce soit par les Européens ou par les Africains de la diaspora, le couscous de manioc est aujourd’hui fabriqué et disponible dans les supermarchés européens en format déshydraté. Seulement, le prix y est dix fois plus élevé qu’en Côte d’Ivoire compte tenu de sa présentation selon les standards internationaux. Des astuces très simples pour la consommation de ce type d’attiéké vous sont données sur ce site .

Source :

www.attieke.com

www.attiekedor.com

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