Yoshi's Island, le chef d'œuvre de Shigeru Miyamoto

Sorti sur Super Nintendo en 1995, ce jeu de plateforme 2D aux graphismes pastels merveilleux fait partie des incontournables du Retrogaming.
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Peut-être le meilleur jeu du Maître Miyamoto (game designer de génie de Nintendo et créateur de Mario) avec Ocarina of Time (Nintendo 64,1998), Super Mario World 2, Yoshi’s Island , par ses qualités incroyables, permit à la Super Nintendo de contrer un temps l’hégémonie inéluctable de la nouvelle console Playstation commercialisée en 1995.

La rencontre entre Yoshi et bébé Mario, une histoire enfantine

L’histoire raconte comment bébé Mario va être aidé par les Yoshi pour retrouver son frère, bébé Luigi, kidnappé par le sorcier Kamek protecteur de bébé Bowser.

Ce qui frappe au premier abord, ce sont les graphismes pastels tout droit tirés d’un album pour enfants. Les décors sont colorés, les arrières plans crayonnés et au final l’ambiance enfantine est une réussite magistrale. Mais ce n’est pas tout! Les effets 3D sont légion, tout comme les effets de distorsions et de rotations des sprites. Le jeu est juste somptueux et toujours d’actualité aujourd’hui.

Du coté des musiques, on touche à l’une des bandes originales les plus réussies dans le monde du jeu vidéo. Le travail de Koji Kondo retranscrit en effet parfaitement la bonhomie et l’esprit jovial du titre.

Enfantin… mais riche et difficile!

Mais pourtant, Yoshi’s Island est paradoxalement loin d’être un jeu pour les enfants. La difficulté progressive du titre et la profondeur du gameplay en font un jeu au challenge prenant et à la durée de vie conséquente.

Six mondes à traverser, composés de 8 niveaux chacun plus 1 caché. On est loin des 96 sorties différentes de Super Mario World premier du nom mais ici, les niveaux sont longs, plus intenses, et dotés d’une identité forte basée sur des mécaniques de jeu sans cesse renouvelées. On pense en particulier aux transformations de Yoshi en hélicoptère, en voiture, en train, en taupe ou en sous marin… sans oublier les passages cultes à ski ou à dos d’albatross.

Car c’est ce point précis qui rend Yoshi’s Island aussi inoubliable: la richesse des niveaux. Outre les multiples secrets à découvrir pour finir chacun d’entre eux à 100%, c’est bien l’originalité continuellement renouvelée dans leur découverte qui pousse le joueur à s’émerveiller sans arrêt. Au final, on s’attache facilement aux lieux et aux ennemis qui les peuplent, toujours nouveaux et plus amusants à rencontrer. Ces adversaires sont nombreux et proviennent de tous les épisodes de Mario passés, dans une version plus jeune; Goombas, Koopas, Shyguy et autres plantes carnivores sont donc de la partie. Les fans de Mario sont aux anges.

Des Boss parmi les plus ingénieux jamais créés

Les boss sont, dans ce contexte, des exemples d'effets visuels magnifiques et d'ingéniosité. Ainsi, d’un banal - et ironiquement toujours faible - ennemi du niveau traversé, Kamek le transforme en un gigantesque et redoutable adversaire. Et là, les scènes cultes sont innombrables: du gros Belixo bondissant, au combat sur une planète contre le Mainate Géant, façon Super Mario Galaxy, le plaisir de jeu est à son comble.

Yoshi’s Island est un jeu rare dont on reparle toujours plus de 15 ans après sa sortie. Source d’excellence, splendide, merveilleux et plaisant à rejouer, il ne possède tout simplement aucun défaut si ce n’est de sonner le chant du signe d’une des plus fantastiques consoles de tous les temps: la Super Nintendo.

Lien vers plusieurs vidéos des scènes cultes de Yoshi’s Island: http://www.neospaly.com/Vid-os-de-Yoshi-s-Island.html

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