Eco-conduite: un pilotage adapté aux économies de carburant

Réduire sa consommation de carburant de 15 à 25% ? C'est possible grâce à une "conduite économique". Zoom sur les quelques principes de base d'écoconduite.

Le passage à la pompe représente une part importante du budget d’un conducteur. Pourtant, on peut réduire sensiblement ses dépenses de carburant en adoptant quelques techniques simples de pilotage. Qui participent de surcroît à la protection de l’environnement.

1°) Une utilisation optimale de la boîte de vitesse

  • Monter les rapports rapidement: 2000 tr/mn pour un véhicule diesel, 2500 tr/mn pour un véhicule essence.
  • Conduire à des rapports élevés, même à faible vitesse. Cela évite de pousser le régime moteur et entraîne une baisse de la consommation.
  • En cas de ralentissement ou d’arrêt, lever le pied de la pédale d’accélérateur au lieu de rétrograder, afin de conserver le rapport de vitesse le plus élevé. Pour éviter les frottements mécaniques et réduire ainsi l’énergie du moteur.

2°) Surveiller sa vitesse

  • Respecter au maximum les limitations de vitesse. Plus la vitesse est élevée, plus la consommation est importante.
  • Conserver une vitesse régulière avec le plus haut rapport possible.
  • Adopter une conduite souple en évitant à tout prix les à-coups. Les freinages et accélération successives sont très gourmands en carburant.
  • Contrairement à une idée reçue, ne pas conduire au point mort pour consommer moins. Il faut mieux lâcher l’accélérateur en conservant une vitesse enclenchée: l’injection étant coupée, la consommation est nulle.
  • En cas d’arrêt prolongé (supérieur à 15 sec.), couper le moteur s’avérera plus économe que de le maintenir au ralenti.

3°) Anticiper et conduire «sans stress»

  • Afin de maintenir la vitesse la plus constante possible et éviter les freinages et accélérations intempestifs, anticiper le trafic à l’approche des feux de signalisation, des cyclistes ou des véhicules lents.
  • Respecter les distances de sécurité sur autoroute pour les mêmes raisons.
  • Pratiquer cette anticipation particulièrement avec l’utilisation d’un régulateur, pour conserver tous les bénéfices de ce dernier.
  • Réduire sa vitesse quand on est seul sur la route et qu’on a du temps. A titre d’exemple, un parcours de 20 km à 80km/h au lieu de 90 km/h permet de réaliser une économie de carburant de 2 à 5%.

4°) L’entretien du véhicule et les options

  • L’économie va également être fonction du bon entretien du véhicule. Cela commence par la pression des pneus, qui doit être optimale. Des pneus sous-gonflés peuvent en effet entraîner une surconsommation de carburant de… 8%. Cela s’explique par le fait qu’une bonne pression offre une surface de roulement plus réduite: la résistance au roulement est alors plus faible et le véhicule consomme donc moins. Le parallélisme joue aussi un rôle important.
  • Le filtre à air doit être régulièrement changé. S’il est sale, il réduit la quantité d’air arrivant à la chambre de combustion. Le moteur a alors besoin de plus d’énergie, et donc de carburant, pour atteindre sa puissance.
  • La vidange doit être faite régulièrement. Si ce n’est pas le cas, le moteur sera moins lubrifié, offrira plus de résistances internes, et aura donc besoin de plus de carburant pour atteindre sa puissance.
  • Concernant les options du véhicule, il est à noter que la climatisation est très gourmande en énergie: il faut donc l’utiliser avec parcimonie. Un véhicule climatisé consomme en moyenne 5% de carburant de plus qu’un véhicule non climatisé.
  • Toutes les autres options électriques, comme le dégivrage arrière, sont également très gourmandes en énergie.

Source: www.ecoconduite.org

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