Citizen Kane d'Orson Welles restauré en DVD

Voici le film que tout véritable amateur de cinéma se doit d'avoir dans sa dvdthèque

Avec cette nouvelle version remasterisée, on redécouvre un des chefs-d’œuvre du septième art, élu « Meilleur film de tous les temps ». Orson Welles (1915-1985) avait 24 ans quand il l’entreprit. C’est très précisément le 21 juillet 1939 qu’il signa un contrat avec la RKO. Orson Welles avait été repéré après le succès phénoménal de son adaptation radiophonique du roman d’H.G. Wells, La Guerre des Mondes , diffusé le 30 octobre 1938 sur les ondes de la CBS, dans le cadre de son émission Mercury Theatre on the air .

Dans ce contrat avec la RKO, il était stipulé qu’Orson Welles s’engageait à à produire, mettre en scène, écrire le scénario de deux longs métrages et y tenir le rôle principal, dans les deux années à venir. O. Welles songeant surtout à remettre en selle le Mercury Theatre afin d’assurer son retour sur les scènes de Broadway, accepta sans trop hésiter. Il pensait tourner Citizen Kane en 6 mois...

Tout aussi inédit à l’époque, Orson Welles, en tant que producteur, put contrôler absolument tout le processus de fabrication du film, en toute autonomie. Le tournage débuta le 30 juillet pour s’achever le 23 octobre 1940. O. Welles a écrit le scénario avec Herman J. Mankiewicz (frère du cinéaste Joseph L. Manckiewicz ) en prenant pour sujet la vie, à peine revue et corrigée, du magnat de la presse d’alors : William Randolph Hearst. Après bien de rebondissements et une campagne de dénigrement systématique menée dans les journaux du groupe Hearst, le film évoquant la vie et la carrière de Charles Foster Kane sortit en salle le 1er mai 1941. La critique salua le caractère révolutionnaire du film. Les professionnels de l’époque furent subjugués par la technique, la structure du récit, le montage, les décors, les maquillages, les mouvements de caméra et l'impact des sublimes images du Directeur de la photographie, Gregg Toland, qui joua de tous les artifices de la profondeur de champ. Le film ne connut pas le succès public espéré. Il perdit, dit-on, 160 000$. Mais un véritable génie du cinéma était né et le temps jouant en sa faveur ce film devint un des plus rentables de la RKO.

Le film commence quand Charles Foster Kane, magnat milliardaire de la presse, vient de décéder, dans son luxueux domaine de Xanadu. Il n’a pronocé qu’un seul mot : « Rosebud ». Thompson, un reporter, va tenter de reconstituer le destin étrange de cet homme d’affaire, en rencontrant toutes les personnes qui ont cotoyé Kane.

Un chef d’œuvre, qui fête son 70° anniversaire, à voir et à revoir absolument dans cette exceptionnelle version restaurée.

Film ♥♥♥♥♥

Bonus ♥♥

Réalisateur : Orson Welles – Scénario et Dialogues : Orson Welles et Herman J. Mankiewicz – Photographie : Gregg Toland – Musique : Bernard Hermann

Film + Bonus : Présentation de Serge Bromberg – Éditions Montparnasse – Collection RKO

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