L'Ange du Mal en DVD et Blu-Ray

En revenant sur le parcours de Renato Vallanzasca, Michele Placido nous dresse le portrait de celui qui défraya la chronique dans les années 70

Renato fut le gangster le plus détesté mais aussi le plus aimé d’Italie. Ne supportant pas la domination de qui que ce soit, à l’âge de 9 ans, il débuta sa carrière en libérant, avec des complices de son âge, un tigre des cages d’un cirque ambulant.

Passé par la case "Maison de correction", autant dire qu’arrivé, à l’âge adulte, Renato, persuadé qu’il est « né pour être voleur », n’a cessé d’œuvrer dans ce sens. Il commencera par les braquages de banques. S’il est, au début, contre l’emploi des armes qui, selon lui, ne doivent servir qu’à impressionner, bien vite lui et sa bande en usent et en abusent. Oeuvrant hors des sentiers battus, sans aucun lien avec la maffia ou la camorra, Renato et sa bande opérèrent en free-lance.

Puis des braquages, il passera aux kidnappings. Cela fera de lui "le plus grand bandit d’Italie" selon les journalistes. Mais au-delà de se confronter avec le tenancier de plusieurs maisons de jeux clandestines milanaises, il devra faire avec certains membres de sa bande qui, l’argent aidant, ont sombré dans la drogue.

Des milliers de lettres

Renato ne manque pas de panache. Il est bel homme, ne manque pas de charme. Il a un sens de l’humour plus que développé. Tous ces éléments feront de lui un mythe de son vivant. De nouveau incarcéré, il recevra des milliers de lettres d’amour de femmes en manque d’émotion. Mais comme il l’avoue lui-même?: « Je ne suis pas méchant. J’ai juste un côté obscur un peu prononcé. Je me sens comme un ange fasciné par l’obscurité. »

C’est Kim Rossi Stuart qui incarne brillamment Renato Vallanzasca. Il avait déjà joué sous la direction de Michele Placido, dans Romanzo Criminale , sorti en 2006. Cette même année, son propre film Libero reçut le Prix Art et Essai à La Quinzaine des Réalisateurs, lors du Festival de Cannes. Au-delà d’être l’acteur du rôle principal, il a collaboré avec M. Placido, au niveau du scénario et des dialogues.

Ce dernier n’a pourtant pas voulu rendre ce personnage trop sympathique. Pour la petite histoire, avant d’être comédien et réalisateur, M. Placido a été policier... A trop vouloir se mettre à distance, ce film du coup manque d’envergure. Il n’a pas, par exemple, le souffle romanesque du diptyque que Jean-François Richet a consacré à Jacques Mesrine, qu’incarnait magnifiquement Vincent Cassel.

Cela reste néanmoins un bon et honnête spectacle.

Film + Bonus – Making-of – Scènes coupées - Interview de Kim Rossi Stuart – Blu-Ray – Wild Side Video

Film ♥♥♥

Bonus ♥♥♥

Sur le même sujet