Mike de Lars Blumers en DVD

Ce premier long-métrage d'un cinéaste d'origine allemande, venu de la publicité ne manque pas de tempérament
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Bâti à partir d’une histoire vraie, il nous conte l’histoire de Mike qui, en fait s’appelle Fabrice. Depuis qu’enfant il a vu la collection d’automobile des frères Schlumpf, il voue une véritable passion pour les voitures. Le problème est qu’il les vole, roule avec, avant de les garer là où il les a trouvées.

L’action se situe à Kembs, en Alsace, à la frontière de l’Allemagne et de la Suisse. Autant dire que Mike et ses amis Fred et JC s’y ennuient ferme car il n’y a pas grand-chose à faire dans cette petite ville. Certes ils jouent dans l’équipe de football de division d’honneur, font des virées en moto, échafaudent des plans foireux de business, avec Richard, après avoir acheté un solarium d’occasion pour 10 euros, via internet, à un policier de la ville mais est-ce suffisant ?

C’est au volant d’une Porsche qu’il a volée en Suisse qu’il va séduire Sandy. Il l’avait déjà croisée au stade où elle joue dans l’équipe féminine. Avec elle, une véritable histoire d’amour va débuter et ils vont finir par avoir un enfant. Mike essaie tant bien que mal de gagner sa vie mais ce n’est pas si évident que cela même s’il trouve un job auprès d’un plombier suisse.

Sur un schéma qui aurait pu donné un mélo sur fond social, Lars Blumers a préféré faire un film simple, direct, qui ne manque pas d’humour à travers une galerie de personnages assez typés comme Heinz, le policier, qu’incarne Éric Elmosnino, Richard, joué par Dominique Thomas, ou encore J.C., qu’interprète Monir Ait Hamou et Fred, avec Olivier Barthélémy. Ce film doit néanmoins beaucoup à Marc-André Grondin, qui donne vraiment corps au personnage de Mike, un type pas très bavard, qui, sous des airs gentils, ne fait jamais ce qu’on lui dit de faire et qui ne fait que ce qu’il a envie de faire. Sans oublier Christa Théret qui incarne Sandy, qui sous un visage d’ange, cache une énergie punk, c’est ce que dit d’elle Lars Blumers.

Un film fort sympathique, qui marque sa différence dans l’univers du cinéma français en ayant une approche originale du sujet. Il est vrai que Lars Blumers a étudié le cinéma à l’université de Columbia, à New York, avec pour directeur d’études, le cinéaste, d’origine tchèque, Milos Forman, dont les qualités des premiers films étaient l’observation et l’humour.

Á ne pas rater : la lecture des Bonus, un making-of qui ne manque véritablement pas d’humour et dont le commentaire a été écrit par Lars Blumers. Un cinéaste dont nous attendons le second film.

Film + Bonus – Making-of - Diaphana

Film ♥♥♥

Bonus ♥♥♥

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