Mon Homme Godfrey, Illusions Perdues et Captives à Bornéo

Après La Vengeance aux 2 Visages et Le Banni voici les trois dernières «Perles oubliées» de la prochaine livraison de la collection DVD Vintage Classics

Mon Homme Godfrey

de Gregory La Cava

Si vous êtes amateur de ces comédies américaines, des années 30, dans lesquelles les répliques fusent sans discontinuer pour notre plus grand bonheur, ces fameuses Screwball Comedies , ce film est pour vous.

« Regardez-moi cette écervelée avec sa chèvre !

- Ça fait vingt ans que je la regarde. C’est ma femme...

- Je suis désolé.

- Pas autant que moi... »

Le prétexte de ce film, de 1936, est une « course aux objets ». Un jeu totalement snob et totalement indécent, pour ne pas dire décadent, qui est proposé ici à quelques nantis de New York qui, c’est bien connu, s’ennuient le soir. Le but est de ramener aussi bien des objets, que des animaux ou des êtres humains « abandonnés ». Irene (Carole Lombard) remportera la partie en amenant Godfrey (William Powell), un clochard découvert sur un terrain vague. Elle le trouvera si « charmant » qu'elle le fera engager par sa mère en tant que maître d’hôtel ; le dernier s’étant fait renvoyé récemment. Mais Godfrey est-il vraiment celui qu’il dit être ? A vous de le découvrir dans cette charmante comédie que l’American Film Institute a classé parmi les comédies les plus drôles de tous les temps. Pour la petite histoire, Carole Lombard avait pour habitude de pimenter ses dialogues de quelques « fuck » de temps à autres, au plus grand plaisir des techniciens présents sur le tournage. A vous de trouver combien elle en prononce, sachant que le montage son les a bien entendu supprimés.

No bonus

Illusions Perdues

de Ernst Lubitsch

Ce film de 1941 s’inscrit, dans la filmographie de ce génie de la comédie qu’était, ce cinéaste d’origine allemande, Ernst Lubitsch, entre les fameux The Shop around the Corner et To Be or not To Be . Il venait de quitter La Metro Goldwyn Mayer pour travailler à la Fox, quand il s’associa avec le producteur de Tarzan et autres films de série B. Il s’est inspiré d’une pièce de boulevard française, datant de 1880, signée Victorien Sardou et Émile de Najac. Jill et Larry Baker formaient le couple idéal jusqu’au jour où Jill alla consulter un psy pour la guérir d’un hoquet récurrent en certaines circonstances. Elle rencontra dans sa salle d’attente un pianiste aussi exubérant que hiératique parfois. Elle en tombera amoureuse et demandera le divorce. Si l’ensemble est enjoué, les dialogues percutants, sans temps mort, ce film reste mineur dans l’œuvre magistrale d’E. Lubitsch quand bien même Merle Oberon, Melvyn Douglas et Burgess Meredith s’en donnent à cœur joie.

No bonus

Captives à Bornéo

de Jean Negulesco

Les amateurs de mélodrame exotique en auront certainement pour leur argent. Ce film de 1950, inspiré de faits réels, manque à mes yeux de souffle. Dans un genre approchant, je lui préfère L’Empire du Soleil de Steven Spielberg, tiré du roman du regretté J. G. Ballard.

No bonus

Collection Vintage Classics – Wild Side

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