Welcome to the Rileys de Jake Scott en DVD

« Dans la famille Scott, je veux le fils. Non, le neveu !... » Eh oui, Jake Scott est le fils de Ridley et le neveu de Tony. Le talent est au rendez-vous.

Ridley Scott , le réalisateur talentueux entre autres de Blade Runner , Thelma et Louise , American Gangster ou encore Robin des Bois , etc. est donc le père de Jake qui est le neveu de Tony qui mit en scène, quant à lui, Top Gun , True Romance , Spy Game, etc. Si son père et son oncle ont produit ce film, il ne ressemble en rien à leurs productions respectives.

Welcome to the Rileys est un film qui, bien que tourné aux Etats-Unis, est d’inspiration européenne. Il nous parle avec justesse et profondeur du besoin de paternité, de maternité. Mais aussi de cette culpabilité qui se réfugie dans les moindres recoins de la vie d’un couple brisé par le décès de leur fille.

Emily, la fille de Doug et Lois Riley, qui habitent à Indianapolis, est morte dans un accident de voiture il y a huit ans. Depuis la vie du couple a été quelque peu transformée. Lois reste cloîtrée chez elle, où la chambre d’Emily est respectée comme un sanctuaire. Totalement dépressive, elle a déjà fait installé une pierre tombale où elle figure ainsi que son mari, près de la tombe de leur fille au grand dam de Doug. Quant à lui, il est toujours grossiste en fournitures de plomberie. Il a une maîtresse, Vivian, et depuis quatre ans, tous les jeudis soirs, il va jouer au poker avec plus ou moins de réussite. Il fait semblant mais au fond de lui-même tout est chagrin. Lui qui sait se montrer affable en société aime à se réfugier dans la solitude. Il sait pourquoi Lois se culpabilise.

A l’occasion d’un Salon professionnel à la Nouvelle-Orléans, où il se rend, Doug va rencontrer Mallory. Elle est strip-teaseuse, dans un club miteux, et arrondit ses fins de mois en se prostituant. Mallory, qui s’appelle en réalité Allison, triche sur son âge. En fait : elle a 16 ans. Sans en parler à Lois, Doug va prendre Mallory sous son aile. Il devine et voit en elle ce que sa fille aurait pu devenir et tente tout aussi maladroitement que peut l’être un homme, en de telles circonstances, de la ramener à une "vraie vie". S’inquiétant des propos de Doug qui lui a dit, au téléphone, rester un temps à la Nouvelle-Orléans, Lois prendra sur elle d’aller le rejoindre, en voiture, elle qui n’est pas sortie de chez elle depuis tant d’années...

Du clip au cinéma, il n' y a qu'un pas !

Restant toujours à distance, Jake Scott démontre, même s’il vient du monde du clip, qu’en s’attachant à ce vrais personnages, on peut réaliser un vrai film sans esbroufe. Il a surtout eu l’intelligence de bâtir son film sur un très intelligent casting avec tout d’abord James Gandolfini (il était Tony Soprano dans la série Les Soprano ) qui incarne avec beaucoup de tact et d’émotion Doug Riley. Jake Scott dit que sans lui : jamais le film ne serait fait. Dans le rôle de Mallory, nous trouvons la jeune et farouche Kristen Stewart. On l’a déjà vu ici et là, dans des productions pour adolescents, espérons seulement que ses choix futurs ne viennent entraver son talent. En dernier lieu, il y a Melissa Leo, dans le rôle de Lois, elle confirme encore ici qu’elle est une immense comédienne.

Film + Bonus : Conférence de presse au Festival de Deauville 2010 – Bac Video

Film ***

Bonus *

Sur le même sujet