10 novembre : un jour, un événement, une naissance, un décès

Offensive de Marie de Médicis contre Richelieu, naissance d'Ennio Morricone et disparition du cinéaste Abel Gance ont eu lieu un 10 novembre...
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Lié au signe du Scorpion dans le zodiaque, le 10 novembre est le 314e jour de l’année du calendrier grégorien (ou le 315e en cas d’année bissextile). A cette date, quiconque connaît une personne prénommée Léon et Léone, Léonie, Léontine, Léo, Lionel, Démétrien Eurydice, Juste, Melissa, Mélina, Noah, Noé, Tryphène ou autres prénoms liés à leurs nombreux dérivés est prié de chèrement l’honorer. "A la Saint Léon, mets tes artichauts en monts", prétend un dicton d’autrefois. La Journée internationale de la science au service de la paix et du développement, La Martindiena (Saint Martin) en Lettonie, le Jour des Héros en Indonésie, le Jour des toilettes au Japon et la Fête nationale du premier appel pour l’indépendance au Panama sont également célébrés ce jour-là.

Marie de Médicis exige le renvoi du cardinal de Richelieu un 10 novembre

Le 10 novembre 1630, Marie de Médicis exige du roi Louis XIII, son fils, le renvoi du cardinal de Richelieu et son remplacement par Michel de Marillac tout acquis à sa cause et à celle des catholiques. A la tête du parti dévot, la reine mère s’insurge contre le ministre qui cherche alliance auprès des protestants afin de lutter contre les Habsbourg grandement dévoués au Pape depuis toujours. Excédé, le roi semble cependant se ranger du côté des dévots qui imaginent alors la partie gagnée.

Mais dès le lendemain, Louis XIII ordonne l’arrestation de Michel de Marillac et du maréchal Louis de Marillac, son frère. Pour sa part, le cardinal de Richelieu est maintenu en place. Quant à Marie de Médicis, elle est, à sa grande stupeur, contrainte à l’exil. Ce renversement politique et diplomatique a par la suite pris le nom de "Journée des dupes".

Ennio Morricone voit le jour un 10 novembre

Né le 10 novembre 1928, à Rome (capitale italienne), Ennio Morricone est un compositeur italien. Grandement réputé pour ses bandes originales de films, il a notamment collaboré avec les réalisateurs :

  • Sergio Leone : Pour une poignée de dollars (1964), Et pour quelques dollars de plus (1965), le bon, la brute et le truand (1966), Il était une fois dans l’Ouest (1968), Il était une fois la révolution (1971), Mon nom est personne coréalisé par Tonino Valerii (1973), Un génie, deux associés, une cloche coréalisé par Damiano Damiani (1975) et Il était une fois en Amérique (1984)
  • Giuliano Montaldo : Sacco et Vanzetti (1971), Giordano Bruno (1973), Les lunettes d’or (1987)…
  • Pier Paolo Pasolini : Théorème (1968), Le Décaméron (1971), Les contes de Canterbury (1972), Les mille et une nuits (1974)…
  • Henri Verneuil : La bataille de San Sebastian (1967), Le clan des Siciliens (1969), Peur sur la ville (1974), I comme Icare (1979)…
  • Bernardo Bertolucci : 1900 (1976), La luna (1979), La tragédie d’un homme ridicule (1981)…
  • Elio Petri : Un coin tranquille à la campagne (1968), Enquête sur un citoyen au-dessus de tout soupçon (1970), La classe ouvrière va au paradis (1971), Todo mondo (1976), Les mains sales (1978)…
  • Roland Joffé : Mission (1986), Les maître de l’ombre (1989) et La cité de la joie (1992)
  • Giuseppe Tornatore : Cinéma Paradisio (1989), Ils vont bien ! (1990), Une pure formalité (1994), La légende du pianiste sur l’océan (1998), Malena (2000), L’inconnue (2006)…
  • Mais aussi : L’attentat (1972) et Espion Lève-toi (1981) d’Yves Boisset, Le Secret de Robert Enrico (1974), La femme du dimanche de Luigi Comencini (1975), René la cannes (1976) et La banquière (1980) de Francis Girod, Le désert des Tartares de Valerio Zurlini (1976), L’exorciste 2 : l’hérétique de John Boorman (1977), La cage aux folles d’Edouard Molinaro (1978), Le professionnel de Georges Lautner (1981), The Thing de John Carpenter (1982), Les incorruptibles (1987), Outrages (1989) et Mission to Mars (2000) de Brian de Palma), Frantic de Roman Polanski (1987), Attache-moi ! de Pedro Almodovar (1989), Hamlet de Franco Zeffirelli (1990), Bugsy (1991) et Harcèlement (1994) de Barry Levinson, Wolf de Mike Nichols (1994), Le syndrome de Stendhal (1995) et Le fantôme de l’opéra (1999) de Dario Argento, U-Turn d’Oliver Stone (1997)…

Abel Gance, réalisateur de "Napoléon" et de "J’accuse" disparaît un 10 novembre

Né le 25 octobre 1889, à Paris (France) et mort le 10 novembre 1981, dans la même ville, Abel Gance est un réalisateur français. Egalement scénariste et producteur de cinéma, il est l’un des plus importants pionniers du 7e Art. A l’origine de nombreuses trouvailles techniques, on lui doit notamment les célèbres :

  • J’accuse (1919), film dans lequel il dénonce les horreurs de la guerre
  • La Roue (1923)
  • Napoléon (1927)
  • Le roman d’un jeune homme pauvre (1935)
  • Lucrèce Borgia (1935)
  • Napoléon (1935), ce film est une version sonorisée du Napoléon de 1927
  • Un grand amour de Beethoven (1937)
  • J’accuse (1938), ce film est une version sonorisé du J’accuse de 1919
  • Le voleur de femmes (1938)
  • Paradis perdu (1940)
  • Le capitaine Fracasse (1943)
  • La tour de Nesle (1955)
  • Austerlitz (1960)
  • Cyrano et d’Artagnan (1964)
  • Bonaparte et la Révolution (1971), ce film reprend des séquences datant de 1927 auxquelles sont additionnées des ajouts tournés bien plus tard

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