Charles Trenet : le temps de la France insouciante

Le 19 février 2001, le "Fou Chantant" quitte la scène du monde et rejoint les chemins paisibles de son "Jardin extraordinaire"...
8

Rythmé par le jazz, les chansons de Charles Trenet associent, tout comme dans sa vie, la poésie avec la folie, l’insouciance et le bonheur de vivre. Né le 18 mai 1913 à Narbonne, le "Fou Chantant" a quitté la grande scène du monde le 19 février 2001, peu avant son 88e printemps. Il laisse derrière lui plus de 1000 chansons dont nombre demeurent encore dans le cœur et dans la tête de bien des francophones.

"Je chante" : l’unique raison de vivre de Charles Trenet

Lorsqu’en 1937, Charles Trenet entonne à tue-tête la chanson Je chante , il énonce clairement la passion à laquelle il a décidé de consacrer sa vie. Reprenant le thème de La Cigale et la Fourmi de Jean de La Fontaine, il assure, au fil des couplets de sa chanson, qu’il ne peut en être autrement même s’il doit en mourir.

"Y’a d’la joie" : la quête de la vie de Charles Trenet

Quitte à chanter, autant chanter le bonheur et l’amour. En 1937, en interprétant sa chanson Y’a d’la joie , Charles Trenet nous rappelle que les petits bonheurs de chaque jour construisent le grand bonheur pour toujours. En somme, mieux vaut repeindre le ciel en bleu plutôt que de se laisser aller à la déprime lorsqu’il semble trop gris !

"Boum !" : l’amour rend doux-dingue selon Charles Trenet

Comme pour le loup de Tex Avery, quand l’amour vient frapper à la porte d’untelle ou d’untel, soudain, plus rien n’est pareil : la folie s’empare alors de toutes les bien chanceuses victimes de cette très agréable maladie. Créée en 1938, la chanson Boum ! de Charles Trenet n’est pas sans rappeler l’émerveillement qui accompagnent les feux d’artifice chaque fois que l’un d’eux est tiré.

"Le Soleil et la Lune" : un message d’espoir lancé par Charles Trenet

Avec sa chanson Le Soleil et la Lune (1939), Charles Trenet convie tout un chacun à l’espoir. Même lorsqu’un amour paraît impossible, on peut toujours trouver le chemin qui permet d’y parvenir. Il n’est que des amours manqués !

"Que reste-t-il de nos amours ?" : petit coup de blues dans la vie jazz de Charles Trenet

En 1942, c’est la guerre. Charles Trenet enregistre alors une chanson quelque peu nostalgique : Que reste-t-il de nos amours ? Est-ce le temps qui passe ou la Seconde Guerre mondiale qui poussent le "Fou Chantant" à se laisser aller au blues ? Est-ce sa jeunesse qui s’enfuit ou le souvenir de la France libre d’autrefois qui lui font regretter des printemps passés nettement plus jazz ?

"Douce France" : le chant de guerre de Charles Trenet

En 1943, la chanson Douce France envahit les ondes. En pleine période d’occupation nazie, elle est un véritable cri d’amour lancé par Charles Trenet à la France libre d’avant la guerre, un chant de guerre écrit par un homme de paix.

"La Mer" : le retour à l’insouciance vu par Charles Trenet

En 1945, après plus de quatre années d’occupation nazie, la France retrouve sa liberté. En enregistrant La Mer , Charles Trenet traduit, à sa façon, son espoir d’un retour aux temps calmes de l’insouciance. A présent, l’été est de retour sur le pays et il est enfin possible de songer à nouveau à d’éventuelles vacances.

"Le Jardin extraordinaire" : le paradis selon Charles Trenet

Tel un vieux chêne qui aspire à plus de tranquillité, Charles Trenet a son jardin secret. Il nous le livre en 1957 lorsqu’il enregistre Le Jardin extraordinaire . C’est son Eden à lui, son petit Paradis particulier où, l’espace d’une chanson, il convie celles et ceux qui auraient l’envie de venir s’y promener, à l’y accompagner l’espace d’un court instant.

"Le piano de la plage" : l’hymne de Charles Trenet à sa jeunesse perdue

En 1958, Charles Trenet se rappelle sa jeunesse perdue. Le Piano de la plage est un hymne à la nostalgie. Pourtant, le "Fou Chantant" n’est encore qu’à la moitié de sa vie et il lui reste encore un long chemin à parcourir. A 45 ans, c’est peut-être bien ce qu’on appelle la crise de la quarantaine !

"La Chance aux chansons" ou comment Charles Trenet oublie le temps qui passe

En 1971, Charles Trenet enregistre La Chance aux chansons . Il assure alors que ce sont les chansons qui conservent nos petits bonheurs de chaque jour. Gardiennes du temps passé, elles agissent en repères de la mémoire. C’est pourquoi, chacune d’elles mérite la chance de trouver les cœurs, la chance de devenir une grande et inoubliable chanson.

Sur le même sujet