Bagad: le son de la culture bretonne

Qui pense bagad pense groupe musical traditionnel pourtant, ces groupes bretons n'ont vu le jour qu'après la 2è Guerre mondiale et se sont multipliés depuis
17

Rendus populaires par diverses manifestations, les bagadoù ont proliféré pour faire entendre le son d'une musique bretonne qui, notamment lors de défilés, impressionnent et emportent les spectateurs.

Bagad: naissance d'un phénomène culturel

Le bagad (bagadoù au pluriel) aux yeux et à l'ouïe des spectateurs, symbolise la formation musicale traditionnelle bretonne.. Et pourtant, et c'est là tout le paradoxe, ces formations sont récentes dans la culture bretonne car ils n'apparaissent réellement qu'après la seconde Guerre mondiale . En effet, si durant le second conflit mondial, six passionnés (Dorig Le Voyer, premier président de l’association, Efflam Kuven, Robert Marie, Iffig Hamon, René Tanguy et Polig Monjarret) fondent Bodadeg ar Sonerien .(BAS), l'assemblée des sonneurs bretons, le premier bagad lui, n'est créé qu'en 1949 par les cheminots de Carhaix . Un défi est alors lancé, revitaliser une culture bretonne alors en pleine déchéance.

Les premiers bagadoù (autrement dit groupes en français) sont des descendants des pipe-bands écossais car inspirés par ces derniers. Ils incluent comme instruments cornemuses, percussions mais aussi bombardes bretonnes afin de donner une dimension régionale et imposer la forme actuelle du bagad Aujourd'hui, le pari du BAS semble gagné car les bagadoù se sont multipliés pour ne compter pas moins de 6000 musiciens répartis dans 125 bagadoù donnant toute sa dimension à cette citation : “ Ar soner a zo arouez Breizh bev” (le sonneur est le symbole de la Bretagne vivante).

Championnat et concours de bagadoù

Dès la création des premiers bagadoù, le bodadeg ar sonerien met en place un championnat.. Ce championnat est divisé en cinq catégories, la première catégorie étant la meilleure, dans lesquelles se répartissent environ une petite centaine de bagadoù. Chaque bagad doit passer deux épreuves. La première se déroule généralement à Brest qui donne lieu à une fete des sonneurs qui défilent dans les rues de la cité de la pointe armoricaine . La deuxième épreuve a lieu lors du désormais célèbre Festival Interceltique de Lorient (5 au 14 août 2011) , durant lesquels les bagadoù font sonner leurs instruments dans le stade du Moustoir devant un jury. Le bagad qui remporte le plus de points dans la catégorie 1A est désigné champion de Bretagne de l'année. Si en 2010, c'est le bagad de Cap Caval qui devient champion de Bretagne et se voit nommé Maout (signifiant littéralement taureau en breton mais dans ce contexte. signifie « le plus fort ») ce pour la 3è année consécutive, il a été détrôné cette année par celui de Kemper . Les bagadoù de 3è et 4è catégorie qui ne concourent pas à Lorient ont eux leur compétition à Quimper lors du Festival de Cornouaille .

Ainsi les bagadoù sont peu à peu devenus populaires, et pas seulement celui de Lann-Bihoué rendu célèbre par Alain Souchon , mais aussi et d'ailleurs. Si c'est en toute logique que le bagad se chiffre en plus grand nombre en Bretagne, il en existe dans tout l'hexagone comme à Bordeaux, Lille ou bien sûr Paris et on en trouve même aux Etats Unis avec le Bagad New York .!

Sources: breizh partitions

Terres celtes - Bretagne - Histoire des bagadoù

Sur le même sujet