Contrebande : un film calibré et sans surprise

Certes, rien de nouveau sous le soleil mais Contrebande tient bien son rang de film thriller d'action et c'est déjà pas mal.
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Baltasar Kormakur ne marquera pas la décennie du cinéma avec son film et sans doute même pas l'année mais Contrebande se laisse voir sans prise de tête .

Synopsis :

Chris Farraday a tiré un trait sur son passé criminel et s’est construit une vie paisible avec sa femme Kate et leurs deux fils, jusqu’au jour où son jeune et naïf beau-frère Andy manque à ses engagements dans une opération de trafic de drogues montée par l’inquiétant petit caïd local Tim Briggs. Pour aider Andy à s’acquitter de sa dette, Chris est forcé de reprendre du service et se tourne vers ce qu’il connaît le mieux : la contrebande. Avec l’aide de son meilleur ami Sebastian, Chris s’assure la coopération de quelques relations éprouvées, dont son ami d’enfance Danny Rayner, et élabore un coup qui devra lui assurer des millions en faux billets, contre un simple aller-retour au Panama, ce sous l’oeil suspicieux du Capitaine Camp que des antécédents houleux avec le père de Chris rendent d’autant plus méfiant. L’opération s’avère vite être une impasse. Chris n’a plus que quelques heures pour mettre la main sur le butin. Il va devoir faire appel à des talents auxquels il avait renoncé depuis longtemps et naviguer entre la pègre locale, la police et les douanes, avant que sa femme et leurs fils ne servent de dédommagement à Briggs. .

Le film :

Contrebande a un goût de déjà vu et revu. Il paraît être une synthèse de certains des précédents films dans lesquels Mark Wahlberg a tournés ( Quatre frères ou encore Fighter ). En effet, spécialisé dans les rôles de sauveur de phratrie, Mark Walhberg assume une fois encore pleinement son statut de père, de mari, de beau frère essayant de sortir tout son monde du pétrin et malgré les embûches, malgré les contre temps et les trahisons des uns et des autres, et bien il y parviendra... Etonnant non !

Le spectateur ne sera donc pas surpris par ce rôle pas plus qu'il ne sera surpris par le scénario et la réalisation. Si Baltasar Kormákur livre ici un film de bonne facture, Contrebande ne va malgré tout pas plus loin. Il ressemble bien plus à un film de commande qu'à une œuvre originale, et ça tombe bien carce n'en est pas une d'oeuvre originale ais bien une adaptation en l'occurrence de Reykjavik Rotterdam sorti en 2008. Cependant, le film bien qu'une adaptation, aurait pu avoir plus de caractère, aurait pu avoir une pâte bien plus personnelle, ce qu'il n'a pas. Contrebande ressemble trop à maints films déjà vus auparavant ce qui fait de ce film un film trop classique, sans surprise.

Le gros point positif de ce long-métrage vient de la distribution. En effet, outre Mark Wahlberg qui tient son rôle avec une sincérité désarmante, on sera surpris aussi par la performance Kate Beckinsale méconnaissable par rapport à ses fades performances dans Underwold notamment. A côté d'eux, Ben Foster, n' a rien à leur envier et est convaincant dans son rôle de meilleur ami et ancien alcoolique.

Contrebande est donc un film qui se laisse voir mais qui ne laisse pas une trace indélébile dans les mémoires. On le regarde et on passe à autre chose.

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