Destination finale 5 : La grande faucheuse manque d'imagination

5e opus de cette franchise et décidément rien de bien nouveau au pays de la mort où l'on connaît déjà la destination finale des protagonistes. Sans surprise

Il semble difficile de se renouveler quand on prend le même concept pour la cinquième fois. Le réalisateur, de Destination finale 5, Steven Quale, l’aura appris à ses dépens.

Synopsis  :

Dans ce cinquième épisode, la Mort est toujours aussi omniprésente et se déchaîne après qu’un homme soit victime d’une terrible prémonition, laquelle permet de sauver ses collègues de l’effondrement d’un pont suspendu. Ce groupe d’âmes innocentes n’était pas supposé survivre, et, dans une course terrifiante contre le temps, ces malheureux tentent frénétiquement de trouver le moyen d’échapper au sinistre agenda de la Mort…

Le film :

Démarrant sur le même concept que les quatre précédents volets, Destination finale, 5è du nom donc, ne peut créer la surprise. Si le réalisateur Steven Quale (élevé à l’école James Cameron ) a voulu modifier quelque peu le script de départ à savoir, les futures victimes ne doivent non plus chercher à déjouer les plans machiavéliques de la grande Faucheuse mais à trouver une autre personne pour les remplacer dans l’ultime sacrifice, le résultat reste le même, les 1h30 de film sont ponctuées par des morts…

Certes, la séquence de la catastrophe, séquence classique d’ouverture pour les destinations, est franchement réussie mais relève pour lors plus du film catastrophe que du film d’horreur. Et après cette séquence, il ne se passe plus rien ou si peu ou ni plus ni moins que dans les quatre précédents épisodes. Une succession de victimes qui meurent dans des circonstances plus ou moins atroces. Si la mise en scène de la mort dans le gymnase tient le haut du pavé par sa brutalité et sa rapidité, celle dans le salon de massage relève plus du burlesque à l’image de la victime qui est sensée être le comique du film.

Et comme de simples morts et un peu d’hémoglobine ne suffisent plus au spectateur, il faut bien sûr une surenchère mais même la surenchère a ses limites et ne fonctionne plus en voulant aller chercher mille et une façons les plus improbables de mourir. Or, et si c’est paradoxal, c’est aussi malheureusement ici que réside le peu d’intérêt du film, savoir qui sera la prochaine victime et dans quelles incroyables circonstances va-t-elle mourir ?

Aussi, attendant patiemment que la bobine déroule, que les protagonistes tous aussi transparents les uns que les autres, succombent , on sort de la séance non pas en se demandant si la grande Faucheuse rôde dans le coin et inquiet regardant de part et d’autre de la rue de peur d’une voiture folle qui nous écraserait. Ou bien encore les yeux levés vers le ciel au cas où un avion viendrait à s’écraser puis un regard au sol de peur de glisser sur une déjection canine qui nous amènerait à nous cogner la tête contre un lampadaire qui lui même serait tremblant et finirait par nous achever en nous tombant dessus. Non, on sort de la séance avec un sentiment de totale indifférence pour le sort réservé aux victimes du film. Et même la 3D ne peut nous faire oublier l’ennui et la terrible redondance de ce 5è volet qui n'aura pas plus réussi à cartonner au  Box-office  américain.

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Uniquement pour les fans.

Réalisateur : Steven Quale

Avec Nicholas D'agosto, Emma Bell, Miles Fisher, Courtney B. Vance, David Koechner,

Titre original : Final Destination 5

Date de sortie cinéma : 31 août 2011

Interdit aux moins de 12 ans

Long-métrage américain. Genre : gentil film d’épouvante-horreur

Durée : 01h35min

Année de production : 2011

Distributeur : Warner Bros. France

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