Film : The call de Brad Anderson

Du réalisateur de « the machinist », on était en droit d'attendre mieux, beaucoup mieux...

The call est un thriller qui ne tient pas la distance, la faute à trop d'incohérences et d'invraissemblances.

Synopsis :

Une adolescente est kidnappée par un tueur en série. Pour la sauver, une opératrice d'un centre d'appel d'urgences va affronter ses propres peurs liées à une tragédie de son passé. Leur seul lien : un téléphone portable. Une course contre la montre commence... Chaque appel pourrait bien être le dernier.

Le film :

L'idée de base est sans doute bonne, suivre et essayer de sauver une fille adolescente des bras de son kidnappeur via un appel d'urgence au 911, mais au delà de l'intention, the call est loin de tenir ses promesses et une fin des plus stupides vient achever les quelques points positifs qu'il est malgré tout possible de retirer de ce petit thriller.

Si dans un premier temps, ce long métrage peut tenir le spectateur en haleine, c'est avant tout grâce à un montage serré et tendu mais, et parce que l'histoire ne tient pas l'heure et demie, ce montage révèle au fur et à mesure trop d'invraissamblences pour qu'il puisse sauver le film à lui tout seul. Le réalisateur Brad Anderson qui a pourtant prouver un vrai savoir faire en terme de thriller avec notamment The Machinist mais aussi de nombreux épisodes tournés dans diverses séries ( Fringe , The Killing ...) offre donc avec the call un opus de très moyenne facture malgré un duo d'actrices qui fonctionne fort bien. En effet, que ce soit Halle Berry   ou Abigail Breslin   , elles sont toutes les deux très convaincantes. On regrettera juste, et une nouvelle fois, que la magnifique Halle Berry ait un léger problème de coiffure. Quant à Abigail Breslin, elle offre une prestation remarquable notamment au vu des conditions dans lesquelles elle a tenu son rôle, enfermer dans un coffre de voiture la plupart du temps...

The call est donc juste à la hauteur de son budget ' treize millions de dollars) et se laisse voir au moins jusqu'à une fin grotesque qui parce qu'elle joue sur la fibre racoleuse, tourne au survival de mauvais goût.

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