Le jour où je l'ai rencontrée: vie d'un ado cafardeux et amoureux

Tout en douceur, Gavin Wiesen nous conte les états d'âme de Georges, adolescent déconnecté et qui tombe amoureux, pour son malheur et son bonheur..

Loin des comédies potaches avec des adolescents pour des adolescents, « Le jour où je l'ai rencontrée dénote totalement des cibles commerciales des productions pour teenagers.

Synopsis :

La fin de l’année de terminale approche. Jusque-là, George a réussi à s’en sortir sans jamais réellement travailler. Même en arts plastiques, la seule matière qui l’intéresse, il se contente de gribouiller. Il est presque toujours seul, et préfère sécher les cours plutôt que de s’intéresser au bal de promo ou de chercher à s’inscrire dans une université. Et puis un jour, il vole au secours d’une des filles les plus jolies et les plus populaires de l’école en se dénonçant à sa place. Sally commence alors à s’intéresser à lui. Elle lui fait découvrir son univers, l’invite à des fêtes, l’emmène au musée, sèche l’école en sa compagnie et devient sa meilleure amie. George tombe bientôt amoureux, sans réussir à avouer ses sentiments. C’est alors qu’il fait la connaissance de Dustin, un peintre dont la cote monte. George se met à voir la vie comme un artiste, et Sally comme sa muse.Sally offre à George un refuge face à la médiocrité du lycée et à l’insécurité de son foyer. Mais tandis que la fin de l’année se profile, le proviseur lance un ultimatum au jeune homme : soit il fait en trois semaines les devoirs qu’il n’a jamais faits de toute l’année, soit il n’aura pas son diplôme. Pour George, le monde s’écroule, et cette fois, son talent pour s’en sortir sans rien faire ne suffira pas…

Le film :

« Le jour où je l'ai rencontrée » pourrait être présenté comme l'anti thèse de Projet X ( immoral et drôle ). Le premier film de Gavin Wiesen n'est sans doute pas le fim de l'année mais il est loin d'être dénué de qualités. Certes, l'histoire n'avance et n'évolue pas beaucoup mais le mal être d'un adolescent, Georges interprété par un bon Freddie Highmore est très bien raconté, un adolescent qui va mal, qui rêve à autre chose, qui prend conscience d'une fin inéluctable pour tout un chacun et qui se pose dès lors la question « a quoi bon vivre ? » Il se sent mal à l'école, il se sent mal chez lui, ne fait rien de ses journées, voudrait être artiste. Et c'est peut être parce qu'il a cette âme d'artiste teintée de romantisme d'un autre temps qu'il est effectivement loin des aspirations de ses contemporains Et lorsqu'il rencontre Sally (heureusement qu'il ne s'appelle pas Harry) interprétée par Emma Roberts , il semble trouver une raison de vivre sauf qu'elle va le trahir avec le seul ami qu'il pense alors avoir. Georges semble un peu être d'une autre époque et celle qui fait fondre son cœur semble elle être un peu trop ancrée dans son temps d'où l'improbabilité d'une histoire entre eux au delà d'une cruelle différence d'âge au moins au niveau physique tant elle peut paraître par instant bien plus âgée que lui. Et pourtant...

Certes, le rythme est un peu lent, la réalisation quoique bien maîtrisée, est un peu linéaire et sans risque mais le thème même du film ne se prête pas à des envolées de caméras. Si « le jour où je l'ai rencontrée » ne révolutionne pas le cinéma, s'il est loin du cinéma « trash » de larry clark traitant aussi du mal être des adolescents, il n'en reste pas moins un bon film à voir malgré quelques aspects guimauves et une fin très convenue.

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