Alice Cooper - Welcome 2 my Nightmare

Comme son nom l'indique, il s'agit d'un retour aux sources d'Alice Cooper, une grande réussite musicale et théâtrale.

2

Avec ce simple "2" dans le titre, Alice donne une suite au déjà excellent " Welcome To My Nightmare " sorti en 1975 qui comptait parmi sa set list des tubes tels que " Steven ", " Only Women Bleed " ou encore " The Black Widow " qui ont fortement contribué à installer Mr Cooper en haut de l'affiche.

Alice Cooper c'est un peu la Madonna du hard rock. Au fil du temps il a su suivre les modes sans jamais se perdre dedans. Son secret ? S'entourer des meilleurs comme beaucoup d'artistes qui durent, notamment au niveau des guitaristes, éléments centraux du rock. A ce poste on retrouve Orianthi que certains d'entre vous connaissent sans doute pour sa participation à " This Is It ", la tournée qui n'aura jamais vu le jour de feu Michael Jackson. La belle guitariste n'a pas besoin de faire ses preuves avec ce genre de C.V. mais on notera tout de même qu'elle a joué avec les plus grands, de Steve Vai à Carlos Santana en passant par des références moins connus du grand public.

Retour vers le "fute dur "

Avec Welcome 2 My Nightmare, après quelques albums qui avaient déjà amorcé la démarche, Alice Cooper confirme donc ce retour vers le rock de ses origines, celui qui a fait son succès dans les années 70. Après avoir traversé le Glam et ses paillettes et l'indus reprenant à un certain Manson ce qu'il lui avait outrageusement emprunté (avec brio certes), nous voilà replongé dans le bon vieux rock si cher aux fans de la première heure. Nous retrouvons avec plaisir cette ambiance malsaine qui ne quitte jamais Alice quelle que soit l'époque ou les modes, ce côté théâtrale qui avant même de voir la scène se ressent déjà dans la musique et ce rock simple et compliqué à la fois qui démontre une influence riche et variée de Mr Vincent Damon Furnier.

Ne vous méprenez pas. Il ne s'agit pas d'un album vieillot qui ressasse le passé et qui ne s'adresse qu'aux vieux fans qui cassent les pieds des plus jeunes avec leur rock pour grabataire. La production prend pied dans le présent, ça sonne et d'un titre à l'autre on est surpris par certains mélanges entre reverb room très courante en Rock a Billy et des samples que l'électro d'aujourd'hui ne renierait pas. Les guitares sont toujours présentes, mais s'effacent parfois au profit du piano pour installer des ambiances plus variées et cauchemardesques.

Dès le premier titre on est accroché et on se laisse très vite emporter par la pièce qui se déroule pour nos oreilles. Il s'agit là d'un excellent cru de la vigne Cooper qui démontre assez clairement que malgré son âge le chanteur en a encore sous le pied et qu'il n'a pas encore tout dit.

Emballage

Pour les amoureux du disque qui ne téléchargeront pas cet album, deux choix se présentent. Une édition normale dans un boitier cristal et une édition limitée et dans une certaine mesure collector qui prend la forme d'un digipack. Ce dernier, en plus des 16 titres de l'édition classique, propose quelques titres live dont " No More Mr Nice Guy " et " Black Widow ". Globalement ça n'apporte pas énormément, mais compte tenu de la rareté des lives dans la discographie d'Alice Cooper, c'est toujours bon à prendre.

Long Way To Go

Souvent perçu comme un dinosaure du hard rock par les plus jeunes, Alice Cooper n'en reste pas moins une référence et une importante source d'inspiration pour bien des artistes marchants dans ses pas. Avec Welcome 2 My Nightmare, il prouve que loin d'avoir un pied dans la tombe, il n'a pas fini de faire parler de lui sans pour autant se fourvoyer dans les modes actuelles jusqu'à en perdre sa propre identité. Ce dernier album en date fera à coup sur partie de ses références lorsqu'à 90 ans il aura sorti son cinquantième album...

5/5

Liens utiles :

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Mini documentaire à propos de l'album en VO non sous titré

Le titre What Baby Wants

En écoute gratuite, complète et légale sur Deezer

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