Animal - Steve Bloom

Steve Bloom est considéré par beaucoup comme une référence en matière de photo animalière, les éditions de la Martinière ont réédité Animal, voyons ça.
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Steve Bloom

Né en Afrique du Sud en 1953, Steve Bloom s'investit avant tout dans les effets photographique pour la publicité dans les années 70. C'est plus tard qu'il se lancera dans la chasse photographique avec le succès qu'on lui connaît. Steve Bloom est en effet à l'origine de nombreux livres sur la faune sauvage avec des ouvrages traitant plutôt d'un comportement ou d'une espèce, voir d'une région. Outre le livre qui nous occupe dans cet article on peut citer dans le désordre : Vivante Afrique , Esprit sauvage , La vie des animaux raconté aux enfants , etc. Ces livres ont tous rencontré un succès international et même si on pourra reprocher au monsieur un penchant pour des thèmes moins spécifiques et donc plus grand public, on ne peut que saluer son parcours photographique.

Edition

Pour parcourir ce livre, deux solutions s'offrent à vous. Une première édition en grand format au tarif de 45 € environ (2004) et une réédition dans un format plus réduit au tarif de 24 €. L'intérêt du grand format réside dans la taille des photos, mais il sera plus compliqué à ranger dans une bibliothèque. La réédition coûte moins cher, se range plus facilement et n'en est pas pour autant une version cheap de la version précédente. C'est de cette dernière que nous parlerons ici. Les deux formats sont édités par La Martinière et se trouvent facilement sur internet ou dans tout bon magasin spécialisé.

Quelques chiffres et descriptions

On a déjà évoqué les prix, attachons maintenant à la description du produit. 10 ans ! C'est le temps qu'il aura fallu à l'auteur pour rapporter toutes ses photos. 4 c'est le nombre de continents visités : Antarctique, Afrique, Amérique du sud et du nord et l'Eurasie. 421 c'est le nombre de pages sur lesquels vous retrouverez quelque 200 photographies. Autant dire qu'au niveau quantité, on n'a pas l'impression de se faire rouler.

Pour ce qui est de la qualité, le petit format, contrairement au grand, se présente avec une couverture souple et épaisse avec une finition à mi chemin entre brillant et mat. Les photos prennent places sur deux pages pour la plupart, mais certaines prennent place sur un dépliant panoramique du plus belle effet. Il faudra faire très attention lors de la manipulation de ses dépliants de ne pas corner les pages lorsqu'on les referme. Le papier est épais, l'ensemble pèse son poids. Malgré son format acceptable, ce n'est pas le genre de livre qu'on emporte dans son sac à dos pour une longue marche à pieds (1668g quand même). On le réservera plutôt pour une soirée sans télé au coin du feu avec un petit digestif (à adapter selon vos habitudes).

Photos

Comme son nom l'indique, il s'agit d'un livre photo. Ici pas de blabla écologique, pas de message, juste des images. Seule une courte introduction de quatre pages permet à l'auteur d'expliquer son travail à l'aide d'anecdotes et une conclusion qui ressemble plus à des remerciements qui tient sur une page. Tout le reste n'est occupé que par des photos. Et quelles photos !!! On reconnaît tout de suite le travail sur la lumière, les choix des points de vus et surtout le désir de Steve de montrer les animaux dans leur élément, de montrer également quelques comportements typiques. Au final, plus que belles, ses images sont instructives pour qui sait les regarder.

Le bestiaire est large, on retrouve des mammifères comme l'ours, le tigre, lion et autres félins, éléphants d'Afrique, gorilles et autres singes, dauphins et baleines, mais aussi des oiseaux comme les manchots, les perroquets, albatros ou encore des reptiles comme le caméléon. En revanche aucun insecte, la macro n'est pas le sujet du livre.

What Else ?

Que demander de plus ? Une décennie de photo sélectionné avec soin pour un prix modique, on ne peut qu'applaudir. Certes on pourrait reprocher ces bandes blanches peu esthétiques sur certaines pages (ça reste rare, la plupart des clichés sont pleine page). Mais désireux conserver le format original des photos, l'auteur a dû faire un choix entre l'authenticité et le joli. Choix qu'il nous sera difficile de condamner si on est photographe soi-même...

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