Auberge Ravoux à Auvers Sur Oise

Le partage d'un morceau d'histoire à deux pas de Paris, dans un cadre agréable et romantique, de quoi manger et passer une belle journée.

Auvers Sur Oise

Avant tout il s'agit de situer l'auberge Ravoux. Auvers Sur Oise est une petite ville du Val d'Oise (95) facilement accessible depuis la capitale. La ville comme son nom l'indique est traversée par l'Oise. Quoi de mieux que de faire quelques pas le long de la rivière avant d'aller manger ? La berge gauche longe quelques belles habitations tandis que l'autre côté est aménagée en espace vert. La bonne idée du moment c'est de prendre un des deux côtés, traverser le pont suivant et revenir de l'autre côté. La ballade dure environ une heure à une heure et demi en fonction de votre pas.

Auvers sur Oise propose également un grand parc, mais attention aux horaires d'ouverture. La ville a été le fief d'un certain nombre de peintres comme Cezanne, Corot, Pissarro et bien entendu Van Gogh. Il est possible de faire une ballade présentant les maisons des différents protagonistes de cette époque.

Le Ravoux

Cette auberge est le dernier lieu de vie de Vincent Van Gogh. Le peintre louait une chambre à l'étage pour 3,50 Francs de l'époque par jour. Plus qu'un restaurant jouant la carte de la culture, c'est un véritable lieu historique qui nous est présenté. Le simple fait de penser qu'on se tient là où se trouvait le peintre est déjà grisant en soi, mais si en plus le menu reste fidèle à celui de l'auberge à cette époque notre imagination vagabonde déjà au delà de la simple promesse d'un bon repas.

Le cadre

L'auberge joue la carte de l'authenticité historique. Le décor a scrupuleusement été conservé de cette époque. C'est même ce qui fait tout l'attrait du lieu. Pour profiter au mieux de l'ambiance feutrée, mieux vaut diner que déjeuner. Le soir l'éclairage doux est complété par une bougie sur chaque table. Les chaises en osier ne sont pas forcément des plus confortables, mais c'est le prix de l'authenticité. La décoration des tables est très sobre, on est bien dans une auberge populaire.

La carte

Dans l'assiette, rien de très original, on est dans la cuisine classique et pour cause, le menu n'a pas changé depuis la fin du XIXéme siècle. La spécialité de la maison ? Le gigot d'agneau dit de "sept heure" et la Sol Copieuse. Ce sera notre choix après un bon foie gras. Pas de dessert, les plats sont bien servit, il faut être un vrai gros mangeur ou un vrai gourmand pour en redemander. Que dire si ce n'est que tout est bon, rien à redire là dessus, la recette a fait ses preuves depuis le temps.

Question vin le choix est vaste, les prix assez variés (entre de 20 et plus de 200 € la bouteille). Nous avons opté pour une fillette de Pauillac à 28 € et à aucun moment nous ne l'avons regretté. Il s'agit d'un vin rouge qui reste bien en bouche, assez chargé donc. Pas le genre fruité et doux. Idéal avec le foie gras et la viande rouge.

Le service et tarifs

Le service quant à lui est sans reproche. On s'occupe de vous sans devenir envahissant, on se fait discret pour vous servir lorsque vous êtes en pleine discussion. On profite d'un silence pour demander si tout va bien, aucune fausse note. C'est un service digne d'un grand restaurant parisien.

Point de vue tarif, hors vins, il existe un menu unique avec entrée et plat pour 34 €. Certains choix comme le foie gras et la sole par exemple réclameront leur petit supplément allant de 9 à 19 €. A titre d'exemple, avec le vins et les suppléments nous en étions à 90 € pour deux personnes. Bref, pas le diner de tous les jours de monsieur tout le monde. Il faudra donc être plus raisonnable pour diner au tarif de la carte. En évitant vin et supplément, même en s'octroyant un dessert, la note redevient raisonnable. Mais quoi qu'il en soit, le prix reste justifié par rapport à la qualité de l'accueil et les joies de bouche que le lieu offre.

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