Coeurs Perdus en Atlantide

Une nouvelle de Stephen King adaptée à l'écran. Un film où l'on retrouve Antony Hopkins qui supporte à lui seul l'affiche.

Bobby Garfield revient dans sa ville natale de Harwich, dans le Connecticut, pour les funérailles de son ami d'enfance Sully-John. Près de cinquante ans ont passé, mais les souvenirs sont toujours présents.

En 1960, son père est décédé six années plus tôt, laissant sa mère Liz sans le sou. Celle-ci passe le plus clair de son temps avec Don Biderman, un agent immobilier, et délaisse son fils qu'elle considère comme un fardeau et un frein à ses naïves ambitions.

Un jour, Ted Brautigan, un vieil homme énigmatique, emménage dans l'appartement du haut. Celui-ci fait bientôt appel aux services de Bobby : il a besoin qu'on lui lise le journal et qu'on surveille les alentours. Des hommes louches en manteau jaune rôdent dans les parages et voudraient s'en prendre à lui. Au fil de leurs conversations, Ted dévoile à Bobby un don qui changera à tout jamais sa perception du monde.

Distribution

Anthony Hopkins jouant dans un film adapté d'une nouvelle de Stephen King, à priori tout semble réuni pour passer un moment agréable. A priori seulement, nous verrons ça plus loin. La seule autre tête vaguement connue de ce long métrage c'est David Morse. Non pas qu'il ait eut une carrière cinématographique prolixe, mais on le croise régulièrement à la télévision dans des séries ou dans de petits rôles comme dans " Démineur " ou " Hell Driver " dernièrement. A la télé, il a joué un rôle récurrent sur quelques épisodes de " Dr House " dans la troisième saison et il avait le rôle principal d'une autre série " Le Justicier de l'Ombre ". Mais surtout, nous l'avons déjà croisé dans l'univers de King, car il a un second rôle assez important dans " La Ligne Verte ". Bref tout à fait le genre de gars qu'on croise tout partout sans jamais se souvenir de son nom.

Le film

Nous évoquions plus haut les a priori déçus, car il faut reconnaître qu'à postériori on est nettement moins convaincu du résultat obtenu par rapport aux promesses contenues sur l'affiche. Déjà il faut savoir qu'on est plus devant un drame qu'un film fantastique. C'est un peu comme si on avait retiré tout le fantastique de " La ligne verte " pour ne garder que l'aspect dramatique. Sauf que si sur les lignes d'une nouvelle assez courte (s'insérant dans une histoire bien plus complexe s'étalant sur tout un tas d'histoires de King : pour le comprendre il faudra avoir lu toute la sage du "Pistolerot ") l'histoire passe plutôt bien, une mise en image on reste légèrement sur notre faim. Il faut saluer tout de même le courage de Scott Hicks de s'être lancé dans ce projet qui dès le départ paraissait impossible. Oui car adapter un roman de Stephen King n'a rien de facile et d'autres s'y sont cassés les doigts en proposant soit des téléfilms avec trop peu de moyens pour bien faire, soit des films passant à côté de la psychologie des personnages, recette importante pour bien porter King à l'écran. Seul l'exellent Franck Darabont a réussi un sans faute avec deux films : " La ligne verte" déjà citée et " Les évadées " qui n'est pas l'adaptation d'un roman, mais un scénario directement écrit par Stephen King.

Carrences

Cœur perdu en Atlantide se déroule sur un rythme lent où l'action cède la place aux ambiances mélancoliques et aux pensées philosophique. La sauce aurait pu prendre comme dans le livre sauf qu'on n'arrive pas à s'attacher au personnage principale qui ne représente nul autre qu'une vision romancé de la jeunesse de Stephen. A la longue, Hopkins radote de vieux dictons cent fois entendu et endort littéralement le spectateur. Les hommes en jaune si terrifiant dans le livre ne sont ici que des hommes à l'apparence normale. Aucune surprise à bord, le bateau coule et le capitaine s'en moque.

Coeur vraiment perdu cherche scénariste

Voilà donc qui fera certainement un excellent film de seconde partie de soirée sur une télé privée quelconque, l'idéal c'est encore d'avoir une télé dans sa chambre et de s'endormir devant. Scott Hicks n'a pas réussi à retranscrire les émotions de la nouvelle à l'écran. N'est pas Darabont qui veut. Le seule question qui reste aujourd'hui sans réponse c'est qu'est ce que Hopkins est venu faire dans cette galère ?

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