Diablo 3 - Le test du jeu le plus attendu de l'année.

Test de Diablo 3, le jeu le plus attendu de l'année. Installation, technique et avis critique sur un carton annoncé au box office avant même sa sortie.

Les studios Blizzard comme à leur habitude ont su nous faire patienter pour la sortie de Diablo 3. Leur phrase préférée lorsqu'on leur posait la question d'une date était :"Il sortira quand il sera prêt". Autant dire qu'avec ce genre de discours, on n'a pas intérêt à se planter...

Installation

Premier constat et non des moindres, toute personne ne possédant pas de connexion internet est priée de passer son chemin. Dès l'installation une connexion au compte battlenet est indispensable. Nous verrons plus tard que pour jouer il en sera de même. Impossible de jouer au jeu sans connexion. L'inconvénient majeur c'est qu'on ne pourra pas jouer à Diablo III pendant les vacances sauf si le camping est équipé en wifi ou si grand maman est in question nouvelles technologies. Autre inconvénient majeur, on a pu voir le soir du lancement que les serveurs ont très vite été surchargés (10 ans d'attente, certains n'ont pas tenu et se sont jetés dessus comme des hyènes sur un steak). Donc en gros, l'obligation de connexion soumet le joueur à des pannes dont il n'est pas le héros, qu'il s'agisse de maintenance ou de surchage : "Si pas d'palais, ben... pas d'palais..." En revanche, le jeu en ligne permet de retrouver ses personnages à partir de n'importe quelle installation du jeu. On peu jouer chez soi sur son pc fixe, chez des amis qui ont aussi le jeu ou sur son portable en préservant la continuité. D'autant plus que Blizzard à choisi un système de partie assez astucieux qui permet de garder la progression des personnages en mémoire ou de s'affranchir de cette progression lorsqu'on joue en équipe (en gros on suis la progression du créateur de la partie, même si on en est pas là).

Bref, si on fait le bilan de ce choix, il y a quand même plus de contre que de pour, mais ça permet également à Blizzard de réduire le piratage quasiment à zéro.

Le choix des personnages

Passée la première cinématique, le cruel dilemme du choix du personnage se pose là. Cinq classes se proposent de vous accompagner : Chasseur(se) de démon, Sorcier(re), Moine(nale), Barbare et Féticheur(se). Chacun possède ses points forts et ses points faibles et surtout un style de jeu différent qu'il conviendra à chacun de choisir selon ses goûts. Nous reviendrons sur chaqu'une des classes dans d'autres articles séparées. Petite nouveauté par rapport à l'opus précédent, il est cette fois possible de choisir le sexe de son personnage. Avant lorsqu'on jouait un barbare c'était obligatoire un homme, maintenant on peut avoir une femme... Bon elle ressemble quand même vachement à un homme, mais quand même. Dommage que l'évolution se soit arrêté là. On aurait apprécier de pouvoir personnaliser un peu plus son personnage histoire de pouvoir jouer en ligne avec d'autres joueurs de même classe qui ne nous ressemblent pas. Seul les choix d'armure et de vêtement qui interviennent tout au long du jeu permettront de différencier un joueur d'un autre. En ça, aucune évolution par rapport à Diablo 1 et 2.

En revanche chaque joueur possède sa bannière qu'il est possible de personnaliser (forme, couleur, blason etc). Un choix limité est proposé dans un premier temps, mais tout au long de l'avancement dans l'aventure, le choix s'étoffe grâce à des récompenses d'actions in game.

Scénario

Ne servant que de prétexte à la ruée vers le démon tel Obélix fonçant vers les romains pour son anniversaire, le scénario de Diablo 3 reste très basique. Un évènement violent déclenche le réveil de Diablo et de ses potes (là ce sera Béliale et Asmodée) et le héros (nous), doit sauver le monde de la horde (et ils sont légions). Pour se faire, un certain nombre de quêtes est proposé histoire de plonger le joueur qui veut prendre son temps dans l'ambiance. Celui qui n'est là que pour bâcher du vilain pourra passer les dialogues et les petites cinématiques de transition. Par contre les grosses cinématiques qui permettent de passer d'un acte à un autre, il serait dommage de passer à côté tant elles sont belles. On est à un niveau digne d'Hollywood.

L'aventure s'étale sur IV actes avec plusieurs boss pour chacun d'eux. Il est impossible de commencer le jeu dans la difficulté de son choix. Avant de pouvoir passer en Cauchemars ou en Apocalypse il sera nécessaire de passer par Normal, puis par Difficile. Le débutant y trouvera son compte, mais le serial gammer trouvera le mode normal bien fastidieux tant la difficulté lui paraîtra mal adaptée. Ce sera en revanche la bonne occasion de découvrir le jeu tranquillement avant de passer aux choses sérieuses.

Donc si on fait le calcul : 5 classes de personnages, 4 actes, 4 modes de difficulté. Voilà de quoi faire durer le jeu jusqu'à plus soif. Si en plus on prend en compte qu'il est possible de jouer plusieurs fois la même classe en la faisant évoluer de manière différente, voilà qui multiplie les possibilités à l'infinie.

Graphismes et regrets

Graphiquement le jeu gagne en profondeur et en précision. C'est du très haut niveau de 2D. On salue d'ailleurs cette résistance à la 3D de Blizzard. Hélas on regrette une évolution un peu trop sage du développeur. Sans doute par peur de perdre ceux qui ont joué aux deux premiers, on se retrouve plus ou moins dans les mêmes décors que dans Diablo 2. Pire le bestiaire s'étoffe, mais on retrouve également beaucoup de monstres issus des deux autres jeux et même s'ils sont remis à jour graphiquement, on peut trouver que Diablo n'apporte finalement que très peu de choses nouvelles.

Son plus gros changement réside finalement dans la réforme de l'arbre des compétences plutôt bien vu. Les choix ne sont pas définitif. Au fur et à mesure de l'aventure, des options se débloquent. On reste libre de les choisir et surtout il est possible de changer d'avis . Finit le système de points à attribuer, à l'ancienne.

L'hôtel des ventes

Les connaisseurs le savent, les objets trouvés lors des parties sont le moteur principale du jeu. Pour se faire, il faut "farmer" (on tue à tour de bras pour trouver des objets lâchés par les monstres qui meurent) ou les acheter aux marchands dans le jeu. Diablo III apporte une nouvelle manière d'obtenir ces objets. Il s'agit de l'hôtel des ventes. Chaque joueur ayant trouvé des objets pourra les vendre contre de l'or. Mais chose un peu plus dangereuse, il pourra également les monnayer contre du véritable argent. On peut remettre en cause ce dernier choix à la morale plus que douteuse qu'on retrouve également sur World Of warcraft avec tous les débordements possibles dès que l'argent entre en jeu.

Pour environ 60 €, Diablo III fera assurément un carton. Ce n'est pourtant pas une nouvelle référence qui s'imposera là, mais plutôt l'exploitation intelligente d'une franchise gagnée d'avance. On aimerait un peu de neuf les gars ! Surtout quand on met 10 ans à sortir un jeu, on s'attend à autre chose qu'un plat réchauffé. Reste que le système marche bien, on s'éclate littéralement avec ce jeu aux qualités graphiques agréables et au gameplay dévastateur.

Retrouver plus d'info en suivant ces liens :

Le Moine

Le Chasseur de Démons

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