La terre vue du ciel éd. spéciale 10 ans - Yann Arthus Bertrand

Une petite cure de jouvence pour les 10 ans de ce best seller du livre photo. L'occasion pour ceux qui sont passé à côté de se rattraper.

Autant le dire tout de suite, cette nouvelle édition n'apporte pas un plus énorme par rapport à l'édition précédente. Elle s'adresse d'ailleurs à tous ceux qui n'ont pas succombé à la précédente version. Bien entendu, certains collectionneur ou fan compulsif investiront dans cette seconde édition alors qu'ils possèdent déjà la première, mais ce comportement devrait être minoritaire.

Rien de nouveau

Ou plutôt très peu de chose. Il y a bien quelques photos supplémentaire et un texte un peu revu à la sauce Home, mais franchement l'intérêt pour celui qui possède la première version reste très hypothétique. Pour les autres par contre ça reste un très beau livre qui délivre un message sérieux sur l'état de notre planète tout en nous présentant celle-ci afin de nous faire comprendre ce qu'il faut protéger.

Le livre

Il est de toute beauté ce livre. Enorme, il ne rentrera dans aucune bibliothèque, il est de ceux qu'on garde sur la table basse du salon. En plus ça fait bien, ça fait écolo. Pour coller avec le discours de l'auteur, il est fait en papier recyclé et le tout est compensé carbone. Une très bonne initiative à laquelle YAB nous a habitué depuis un petit moment. Les photos sont pour la plupart pleine page, voir sur des doubles pages ou des triples dépliants. Bref on en prend plein les mirettes. Comme prévu, le bouquin pèse une tonne, pas le genre qu'on emporte en voyage.

Moralité

Reste une interrogation de taille sur l'intérêt personnel de YAB dans tous ses débats écologiques. Non pas qu'il faille douter de son réel intérêt pour l'avenir de notre planète. Mais on est en droit de se demander si en même temps, il n'en profite pas pour faire son beurre. Il faut bien vivre ma bonne dame, me dira-t-on... Son travail n'en demeure pas moins intéressant si on se borne à ne considérer que la photographie. Mais là encore, on se demande si tout ne repose pas sur les moyens déployés et les outils coûteux qui sont à sa disposition. Car on a parfois l'impression que n'importe quel touriste qui saurait se servir d'un canon 1D II ou III voir IV pourrait en faire autant avec un hélicoptère et un budget lui permet de faire le tour du monde plusieurs fois par an. Cet effet ressenti par quelques uns est peut être dû à l'exposition médiatique importante du photographe. A trop voir toujours les mêmes images, la lassitude s'installe. Et si finalement la terre n'était pas plus intéressante... vu de la terre ?

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