Whatever Works

Woody Allen et son style inimitable dans une comédie qui comme à son habitude expose ses idées et ses interrogations.
  • Date de sortie : 01 Juillet 2009
  • Réalisé par Woody Allen
  • Avec Larry David, Evan Rachel Wood, Ed Begley Jr.
  • Film américain.
  • Genre : Comédie, Romance
  • Durée : 1h 32min.
  • Année de production : 2009
  • Distribué par Mars Distribution

Synopsis

Boris Yellnikoff est un génie de la physique qui a raté son mariage, son prix Nobel et même son suicide. Désormais, ce brillant misanthrope vit seul, jusqu'au soir où une jeune fugueuse, Melody, se retrouve affamée et transie de froid devant sa porte. Boris lui accorde l'asile pour quelques nuits. Rapidement, Melody s'installe. Les commentaires cyniques de Boris n'entament pas sa joie de vivre et peu à peu, cet étrange couple apprend à cohabiter. Malgré son esprit supérieur, Boris finit par apprécier la compagnie de cette simple jeune femme et contre toute attente, ils vont même jusqu'à se marier, trouvant chacun leur équilibre dans la différence de l'autre.

Un an plus tard, leur bonheur est troublé par l'arrivée soudaine de la mère de Melody, Marietta. Celle-ci a fui son mari, qui l'a trompée avec sa meilleure amie. Découvrant que sa fille est non seulement mariée, mais que son époux est un vieil excentrique bien plus âgé qu'elle, Marietta s'évanouit. Pour détendre l'atmosphère, Boris emmène Melody et sa mère au restaurant avec un ami, Leo Brockman...

New York

Après un petit détour par l'Espagne avec " Vicky, Christina, Bacelona " et sa digression non psychologique (ou si peu pour un Woody Allen c’est rare), Whatever Works renoue directement avec son univers, un peu tordu et tellement personnel. Nous retrouvons le décor habituelle de Woody, a commencer par sa ville fétiche, New York. On découvre cette fois des lieux moins romantiques, moins faste, plus terre à terre, mais toujours avec cette ambiance typique de la grand pomme et en particulier de Greenwich Village.

Psychologie

Cette fois cependant, le metteur en scène qui a l'habitude de tenir le premier rôle de ses introspections, a choisi un acteur pour jouer son personnage. Peut être parce que ce personnage est profondément misanthrope et que Woody n’assume pas totalement cet aspect de sa personnalité ? Peut être parce qu'il ne se voyait pas jouer le rôle du vieil aigri qui tombe amoureux d'une jeune fille un peu écervelée ? Du coup Larry David profite de l'occasion pour camper les idées du réalisateur et révéler sa part sombre, pessimiste et cynique.

Défouloir

Reste que le film est jouissif, l’analyse du monde qui y est livré à travers ce personnage, noir, cynique mais tellement proche de la vérité que l’intrigue devient secondaire au profit des multiples messages délivrés dans les dialogues ou les situations. Ce Woody Allen renoue également avec la comédie car c’est bien de ça qu’il s’agit malgré tout. Une comédie qui sous des faux semblants de mœurs cache plutôt un humour noir et désabusé. Il s’agit sans doute d’un film qui ne plaira pas à tout le monde, il faut correspondre un temps soit peu aux idées développées et partager un peu ce cynisme face à la nature humaine que le personnage expose tout au long du film. D’autres, peut être plus naïvement optimistes n’apprécieront sans doute pas cette tentative de réveil…

Message

Le message final n'en reste pas moins positif et démontre que l'auteur garde toujours un espoir même si ses idées sont majoritairement noires. L'amour triomphe toujours, au milieu de cette fange sociale nauséabonde, Woody va même jusqu'à montrer qu'il s'agit là de notre unique bouée de sauvetage.

3,5/5

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Interview de Woody Allen

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