Richard Sprang, photographe : l'art de sublimer le terroir

En 30 ans, Richard Sprang, photographe montpelliérain, est devenu l'un des spécialistes régionaux de la photographie culinaire et des terroirs viticoles.
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Figurant parmi les photographes attitrés de la première heure du magazine Terre de Vins , Richard Sprang a consacré une bonne partie de sa carrière professionnelle à la prise de vue culinaire et à la réalisation de nombreux reportages sur le vin et les terroirs du Languedoc-Roussillon. Ainsi, à travers son art et ces oeuvres, il a transcrit dans l‘histoire pour les générations actuelles et futures tout l’esprit d’une région et d’une civilisation et de ce fait immortalisé à jamais des vins, des produits, des recettes, des territoires, des paysages, des architectures, des femmes et des hommes de cette partie du sud de la France.

La culture gastronomique et vigneronne n’est pas la seule corde à son arc, il a également fréquenté le monde de la mode, participé à des campagnes de communication de la ville de Montpellier (Montpellier la surdouée) et même signé l’un des portraits officiels de Georges Frêche. Ces clichés ont fait le tour de France, d’Europe et de l’ensemble des hémisphères sur des panneaux publicitaires, des livrets de recettes, des plaquettes commerciales, des catalogues de vente et des revues spécialisées. Dernièrement, quelques unes de ces photographies étaient exposées salle Pétrarque à Montpellier .

Dans la continuité d’une fibre familiale

Déjà en culotte courte, Richard Sprang s’amusait à photographier ses copains jouant au football. Par chance, il avait tout le matériel adapté à la maison. En effet, son père, entrepreneur dans le bâtiment, était féru de violon ainsi qu’un cinéaste amateur passionné et sa mère travaillait dans un magasin spécialisée dans la photographie. En 1962, les évènements d’Algérie ont contraint la famille Sprang à rejoindre le sol français. Débarquée à Nice, elle s’installera à Pérols après avoir séjourné quelques temps sur la Côte d’Azur et à Lunel. A 18 ans, il monte à Paris pour suivre des études dans le cinéma et décrochera un BTS deux après.

Durant cette même période, il fait son entrée dans l’univers de la photographie en tant qu’assistant de Bruno Juminer, spécialiste international de la mode. De retour à Montpellier, il intégrera une équipe de publicitaires et collaborera de ce fait à de nombreuses campagnes à gros budgets comme celle de Royal Canin. Dans cette même agence, il fera ses premiers pas dans le monde des clichés gastronomiques et celui du vin en travaillant pour Listel, leader des vins de sables, et la famille Spanghero, connue mondialement sur les terrains de rugby mais surtout numéro un des plats cuisinés régionaux, installée à Castelnaudary.

Partenaire de Publicis et de Wonderful

En août 1984, il s’installe à son propre compte. "Les débuts ont été pittoresques. En fonction des demandes, je transformais mon salon et ma salle à manger en un véritable studio. J’avais même contracté un crédit pour mes premiers éclairages. A l’époque je travaillais pour une marque de grande distribution. J’allais les faire les coures. Je préparais les plats à partir des recettes et shootais les assiettes", explique le photographe. Par la suite, il prendra un local dans le quartier de Boutonnet et installera son studio à proximité, pour des raisons pratiques, du laboratoire de développement avec lequel il travaille régulièrement.

Durant plus de quinze ans, Richard Sprang coopérera avec des agences de publicité de renom telles Publicis, ddb et Wonderful. Il participera aux campagnes de communication de Roquefort Société, de Salakis, des militants du goût, des huiles Cauvin, du syndicat des muscats de Rivesaltes, de Sud de France, de la Baleine et de ses sels culinaires. Ses images seront également associées aux stratégies marketing de la marque Eminence et de la chaîne européenne des magasins Chipie.

A ce jour, il vient de terminer une série de portraits sur des vignerons des Terrasses du Larzac et travaille sur des photographies de bouteilles du Domaine Paul Mas. Passionné de voile, il prépare également une suite d’épreuves et de chroniques sur des skippers fréquentant le CEM de la Grande-Motte, Centre d’Entraînement Méditerranée, site régional de préparation destinée au barreurs professionnels et amateurs de courses au large.

Plus de 10 ans de collaboration avec Terre de Vins

Richard Sprang est l’un des collaborateurs réguliers du magazine Terre de Vins , portail du vin et de l’œnotourisme. Une coopération débutée dès le premier numéro en août 1999. Depuis cette date, il a signé de nombreuses une et participé à bon nombre de reportages avec Marc Médevielle, Sylvie Tonnaire, Caroline Gaillard ou Olivier Bompas sur des thèmes aussi variés que les fleurs du miel en Lozère, les légumes racines tels les navets de Pardailhan ou les topinambours, les plats du chef de l’Octopus à Béziers, les suggestions audacieuses autour du chocolat du pâtissier Frédéric Bau (escargots aux cèpes et sauce fine au chocolat, langoustines sauce américaine liée au Manjari, mosaïque de foie gras et chocolat ou gelées de chocolats à l’ananas rôti).

De ces périples sur les routes du Languedoc Roussillon, il en gardera de merveilleux souvenirs comme "un déjeuner avec Patricia Gomez de l‘Auberge Saint Paul à Villefranche de Conflent et Suzy Malet du Domaine Sarda-Malet dans les Pyrénées-Orientales, deux grandes dames, d’une rencontre avec Olivier Jullien que l’on peut écouter pendant des heures et des interviews de Franck Putelat, le Parc à Carcassonne, de Pierre-Louis Marin, l’auberge du Cellier à Montner proche de Perpignan ou Takuya Uehara, un chef japonais qui travaillait au Shogun à Nîmes." Un photographe humble, discret et talentueux tout comme son épouse, œuvrant quant à elle dans la peinture et la décoration industrielle.

Renseignements & Informations

  • Richard Sprang
  • 16, rue Blaise Pascal
  • 34070 Montpellier
  • Tél.: 06 83 88 81 16
  • Mail : richard.sprang@free.fr
  • Site Internet : www.richardsprang.com

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