Crises d'angoisse et attaques de panique : que faire ?

Que faire quand on est victime de crises d'angoisse ou d'attaques de panique ? Comment les proches peuvent-ils aider pendant les crises et en dehors ?
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Les statistiques sont mal connues, on parle de près de 5% de la population qui aurait déjà connu au moins une attaque de panique et de près de la moitié de la population qui aurait déjà fait l'expérience de la crise d'angoisse. Les deux symptômes doivent être pris en charge par un médecin dès lors qu'ils deviennent trop fréquents et handicapants, que cela soit par la pharmacopée, par la thérapie, ou par les deux conjointement.

Difficile à verbaliser, à partager à son entourage, ces crises, qu'elles soient d'angoisse ou de panique, peuvent être adoucies par quelques mesures préventives et par les bonnes réaction de l'entourage.

La victime des crises d'angoisses et de panique

Outre, donc, la prise en charge par le monde médical ou psycho-thérapeuthique, la victime de ces symptômes violents peut suivre ces conseils pour tenter de ne pas aggraver ces manifestations et leurs conséquences, et mieux passer ces pics sous le regard de son entourage.

Une fois la prise en charge par un médecin effectuée, parler à son plus proche entourage sera absolument nécessaire. Cacher ses crises est un supplice et source d'incompréhension. Les expliquer est difficile (parfois parler de son angoisse est angoissant), et frôle l'indicible. Il faut pourtant parvenir à en dire quelque chose pour que l'entourage comprenne ce qui se passe, et informé de ce qui se produit, sache quels comportements adopter, ce qui dépend largement de chaque individu passant par une crise.

Car une fois le sujet général abordé, il est important que la victime des crises se demande ce qui lui est le plus facile, ce qui est le plus apaisant, ce qui calme ou au moins n'intensifie pas la crise : bruit, lumières fortes, odeurs, mouvements... L'hypersensibilité est courante dans les crises, et savoir ce qui est un facteur aggravant, le dire, permettra à l'entourage de savoir quoi faire.

Donner des directives les plus précises possibles à son entourage est une bonne choses pour les deux parties. "Parle-moi", "Ne me parle pas", "Reste près de moi" ou "Laisse moi seul(e), des extrêmes qui existent et sont imprévisibles pour les proches. S'ils ne sont pas aidés, ils ne devineront pas ce qui convient le mieux. La crise est rarement le bon moment pour formuler ces choses et une discussion hors crise sera la bienvenue.

L'entourage des personnes sujettes aux crises d'angoisse et de panique

On ne parle ici pas de légère anxiété, mais de crises, invalidantes, qui, non, ne se raisonnent pas. C'est probablement le premier enseignement à garder pour les proches. Quelques conseils à leur destination :

Respecter les indications que la personne en crises a pu vous donner. Parler alors que c'est de silence dont le sujet a besoin augmentera mécaniquement et immanquablement l'intensité de la crise, tout comme l'inverse.

Ne pas donner de signe d'angoisse ou d'anxiété : la personne en pleine crise a besoin d'être rassurée que ce soit activement ou passivement. Les symptômes d'irréalité, de dépersonnalisation qui accompagnent certaines crises mènent à la pensée que l'on devient fou. un entourage visiblement inquiet, agité, proposant d'appeler le SAMU toutes les 5 minutes augmentera notablement toutes ces sensations.

Ne pas culpabiliser. L'entourage a en effet cette tendance. L'équation est la suivante : il ou elle fait des crises d'angoisses ; je dois y être pour quelque chose ; je culpabilise. La vérité de cette pensée est avant tout à prouver ! Mais quoiqu'il en soit, la culpabilité est un terrain glissant qui mène imperceptiblement à la tension, l'agacement, jusqu'à ne plus supporter de voir l'autre connaître ces états.

Au quotidien, savoir être bienveillant et encourageant sans devenir un proche anxiogène et brutal : tout faire, dans la douceur, pour que la victime de crises d'angoisse ou de panique ne s'enferme ni physiquement, ni mentalement dans son symptôme, l'engager à en parler, et l'aider à maintenir une vie sociale et extérieure.

Des pistes complémentaires à la médecine

Placebo ou pas, de nombreuses méthodes complémentaires à un traitement ou une psychothérapie, peuvent sans dangers, être adoptés et aider pendant les crises.

  • Les Fleurs de Bach, et le Rescue en particulier, peut être pris dès qu'une crise commence ou s'annonce.
  • Avoir, dans la maison, un lieu dans lequel on se sent aussi bien que possible et en sécurité pendant les crises est important.
  • La lithothérapie apporte elle aussi des réponses possibles
  • Les pistes sont nombreuses et sont le plus souvent des trouvailles personnelles, à la suite de différents essais.

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