Médecine esthétique: des solutions de fermeté sans chirurgie

Pour aider les femmes à mieux accepter leur vieillissement, les techniques sont moins invasives, avec notamment le thermage et la lipoaspiration au laser.

«Dans une société qui accorde de plus en plus d’importance à l’apparence, les femmes ne sont plus obligées de vieillir malheureuses de voir s’afficher sur leur corps les signes du temps. Aujourd’hui il existe une réponse pour mieux accepter son vieillissement». Pour le Docteur Patricia Delarive, dermatologue et médecin consultant à la clinique La Prairie, la médecine ou la chirurgie esthétique peuvent faciliter cette acceptation. «Sur ce marché porteur, des investissements très élevés ont été alloués à la recherche et ont permis de faire avancer cette science très rapidement.» Aujourd’hui, les chirurgiens plasticiens cherchent au maximum à éviter de recourir au bistouri lorsque c’est possible. Les techniques se font moins invasives pour limiter les cicatrices disgracieuses.

Différence entre médecine et chirurgie esthétiques

  • La chirurgie esthétique comprend l’ensemble des interventions qui modifient, réparent ou embellissent la peau et les formes. Elle nécessite un recours à une anesthésie.
  • La médecine esthétique englobe les techniques non invasives telles que l’injection de Botox, les traitements de comblement des rides, les peelings, les injections d’acides ayluronique, le thermage…

Le thermage, effet lifting sans chirurgie

A partir de 30 à 40 ans, certaines cellules présentes naturellement dans la peau cessent de travailler. Traitement non invasif, le thermage permet de les réactiver pour raffermir la peau. Il peut être utilisé pour le visage, le cou, les cuisses, les bras ou encore le ventre. Les effets se manifestent après un à deux mois et atteignent leur pic après six mois.

«Jusqu’ici, nous savions travailler sur la peau, sur sa couleur, sur les rides de surface, mais moins sur la tonicité. Le thermage est la pierre manquante». Patricia Delarive explique que le développement de cette technique s’est fait aux Etats-Unis. Les médecins utilisaient des lasers de resurfacage au CO2 pour brûler la peau afin qu’elle se régénère. En observant les patients sur les six mois qui suivaient l’opération, ils se sont aperçus qu’un effet de lifting était observé sans recourir à la chirurgie. «En fait, les patients se mettaient à fabriquer à nouveau du collagène grâce à la stimulation thermique subie par les fibroblastes au cours de la procédure».

Le thermage vise à reproduire cette technique sans brûler l’épiderme. Pour cela, le derme profond est chauffé au moyen d’une électrode afin de provoquer un processus de raffermissement. Parallèlement, l’épiderme est refroidi par de l’azote liquide, permettant ainsi d’éviter toute lésion en surface. La peau travaille à l’intérieur sans aucune marque visible à l’extérieur.

La lipoaspiration au laser, limiter les cicatrices

Inspirée de la technique du thermage, la lipoaspiration au laser vise non seulement à aspirer la graisse mais également à retendre la peau. Née dans les années 1970, la lipoaspiration était une véritable révolution. Depuis lors, les évolutions n’avaient été qu’anecdotiques (utilisation des vibrations, des ultrasons, de l’eau).

Une nouvelle technique consiste à placer sous la peau une fibre optique qui va émettre deux faisceaux laser. Le premier, à 924 nanomètres, vise à détruire les cellules graisseuses. Le second, à 975 nanomètres, est absorbé par l’hypoderme et le derme pour provoquer un resserrement des tissus à plus long terme. Par la suite, les cellules détruites sont aspirées.

Cette technique est peu invasive et la cicatrice est quasiment invisible. «Quand la peau est relâchée, il est dommage de faire une grande cicatrice. Cette technique permettra d’aider la peau à se rétracter sans avoir à la couper». Et le Docteur Sabri Derder, médecin consultant au Centre de chirurgie plastique de la clinique La Prairie d’ajouter: «L’effet sera durable dans le temps à condition de conserver un poids stable pour ne le faire qu’une seule fois dans une vie».

Assurer la sécurité des patients

Pour le thermage, comme pour la lipoaspiration au laser, les deux médecins s’accordent à dire que les résultats dépendront de chacun. Et c’est d’un examen préalable que sera déterminée la possibilité ou non d’avoir recours à ces techniques. Pour Patricia Delarive, les médecins, en collaboration avec l’industrie, se doivent de faire le tri dans les nouvelles techniques pour assurer la sécurité des patients. De son côté, Sabri Derder rappelle que si les risques sont bien présents, il est de la responsabilité des praticiens de maîtriser ces pratiques pour limiter au maximum ces risques.

En savoir plus sur le web :

www.thermage.com

www.slimlipo.com

Sur le même sujet