RTE-T, assurer la cohérence du réseau de transport

Les «Réseaux transeuropéens de transport» permettre de garantir l'interconnexion et l'interopérabilité des différents réseaux nationaux en Europe.

Peut-on encore s’imaginer une route qui arrivée à la frontière du pays n’aboutit sur aucun chemin dans le pays suivant? Difficile! Il faut dire que la coordination des politiques de transport et notamment de la construction de routes, de voies de chemins de fer et de voies navigables est depuis longtemps un enjeu international. Pour faciliter cette coordination, dès la fin des années 1980, est née l’idée des réseaux transeuropéens (nommé RTE dans le jargon francophone de l’Union européenne ou TEN dans le monde anglophone). La perspective du marché unique a sans conteste favorisé la mise en place de cette politique. En effet, impossible d’évoquer un marché dans lequel la libre circulation des personnes, des capitaux, des marchandises et des services serait de mise, si les différentes régions et les réseaux nationaux composant ce marché ne sont pas correctement reliés au moyen d’une infrastructure moderne et efficace.

Facteur de cohésion économique et sociale

Le programme RTE comprend les réseaux d’infrastructures de transport, d’énergie et de télécommunications. La construction de réseaux transeuropéens, quel qu’ils soient, est source importante de croissance économique et la création d’emplois. Le programme RTE-T, qui concerne les transports (rail, route, trafic aérien, voies navigables) a pour objectif de renforcer la cohésion, l’interconnexion et l’interopérabilité du réseau transeuropéen de transport. Les projets d’intérêt commun bénéficient non seulement du soutien financier du budget communautaire par l’intermédiaire de la ligne budgétaire RTE, mais aussi des Fonds structurels et du Fonds de cohésion. La Banque européenne d’investissement (BEI) contribue au financement de ces projets en leur octroyant des prêts. Le programme RTE-T comprend trente projets jugés prioritaires, déjà achevés, en construction ou en phase de planification. Ainsi, près de 20 000 km de liaisons routières, plus de 20 000 km de voies ferroviaires (en grande majorité des lignes à grande vitesse) et 600 km de voies navigables intérieures doivent encore être construites ou modernisées.

La Suisse également concernée

En Suisse, l’autorité compétente pour l’infrastructure routière et le trafic individuel est l’Office fédéral des routes (OFROU) qui œuvre depuis sa création en 1998 pour une mobilité routière durable et sûre. Son principal objectif est de garantir le bon fonctionnement du réseau des routes nationales et principales. Pour ce faire, il veille en premier lieu à ce que ce dernier soit intégré dans le réseau routier transeuropéen. La situation de la Suisse au cœur de l’Europe en fait un maillon essentiel du projet prioritaire 24 entre Rotterdam et Gênes (corridor A) et entre Anvers et Lyon via Bâle (corridor C). Les Nouvelles lignes ferroviaires à travers les Alpes (NLFA), qui comprennent notamment les tunnels du Lötschberg et du Saint-Gothard, s’intègrent au programme RTE-T. Elles permettront d’améliorer le trafic entre le Nord et le Sud de l’Europe et assureront le transport de 90% du volume des marchandises en transit.

En savoir plus:

  • http://ec.europa.eu/ten/
  • http://www.euractiv.fr/sites/default/files/lexuriservrte_t.pdf

Sur le même sujet