Une mobilité écologique sans sacrifice

Pour éviter de sacrifier sa mobilité au profit de la solution verte, il existe des moyens de transport écologiques sans contrainte avec son propre véhicule.
6

Se déplacer tout en étant écologique peut parfois relever du véritable dilemme. Car pour éviter toutes émissions de gaz à effet de serre, il faudrait se déplacer uniquement à pied ou à vélo. En ville comme à la campagne, les pistes cyclables se font donc plus nombreuses. En outre, de plus en plus de communes ont mis en place des services de vélos voire même de vélos électriques en libre-service. Cela facilite encore la mobilité dans la ville. Mais, les déplacements peuvent alors être limités.

Des transports en commun de plus en plus écologiques

Une solution pour plus de mobilité réside dans les transports en commun. En effet, ces derniers émettent, selon l’Agence française de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME), près de trois fois moins de polluants et de gaz à effet de serre que les voitures traditionnelles. Et c’est d’autant plus vrai que les sociétés de transports misent de plus en plus sur des véhicules écologiques avec des flottes composées désormais de véhicules électriques (propulsés à l’énergie d’origine hydraulique), à gaz naturel/biogaz et diesel équipés de filtres à particules. Les prochaines rames devraient disposer de moteurs encore plus efficients.

Le covoiturage moins contraignant

Mais lorsque les transports publics sont insuffisants voire inexistants, il est possible de faire du covoiturage. Cette solution vise à effectuer à deux personnes au moins un trajet qu’habituellement, elles effectuent seules. Elle se pratique dans les trajets ponctuels ou réguliers. « Le covoiturage occupera une place extrêmement importante dans la mobilité du futur », explique Thierry Leutenegger, responsable régional chez Gazmobile SA. Des sites de covoiturage permettent d’organiser le covoiturage. Le principe est simple: chaque personne y inscrit son trajet. Il ne reste alors qu’à s’arranger, le plus simple étant que chaque personne prenne sa voiture à tour de rôle. Certains sites proposent aussi de calculer l’économie de CO2 réalisée en fonction de la consommation du véhicule, de la distance parcourue et du nombre de personnes présentes dans la voiture.

Les véhicules personnels se font plus verts

Le secteur automobile, de son côté, améliore de plus en plus les performances des véhicules à carburants traditionnels. Les voitures écologiques bénéficient clairement de ces avancées technologiques, comme l’explique Thierry Leutenegge r: « Les émissions de substances nocives des véhicules à gaz naturel se sont encore réduites ces dernières années. » Elles sont déjà entre 60 et 95% inférieures à celles des véhicules à essence et diesel et les émissions de CO2 sont inférieures d’environ 25%. Le gaz naturel carburant (GNC) distribué en Suisse est composé de 80% de gaz naturel et de 20% de biogaz (gaz issu de la décomposition des déchets agricoles et ménagers). Une trentaine de modèles sont disponibles à gaz naturel offert en option par différents constructeurs pour un surcoût compris entre 2.500 et 6.000 francs suisse par rapport à un véhicule essence. Le prix du GNC à valeur énergétique similaire est 35% inférieur à celui de l’essence. Des véhicules électriques sont également récemment apparus sur le marché. Toutefois, leur autonomie est pour le moment encore limitée. «J e pense qu’il faudra encore attendre environ cinq ans pour que ces voitures soient commercialisés à grande échelle. C’est plutôt positif pour la mobilité du futur .» Et Thierry Leutenegger de conclure: « L’avenir sera multi-énergie, il y aura toujours une technologie alternative correspondant aux besoins de chacun. »

Sur le même sujet