Dans La Brume Électrique - Analyse de séquence

La séquence de la gare routière du film Dans La Brume Electrique vaut le coup d'œil. Elle marque la confrontation entre un flic hargneux et un petit truand.

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Remarque de départ : Il n'y a aucune « révélation d'indices-clefs du film ». Ici j'analyse seulement une séquence !

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Vers la 36' commence la séquence de la gare routière, qui dure environ 3 minutes.

La ruse & la confrontation

Cette phase a lieu à partir du moment où le flic est adossé contre le mur et dure jusqu'à la fin de « l'entretien des toilettes ». Ce qui est, à mon sens, primordial ici, ce sont les mouvements de caméra. Effectivement, la plupart consiste en des mouvements de steady cam , et ce pour bien traduire la nervosité de la confrontation qui se trame. Pour le reste, devant le lavabo, le caméraman filme « caméra à l'épaule ».

      • Première étape : la réflexion Dave Robicheaux (Tommy Lee Jones) observe la « cible » puis se dirige vers le bureau de l'hôtesse d'accueil. Avant même d'arriver à destination, il sait comment il va s'y prendre...

      • Seconde étape : la mise en œuvre Au guichet, il demande un service : passer une annonce pour un appel concernant « la cible ». On note ici le sourire furtif -dû au mouvements de caméra- de l'hôtesse qui constate qu'elle a affaire à un flic. Ensuite, le flic anticipe sur l'action de sa complice en se dirigeant, tout en restant naturel, vers les cabines téléphoniques. Il décroche donc alors un combiné.
      • Troisième étape : l'action L'intimidation par la violence physique, agrémentée de questions.
La religion Américaine

« T'en à rien à faire de qui j'suis, tout c'qui t'intéresse désormais c'est d'faire le bien... sinon j'te tue » Si dire cette réplique ce n'est pas menacer Brown, alors dîtes-moi ce que c'est ! Un peut avant, Brown-Adonis s'adresse ainsi aux filles qui peuvent « remercier le ciel ». Là encore, la religion est très présente, d'un côté comme de l'autre. Et Dave d'enchaîner sur la « maison de l'espoir » quand il tend sa carte aux voyageuses, recevant du cash du « messie »...

Adonis... pas si beau

Si vous remarquez bien, le jeune « entrepreneur Brown » n'est pas Adonis. Pourtant, c'est bien de cette façon que Dave Robicheaux l'appelle, tout au long de la séquence. En réalité, c'est l'interlocuteur-mystère au bout du téléphone, un lien avec Brown, qui est Adonis.

Il arrive nonchalamment avec son sac en bandoulière et se met à accoster deux blondes qui ne sont pas d'ici . Dans la seconde d'après, on peut s'intéresser à la bande-son. En effet, la superposition de la voix-off de Robicheaux « ...qui les tue.. » et de la réplique de Brown « ...ya qu'à d'mander... » fait que le faux Adonis devient le sujet dont il faut se méfier !

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