GENES, petit joyau de la côte Ligure

Sur les traces de Christophe Colomb, Gênes est un joyau caché du patrimoine artistique de la Péninsule, niché entre mer et montagne sur la belle côte Ligure

Une ville portuaire encastrée dans la montagne

L’Italie vous accueille toujours avec cette légèreté de l’air qui vous rend heureux et qui embellit tout!

Ville romaine, ville médiévale, ville de la Renaissance, ville portuaire encastrée dans la montagne, ville industrieuse protégée par ses grues et ses autoroutes qui surplombent la mer.

Si classique, si chargée d’histoire, si aristocrate et ouvrière, si studieuse, si belle et si polluée, si ancienne dans le monde d’aujourd’hui, c’est Gênes!

Gênes, c’est une enfilade de palais de la Renaissance italienne emprunts d’un soupçon d’art baroque si particulier à son architecture.

Une abondance de colonnes et de balcons en marbre sertis de chérubins joufflus qui vous toisent d’un regard moqueur, aérien.

Encadrée par les collines environnantes plantées de cyprès, le soleil caresse les murs de ses palais terre de Sienne, ocrés, rouges, parsemés de volets verts mi-clos qui clignent sur la mer.

Parfumée d’effluves d’oranger, de cédrat, Gênes est ornée d’une floraison de palmiers, habillée d’une coulée de bougainvillées.

Une ville en trompe l’oeil

Des fontaines à la romaine ruissellent à la croisée de ses voies, une musique se dégage de cet opéra vivant à moitié endormi prêt à vous accueillir, mais «en trompe l’œil» avec discrétion et une douce pudeur.

Nous ne sommes pas sur la côte Amalfitaine, mais à Gênes, ville réservée, criblée de ruelles pavées, de cours oubliées, parées de stucchi qui encerclent des madones colorées délavées par le soleil.

La mer y est omniprésente, même lorsqu’on se contente de la deviner …

Joyau caché du patrimoine artistique de la péninsule, Gênes se laisse découvrir par qui veut bien la dénicher sur son chemin par un heureux hasard du destin, alors la Tour prend garde!

Une halte qui vaut le détour

Lointaine est l’image de Gênes qu’Alexandre Dumas nous a laissée en 1841 lorsqu’il rejoignait Gênes par la Via Aurelia : «Depuis six ou sept lieux, on la découvre déjà à l’horizon, étendue au fond de son golfe, avec la nonchalante majesté d’une reine».

Aujourd’hui, les touristes motorisés qui longent la côte Ligure par l’autoroute ont une vision de Gênes entachée par les circonvolutions des voies sur fond de grues et de sites industriels.

Alors un conseil, sortir à Genova Centro, garer sa voiture, prendre le temps de flâner.

Une ville chargée d’histoire

C’est la ville de Cristoforo Colombo découvreur du nouveau monde, de Giuseppe Mazzini qui fit de Gênes un foyer actif du Risorgimentoen 1848 , du musicien Paganini(1782-1840).

Gênes, c’est dès le 11esiècle la puissance de sa flotte, suivie de son indépendance avec la République de Saint Georges au XII e s, la République Marchande au XVe s ( A. Doriacommanda tour à tour les flottes de François 1er et de Charles Quint)

La richesse de l’Ecole Génoise

Le déclin commercial du 16e et 17e coïncide ensuite avec une intense activité artistique.

L’Ecole Génoise est riche: Cambiaso 16e siècle, Strozzi et Castiglione Genovese 17e; Magnasco 18e enfin l’architecte Alessi (1512-1572) comparé au Palladio

A ne pas manquer lors d’une promenade pédestre au centre historique

La Via Balbi, le Palazzo reale (1650) et le Palazzo dell’Università, ancien collège des jésuites du 17e avec sa cour et son escalier majestueux;

La Galleria du Palazzo Spinola (16e-18e) avec ses plafonds peints à fresque, «ecce uomo» d’Antonello di Messina, le polyptique de «l’adoration des mages»de Joos Van Cleeve.

Le Palazzo San Giorgio (Palais médiéval du XIIIe); les portici della Ripa (façades du XIIe s), la tour des MORCHI;

La Piazza Banchi avec la chiesa di S.Pietro e la loggia dei mercanti (fin du XVIe);

La Piazza Cinque lampadi avec sa loggia De Marini;

La Piazza San Lorenzo, sa Cathédrale du même nom (XIIe-XVIe) à façade gothique; le Palazzo Squarciafico (fresques du XVIe);

La Via Garibaldi redessinée par Alessi au 16e s, ses palais (Cambiaso, Parodi, Carrega-Cataldi, Podesta, Bianco, Rosso) ;

La Piazza de FERRARI, le théâtre Carlo Felice (théâtre d’opéra du XIXe) ; Le Palazzo ducale (1778), ancienne résidence des doges;

La Piazza San Matteo bordée de palais du 13-15e ayant appartenu aux Doria… son église San Matteo…

Et bien sûr, la Tour des Embriaci (XIIe siècle)

Une gastronomie riche de surprises

Enfin, ne pas partir sans découvrir la gastronomie Génoise (pesto, pansoti, crosetti, trenette, troffie…) dont la variété des spécialités agrémentera agréablement votre séjour.

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