Le vilain petit canard, film d'animation à voir en famille

Force, puissance, réalisme se dégagent de ce pur chef-d'oeuvre, orchestré par le réalisateur russe Garri Bardine, sous la musique de Tchaïchovski.

Un thème d'actualité. Comment vaincre la méchanceté, les préjugés ? Etre différent. Une histoire sur l'espoir.

Je n'écris pas pour les enfants

Un auteur danois Hans Christian Andersen écrit Le vilain petit canard en 1842. Petit garçon pauvre, presque illettré, il va à l'université. Au cours de ses voyages, il rencontre des auteurs devenus célèbres, Charles Dickens, Heinrich Heine, Balzac, Lamartine. Il connaît le succès aves ses contes de fées. Il met en scène des animaux décrivant le comportement humain, la dualité existant en chacun d'entre nous. Le rêve finit toujours par l'emporter.

Garri Bardine, un réalisateur à découvrir

Le vilain petit canard, maltraité, mal-aimé, affronte ce monde injuste avec courage, et tenacité. La tolérance est un thème qui a particulièrement intéressé Garri Bardine. Ce dernier y a consacré six ans de travail effectué manuellement image par image, avec plus de 400 marionnettes.

La technique utilisée du stop motion n'est pas nouvelle. Méthode classique mais efficace, avec de la pâte à modeler, des allumettes, du fil de fer, de la ficelle, du papier...

Une histoire, une métamorphose

Le petit canard a des épreuves cruelles à surmonter, les règles désuettes de la basse-cour. Des amis sont sur sa route comme le ver de terre. Des clins d'oeil amusés du réalisateur sur un renard pas si rusé, un coq plus bête que méchant, des chamailleries entre mère canard, mère poule..

Des scènes savoureuses empreintes de poésie et de classicisme, avec un vilain petit canard curieux, malicieux, suivant à la trace un coq impérial, sur la musique de Tchaïkovski. Des scènes très réalistes, d'un père canard et son fils, cibles des chasseurs.

Le film est construit comme un ballet. Le vilain petit canard est un danseur solitaire, au milieu d'une basse-cour, médusée, véritable forteresse, une sorte de caserne se réveillant au chant d'un coq, quelque peu enroué et un drapeau fièrement déployé tous les matins. La liberté est dehors, incertaine. La mort peut-être au bout du chemin. Seule échappatoire pour notre malheureux petit héros, rêvant de rejoindre dans le ciel, les cygnes, sa nouvelle famille.

Youli Kim, poète, a écrit en vers les chansons. Les trois chants du petit canard avec le choeur interprété par la basse-cour sont riches en émotion. L'orchestre philharmonique national de Russie sous la direction de Vladimir Spivakov a enregistré la magnifique musique du film.

Je vous invite à prolonger l'aventure en visualisant quelques scènes sur le site de touscoprod, Le film sort en France en novembre 2011.

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