Dans Mad Max 2 Le Défi, Mel Gibson réapprend à vivre !

Après la mort de sa femme et de son fils dans le rugissement d'un moteur, Max erre sans but sur les "terres désolées" d'un pays magnifique, l'Australie...

Signé George Miller, Mad Max 2 est une sorte de western sans indiens ni saloons et où motos, quads et autres camions remplacent chevaux et diligences... Seul problème : l’or noir étant toujours la denrée la plus rare du continent, les bandes rivales sont prêtes à tuer pour un bidon d’essence ! Et Max (Mel Gibson) dans tout cela ? Il survit. Mais de là à dire qu’il va bien…

La pénurie d’essence

Est-il utile d’avoir vu le Mad Max de 1979 pour apprécier celui de 1982 ? Nenni ! Car son introduction en noir et blanc évoque la pénurie d’essence, la prise de contrôle des routes par les bandes et sa terrible conséquence: «seuls les flibustiers les plus mobiles, les pillards les plus impitoyables survivent…»

Dans ce contexte chaotique où toute trace de civilisation a disparu, dans ce lieu maudit où toute joie semble exclue, Max occupe ses journées comme il peut… Bien qu’il ait conservé son uniforme de flic, le «guerrier de la route» est devenu un «homme vide, consumé, ravagé et hanté par les démons de son passé…»

Le carburant coule à flot

Toutefois, cette tristesse qui l’accompagne dans ses moindres gestes n’a point rouillé ses capacités à se défendre efficacement quand il est attaqué; les premières images le montrent toujours aussi performant au volant de son bolide poursuivi par des voyous fringués comme des skinheads…

Même aisance sur le plancher des vaches où Max immobilise le propriétaire d’un autogire (Bruce Spence) qui le menace avec son arbalète et ne devra sa survie qu’à une promesse: conduire Max dans un endroit où le carburant coule à flot…

Eh oui une raffinerie se trouve non loin de là… dans laquelle Max réussit à pénétrer. Comment ? En y transportant l’un de ses occupants blessé par un guerrier du seigneur Humungus (Kjell Nilsson) qui convoite cet endroit avec férocité…

Mike Preston en Pappagallo

Mais, bon prince, ce dernier propose un marché au maître des lieux, Pappagallo (Mike Preston) : «Je vous laisse partir sains et saufs mais donnez-moi la pompe, le stock d’huile et l’essence ! Ainsi que toute l’installation technique ! J’attends votre réponse: vous avez 24 heures pour vous décider…»

Avant que le débat ne s’engage, le spectateur s’est vu offrir une occasion de sourire, la seule du film: quand l’un des méchants de chez Humungus voit ses doigts s’envoler, déchiquetés par le boomerang lancé par un gamin dont le visage laisse accroire qu’il sort tout droit de La Colline à des Yeux

Finalement la communauté choisit de quitter les lieux mais avec la citerne, donnant ainsi à Max l’occasion de proposer son aide: moyennant un plein d’essence pour sa voiture, il accepte de ramener le camion qu’il a vu dans le désert et qui sera capable de tracter cette citerne…

La course-poursuite !

Il réussira cet exploit et, après moult péripéties, acceptera de les aider à fuir et à se débarrasser des assaillants de la maison Humungus lors d’une course poursuite d’un quart d’heure qui constitue le temps fort de ce film qui a bénéficié d'un budget 10 fois plus important que le précédent…

D’aucuns, voyant certains hommes de Humungus écrasés par un engin motorisé, songeront à Ben Hur et sa célèbre course de char…Même si, cette fois, nous ne sommes plus dans les arènes de Rome mais dans l’immensité du désert australien…

Virginia Hey en guerrière

Pour le reste, le succès de Mad Max 2 est d’autant plus étonnant que ce film met en scène un personnage qui ne fait rien pour se rendre sympathique, attachant, sympa, convivial et festif ! Un personnage qui semble vivre hors du monde…

En effet, Max n’a plus de famille (et pour cause !), pas d’amis. Et il reste insensible à la belle guerrière (Virginia Hey) qui lui avoue, lors de son retour triomphant avec le camion, qu’elle s’était trompée sur son compte…

La seule chose qui le motive ? Il la révèle à l’homme qu’il vient de sauver des griffes de Humungus et qui, poli, commence à le remercier: «Te fatigue pas, ce qui m’intéresse c’est l’essence seulement…»

Un amour de chien

Pour être précis, notons qu’il aime aussi son petit chien, qu’il défend mordicus quand les gens de Pappagallo veulent lui faire la peau…

Toutefois malgré ce personnage principal aussi peu loquace qu’ambitieux, ce western post-apocalyptique de George Miller continue de séduire les foules qui savent pouvoir prolonger leur plaisir en visionnant dans la foulée Mad Max III Au-delà du Dôme .

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