Nuits Blanches à Seattle, Tom Hanks et Meg Ryan

Quand une romantique maladive de Baltimore déjà fiancée rencontre, via une émission de radio, le grand amour qui vit à Seattle... Le grand mélo de 1993 !

A moins d’être totalement hermétique aux mélos, il y a des films qu’il est impossible de finir sans sortir son mouchoir, Nuits Blanches à Seattle par exemple, que réalisa en 1993 la scénariste de Quand Harry rencontre Sally (1989), Nora Ephron, laquelle redonnera, cinq ans plus tard, à Tom Hanks et Meg Ryan l’occasion de s’aimer de nouveau, mais cette fois via l’Internet dans Vous avez un mess@ge

Chicago, la ville d’Al Capone

Nuits blanches à Seattle commence à… Chicago, dans un cimetière où un homme d’une bonne trentaine d’années, Sam Baldwin (Tom Hanks), enterre sa femme en présence de leur fils Jonah (Ross Malinger).

Une voix-off confirme le drame : «Maman est tombée malade. Tout s’est passé si vite. Personne n’a rien pu faire. Ce n’est pas juste. Il n’y a pas de raison. Et quand on commence à se demander pourquoi, on devient fou…»

Carey Lowell et Rita Wilson

La scène suivante nous apprend que Sam est architecte et qu’il ne compte pas sur les psy pour trouver la force de survivre avec Jonah mais sur un déménagement dans une ville où le souvenir de Maggie (l’ex James Bond girl Carey Lowell) ne leur «tombe pas dessus à tout bout de champ…» A Seattle, par exemple.

A l’aéroport, sa belle-sœur Suzy le réconforte en lui disant qu’il verra bientôt d’autres femmes, que la vie reprendra ses droits, etc. Si ces propos sont d’une grande banalité (tous les veufs y ont droit !), ce qui est original c’est que la belle-sœur en question n’est autre que Mme Hanks à la ville, Rita Wilson..

Un cheesecake comme à New York

Sam et Jonah une fois envolés vers Seattle, le spectateur se retrouve à l’autre extrémité du pays, à Baltimore, 18 mois plus tard où un couple bon chic bon genre chargé de cadeaux s’apprête à aller passer le réveillon de Noël dans la famille de Mademoiselle, la journaliste Annie Reed (Meg Ryan)…

La présentation de son fiancé, Walter Jackson (Bill Pulman), révélera aux Reed que la vie aux côtés de ce journaliste coincé sera vite un supplice car 1°) son humour est infiniment plus poussif qu’un "cheesecake comme à New York" et 2°) Walter est allergique à toutes sortes de (bonnes) choses : fleurs, noisettes, fraises … et peut-être aussi le saumon (à vérifier !)!

L’essayage de la robe de mariée

La scène suivante - capitale pour la suite des événements - réunit Meg et sa mère qui lui fait essayer sa robe de mariée. La future belle-mère est heureuse certes, mais elle qualifie Walter de «conventionnel», un mot qui laisse une trace sur le visage de la fiancée..

Surtout, elle évoque sa rencontre avec le père de Meg, une rencontre magique… «Y compris au pieu, comme vous dites, insiste-t-elle. Mais il nous a fallu deux ans pour que tout soit au point dans ce domaine !»

Une émission de radio

Pour la mère, le grand amour c’est le destin, pour la fille c’est la coïncidence… Du moins, c’est ce que Meg pensait jusqu’à ce qu’elle entende dans sa voiture, la nuit du premier de l’an, un veuf de Seattle évoquer ses malheur à la radio, dans l’émission Nuits blanches à Seattle où un docteur vient en aide aux gens qui ne trouvent pas le sommeil…

C’est Jonah qui a eu l’idée d’appeler ce médecin car il est triste pour son père et aimerait bien que l’année à venir lui apporte une compagne… Dès lors, Annie va se persuader qu’elle pourrait bien être cette compagne et fera tout pour rencontrer… son destin !

De grands standards du jazz

Faut-il en dire plus ? Oui. Les musiques qui accompagnent cette histoire romantique en diable auraient pu être choisies par Woody Allen car toutes concernent des standards du jazz, des ballades pour la plupart, mises en musique de manière originale :

Un exemple étonnant !

Quant à Meg Ryan, elle est mieux que jolie, elle dégage un charme fou et son visage est si expressif qu’il pourrait tout jouer sans qu’elle ouvre la bouche…

A ce sujet, Norah Ephron ne lui avait donné qu’une seule consigne : «Inspire-toi d’une Républicaine n’ayant jamais eu d’orgasme !»

Dans ce cas, une conclusion s’impose : Vivent les Républicaines n’ayant jamais connu l’orgasme !

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