L'abominable homme des neiges refait parler de lui

Des Yétis, Almasty, ou Big Feet selon les sites où ils sont recherchés, ont fait de nouvelles apparitions en Sibérie, dans la région de Kemerovo...
20 Déc
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Le nombre d’observations récentes est assez important pour que les autorités prennent des mesures, et diffusent un avis d’alerte dans la région, d’après l’agence Tass. Les premières neiges et les incendies l’été dernier auraient contraint ces créatures à se risquer près des zones habitées.

“C’est une créature humaine recouverte de laine noire”, raconte un berger se nommant Asat Chaschijew. “Il marchait, étrangement penché en avant, et ce n’était certainement pas un ours, dit Sergeï Karpov après une partie de chasse. Je jure que je n’étais pas saoul” !

Une cellule de crise aurait été d’ailleurs mise sur pied afin de centraliser les témoignages et peut-être de faire une découverte insolite.

Tout le monde a entendu parler du Yéti, mi-homme, mi-bête en des termes tels que : « abominable homme des neiges ». Certains témoignages en font foi, non seulement en Amérique du Nord ou en Sibérie, mais aussi en Australie et en Amazonie. Les descriptions sont, à peu de chose prêt toujours les mêmes : une épaisse toison, un homme sauvage à la force herculéenne.

Par contre, les témoignages demeurent. Il y a donc bien quelque chose, mais quoi ? Ou qui ? Les Indiens l'appelaient « sasquatch » et les habitants des Etats-Unis « Bigfoot » (grand pied). Parallèlement, les habitants de l'Himalaya ont, eux aussi, trouvé des traces dans la neige ou ont raconté des rencontres inattendues.

Des « preuves » ont suivi à foison avec des photographies prises au Népal par Lord et Lady Hunt en 1978. Un peu plus tôt, des témoins en Chine du Nord, dans la province de Ho-Pei, auraient parlés de mouvements de créatures singulières. Ainsi, en juin 1977, en Chine, dans la province de Chan-si, dans un lieu isolé, de collines et de forêts, Pang Gensheng, un chef de village, aurait rencontré un homme, fort, couvert de poils, ne manifestant pas d'hostilité mais faisant preuve de curiosité jusqu'à s'approcher à un mètre de Pang, qui prit peur et lança des cailloux en direction de l'être mi-homme, mi-animal, le faisant fuir. Sa taille était immense, au moins 2,10 m. Il avait un visage simiesque avec un front fuyant et des yeux enfoncés, une énorme mâchoire et une très forte dentition. Très poilu, il se déplaçait avec les jambes écartées et avait des bras très longs à l'image des gorilles.

L'examen des faits présentés en preuve de l'existence du yeti conduit à un constat pour le moins mitigé. Le scalp de yeti ( photo 2 ) conservé au monastère de Khumjung (Népal) s'est avéré être celui d'une chèvre sauvages que les Sherpas utilisaient pour évoquer le yeti dans certaines de leurs cérémonies religieuses. La main momifiée conservée au gompa de Pangboche (Népal) serait de l'avis de certains, une supercherie.

Les poils d'un supposé yeti ont été étudié par un scientifique du Museum national d'histoire naturelle. Conclusion : ces poils auraient appartenu à un primate roux proche de l'orang-outan mais qui, de toute évidence, n'en était pas un. Des excréments de yeti auraient révélés la présence de parasites intestinaux inconnus jusqu'alors de la science, indiquant en même temps que l'animal qui était leur hôte était inconnu.

Des recherches ont bien entendu été lancées qui n'ont rien données et aucune autre n’a pu prouver quoique ce soit d’autre à ce jour. Ce qui reste malgré tout étonnant, c'est que ces descriptions sont identiques à chaque point du globe, à n'importe quel siècle, tant au plan physique que comportemental.

Il est à noter qu’en Russie, un programme d'études spécial a été mis en œuvre par le docteur Jeanna Kofman, notamment dans la région du Caucase.

Elle a recueilli plus de 4000 témoignages d’observations dont certains très précis, dont celui de Mohamed Tomakov, un fermier près de Getmish (1946) qui a prétendu que le yéti était doué d'intelligence puisqu'il savait tendre des pièges et les éviter.

Le Musée du cirque et de l'illusion, expose ( photo 4 ) depuis 2007, le corps d'un yéti, disent les affiches, une créature exceptionnelle qui était présentée dans les entre sorts de fêtes foraines des années 1970 par la Royal Institute of exploration London.

Présenté dans la glace, dans un grand congélateur en verre, il mesure 2,63m de long et pèse 210kg.

Retrouvé congelé en 1962 dans le glacier de Outzau au Népal, par deux sherpas,il a été transporté sur un traineau de fortune, jusqu'à la Lamaserie de Khumbu ,ou il a été caché dans un puits, dans la glace continuellement renouvelée, puis découvert par l'armée Mongol, ensuite il a séjourné en Chine, puis en Allemagne de l'est ou il a été ramené par un cirque avant d'être présenté en France à la foire du Trône et racheté par le Musée du Cirque et de l'illusion.

Son âge est impossible à déterminer précise le commentaire du Musée du cirque et de l'illusion, un Musée plein de surprises et original tenu par Rémy DEMANTES, à qui un visiteur confia: "c'est faux, il n'est pas congelé, il est naturalisé"

"C'est un entre sort", lui a simplement répondu le propriétaire comme il le dit à tous les visiteurs, qui découvrent surpris cette étrange créature que l'on nomme également: l'Abominable Homme des neiges ou le Big Foot

Légende donc, ou réalité?

En Sibérie, d'autres hommes sauvages ont été signalés par des chasseurs dont les chiens s'enfuirent, terrorisés. Les « Bigfoot » de Russie avaient la même caractéristique d'hommes sauvages, aux yeux rouges et aux pieds immenses. Vivant dans des lieux pratiquement inhabités par l'homme.

Et si le Yéti n'était qu'un descendant de Neandertal qui aurait pu échapper à l'extinction de sa race, voire un singe anthropoïde inconnu comme le pense Yves COPPENS paléoanthropologue et spécialiste de l'évolution humaine, ".. Il est encore très difficile de démêler les faits de la légende", fait-il remarquer. Selon lui, ce singe pourrait avoir survécu en petites bandes dans les endroits les plus reculés. Et pourquoi pas dans l'Himalaya ! Mais cela reste à démontrer, précise Yves Coppens qui conclut ainsi :

« Nous connaissons aujourd'hui des animaux dont nous ignorions totalement l'existence il y a quelques dizaines d'années. Rien ne s'oppose à l'existence d'un singe qui serait le dernier descendant du Gigantopithèque ».

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