7 réflexes qui vont sauver vos plantes du froid glacial en hiver

Que faites-vous pour protéger les plantes des fortes gelées et vents glacés, du grand froid? Pensez à vous, pensez à elles : les bons gestes vont s'imposer.
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Rigueur hivernale, vague de froid, angoisses de jardinier et amoureux des plantes ! Croyez-vous que les plantes soient à ce point différentes de nous qu’elles puissent tout supporter, là où nous humains usons d’astuces pour nous protéger ? Si la nature fait le tri, en laissant mourir toutes celles qui sont les moins adaptées ou résistantes, pour l’amateur, le collectionneur ou le jardinier, voir mourir ses plantes est peu acceptable. Pour comprendre comment trouver les bons gestes il suffit tout simplement d’adapter la plupart des comportements que nous avons pour nous-mêmes aux végétaux à conserver (*).

Contre le froid : empêcher l’exposition à l’air glacial

Le premier réflexe pour l’homme : se mettre à l’abri du courant d’air glacé, car tout le monde sait que sans vent, le froid est bien plus supportable. Une température de -8°C peut facilement se ressentir à -12 voire -15°C par vent de 40 ou 50km/h.

Le premier bon geste du jardinier : agir avec ses plantes comme il agirait pour lui… abriter les végétaux des courants d’air et du vent froid, soit en les plantant à l’abri d’un mur ou d’une haie, soit en dressant un brise vent le temps de la mauvaise saison, soit en entourant la plante d’une protection hivernale.

Contre le froid : bien se protéger les extrémités

Le second réflexe pour l’homme : empêcher le refroidissement des parties les plus sensibles du corps avec chaussettes et chaussures adaptées, gants, cache-nez, bonnet … car tout le monde sait que les pieds, les mains, les oreilles, s’engourdissent plus vite que le reste du corps en accélérant la sensation de froid dans tout l’organisme.

Le second bon geste du jardinier : protéger le pied des plantes et les racines en déposant un épais matelas de feuilles, de copeaux, de paille ou d’écorce broyée. Et pour les plantes dont les pousses ne sont pas protégées par un bourgeon et ses écailles (palmiers, cordyline, yucca, dasylirion, nolina…) resserrer entre elles toutes les feuilles du centre afin que l’eau glacé ou la neige ne s’infiltrent pas au cœur

Contre le froid : se couvrir convenablement

Le troisième réflexe pour l’homme : s’habiller chaudement, tout en gardant les voies respiratoires dégagées, bien sûr. L’habillement consiste à mettre plusieurs couches de vêtements adaptés, plutôt en laine, en soie, en coton… car tout le monde sait que des matières qui ne laissent pas respirer le corps favorisent la transpiration, augmentant ainsi gravement le risque de refroidissement.

Le troisième bon geste du jardinier : entourer les plantes de protections efficaces, qui permettent aux tissus de respirer. Jamais de plastiques, même « à bulles », mais du voile tissé d’hivernage en double ou triple épaisseur, un confortable matelas de fougères sèches, du carton d’emballage, des feutres naturels ou des canisses de roseaux ou de brandes.

Contre le froid : se chauffer

Le quatrième réflexe pour l’homme : se mettre au chaud ou à proximité d’un point chaud pour limiter le refroidissement de tout l’organisme… car tout le monde sait que lorsque le froid est trop intense, plus aucune protection habituelle ne suffit.

Le quatrième bon geste du jardinier : pour toutes les plantes d’extérieur en pot, en bac, en jardinière ou conteneur, les rapprocher le plus possible d’un mur de maison exposé plein sud et à l’abri de l’avancée du toit. Pour les plantes les plus frileuses et les plus rares qui ne sont pas déplaçables, les protéger du grand froid à l’aide d’un fil chauffant, ou pourquoi pas utiliser un brasero les nuits les plus glaciales, comme le font les arboriculteurs produisant des fruits fragiles quand les gels risquent de détruire les bourgeons au printemps.

Contre le froid : adapter son habillement en fonction de la température

Le cinquième réflexe de l’homme : se vêtir et se dévêtir selon les lieux dans lesquels il va, en enlevant certaines protections à l’entrée dans les magasins et bureaux et en les remettant au moment de sortir à nouveau… car tout le monde sait que si l’on attrape trop chaud dans un lieu chauffé, le refroidissement sera plus violent en retournant au froid.

Le cinquième bon geste du jardinier : pour permettre à la plante de profiter des rayons du soleil, découvrir au moins partiellement les plantes lors de chaque redoux, même bref. Et si la pratique semble autant une corvée que de celle qui consiste à se vêtir à chaque fois que l’on sort, ce geste peut sauver des plantes en leur permettant, par exemple, de se sécher de l’humidité de surface ou d’emmagasiner un peu de chaleur dans leur tissus.

Contre le froid : rester au sec

Le sixième réflexe de l’homme : éviter de se mouiller ou d’être mouillé… car tout le monde sait que l’eau liquide gèle, et que l’eau solide, la glace, conserve plus longtemps le froid ensuite.

Le sixième bon geste du jardinier : ne jamais arroser à l’annonce de grand froids ni quand il gèle, car moins il y aura d’eau dans les tissus de la plante et dans le sol, moins la violence du traumatisme lié au gel sera forte. Le juste milieu n’est pas toujours facile à trouver pour certaines plantes ou certaines années, car une plante qui meure de soif… meure quand même, malgré toute l’eau (solide) qui l’entoure.

Contre le froid : faire preuve de bon sens

Le septième réflexe de l’homme est celui de... la femme : plus exactement de la mère de famille nombreuse qui sait que chacun de ses enfants ne réagit pas de la même manière aux agressions climatiques, et qui habille ou protège chacun d’eux individuellement, et selon son état du moment.

Le septième bon geste du jardinier : aimer et connaître ses plantes, pour agir comme une mère avec ses enfants. Et pour aller plus loin :

La résistance des plantes au froid, au gel, les bonnes questions

Bien protéger les plantes du froid, les abriter des forts gels

Plantes gelées… comment le savoir, faut-il intervenir, que faire ?

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(*) Encyclopédie Pratique du Jardin – Anita Pereire – Ed. Hachette, 1994.

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