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JEAN-LUC MERCIER

Publié dans : Dans la maison : le confort, la décoration, l'entretien, l'aménagement

Douche de sol, douche italienne, 100% plaisir, que des avantages

Les douches romaines dites italiennes sont très tendance. Mieux qu'une mode, sans inconvénients, elles ont tous les avantages requis pour être adoptées !

Liberté totale… celle de se rafraichir ou se laver sous une cascade ou sous la pluie ! La douche à l’italienne à ce quelque chose là qu’aucune cabine ou aucune autre installation ne saurait égaler. Simplicité absolue, dans des décors de rêve à créer librement. Impression d’espace, grande facilité d’usage et d’entretien, esthétique parfaite, la douche romaine est un excellent choix. Jugez-en (*).

Douche de plain-pied… idéale pour tous

La douche dite à l’italienne est un espace sans bac collecteur, le receveur étant de plain-pied directement au sol. Très souvent carrelée des murs au sol, elle a tout pour séduire par ses aspects esthétiques et pratiques. Elle s’équipe d’ailleurs facilement d’une assise elle-même carrelée et offre ainsi un accès et un usage très faciles pour les personnes à mobilité réduite ou les enfants.

Vaste ou petite, elle convient à toutes les salles de bain et son accès le plus appréciable autant que le plus esthétique se fait de préférence par une mi-cloison ou une chicane en verre, en pavés de verre, en carrelage par exemple. Dans les grands espaces, elle peut correspondre à une partie libre de la salle d’eau ou de bain, sans aucune séparation. Il y a par contre nécessité d’avoir au sol des matériaux antidérapants.

La grande force de cette installation très tendance est la totale liberté de choix en matière de décoration. Carrelage, mosaïque, émaux de Briare, pâtes de verre, stucs dont le tadelakt, béton ciré, avec frises ou uni, lisse ou en reliefs…

À cette grande liberté de choix en ce qui concerne les matériaux et les couleurs, s’y ajoute aussi un intérêt de taille : la liberté de forme ! Ronde, carré, triangulaire, en spirale, en rectangle, de forme libre, faite ce que vous voulez. Difficile de dire mieux. Avec toutefois la petite remarque liée au fait que plus la forme est complexe, plus le travail de réussite du receveur avec un écoulement d’eau parfait sera difficile et donc aussi onéreux à réaliser. Remarquons quand même que cette liberté de choisir la dimension qui optimise la place de votre salle de bain gagne toutefois à conserver l’esprit de simplicité maximale qui prévaut théoriquement dans ce genre d’installation. Inutile de vouloir trop en ajouter ; Plus c’est simple, plus c’est beau.

Des inconvénients qui n’en sont pas !

Quoi que l’on veuille en dire, aucun des inconvénients avancés pour une telle installation n’en est vraiment un, puisque force est d’admette qu’ils sont chacun d’entre eux encore plus vrais dans le cas de douches traditionnelles ou de cabines douches.

L’étanchéité : on peut évoquer le fait que l’étanchéité doit être parfaite afin d’éviter les désagréments, particulièrement pour une salle de bain située à l’étage. Certes, les parois ne doivent autoriser aucune infiltration pour éviter un éventuel décollement du carrelage, un cloquage de la peinture, ou le risque de développement de moisissures qui entraineraient des odeurs nauséabondes. Mais l’étanchéité vaut pour n’importe qu’elle système, dès lors qu’il s’agit de faire librement couler de l’eau dans un espace intérieur, avec les difficiles problèmes de joints dans la plupart des cas. Deux bonnes solutions existent dans le cas des douches à l’italienne : le cuvelage, qui consiste à glisser une feuille de zinc ou de plomb sous les revêtements du sol que l’on recouvre ensuite de béton hydrofuge ; l’utilisation de plaques ou kits à carreler hydrophobes de par leur composition et vendus tout prêts dans le commerce.

Par contre, il est fondamental d’utiliser des mortiers-colles et des joints à carrelage de très haute qualité, totalement hydrofuges. On l’oublie trop souvent, mais le budget colle et joint peut être très élevé, autant que celui du carrelage, mais il s’agit d’une des clés de la réussite. Ne lésinez pas dessus, et assurez-vous, si vous passez par un artisan, que ce dernier utilise précisément les meilleures qualités.

L’évacuation : ce type de douche n’autorise pas forcément des gros débits d’eau, mais à une époque où la conscience du respect de l’environnement et des ressources est à l’ordre du jour, ce point n’est en aucun cas un problème. Sensation de cascade, certes, mais les paumes et systèmes de distribution d’eau actuels permettent un juste dosage et donc une économie aussi sur le budget consommation eau. L’installation d’un siphon à grand débit est malgré tout indispensable. Par contre, le receveur au sol doit être réalisé dans les règles de l’art avec quatre pentes obligatoires, pas nécessairement symétriques par contre, mais régulières et suffisantes.

Le risque de moisissure et de bactérie : il est parfois évoqué la nécessité d’une obligation d’un nettoyage régulier et méthodique pour réduire au maximum ce risque. L’argument ne tient pas la route : l’absence totale de portes, joints complexes, formes et recoins complexes, glissières… interdit bien plus que dans n’importe quelle autre installation le développement de foyers inaccessibles de moisissures et bactéries. Très facile de nettoyage, la douche à l’italienne autorise même en toute aisance d’accès les grands moyens (brosse, jet…) de temps en temps pour un résultat parfait. Là encore, l’usage de joints de haute qualité pour les carrelages, antifongiques et antibactériens, aide aussi à cette hygiène. Enfin, comme pour n’importe qu’elle installation libérant de l’humidité et de la vapeur dans un intérieur, l’installation d’une VMC est indispensable : simple flux ou double flux, afin d’évacuer la vapeur d’eau tout en renouvelant l’air intérieur de votre salle d’eau.

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(*) article réalisé avec les conseils avisés des professionnels et de sites comme idées maisons (idmaison.com), comprendre choisir (douche.comprendrechoisir.com).

À propos de l'auteur

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JEAN-LUC MERCIER

Forestier, écologue, botaniste, conseiller en aménagement du territoire, paysagisme, écotourisme solidaire. Enseignement supérieur et journalisme maison, art et jardin.
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