Fresques géantes urbaines de l'artiste Guillaume Bottazzi

L'univers joyeux du peintre colore des milieux urbains du monde entier. Nice, Lyon, Tokyo, New-York, l'art contemporain partagé pour vivre mieux, ensemble.

De renommée internationale, Guillaume Bottazzi, plasticien talentueux, auteur de fresques géantes célèbres et d’huiles sur toiles, est homme de partage. Créateur d’œuvres qui rassemblent, il amène l’art contemporain au cœur de la vie et de la ville, dans une démarche consensuelle ouverte à tous les publics.

« Nous devons créer des outils interagissant dans les groupes et les différentes communautés. L’art est un catalyseur puissant qui aide nos sociétés à vivre mieux, à vivre ensemble et à se tourner vers l’avenir », déclare ainsi l’artiste (*)

Nice, printemps 2011 : Guillaume Bottazzi, rue Reine Jeanne

Vol audacieux de montgolfières, bonbons striés façon berlingots, figues contemporaines, bulles énigmatiques et pétillantes, ballons de plage hauts lancés… la « toile » immense, de 200m2, s’offre aux habitants et aux passants. Sur le pignon de cet immeuble, quartier Trachel, appartenant à la ville de Nice, l’œuvre est sans titre, car « ma fresque représente ce que chacun veut y voir », dit l’artiste.

Visible de la voie rapide, de la Gare de Nice et du début de la rue Reine Jeanne, immanquable d’en haut comme d’en bas, encadrée par les eucalyptus et les grands washingtonias, on y retrouve l’univers coloré, joyeux, festif de Bottazzi. C’est le résultat de deux mois de travail, seul, et de nombreuses rencontres dans les écoles, les résidences pour personnes âgées et avec toutes les personnes (plus de 1500) qui se sont intéressées à son travail. Rendre accessible son œuvre à tous en donnant de son temps, avec simplicité, pour expliquer, sensibiliser, inviter, répondre, telle est la démarche de l’artiste, ravi que tous aient voulu de la gaité et de la couleur dans la ville.

L’esprit coloré et énigmatique de Bottazzi

Si l’artiste laisse au regardant, au passant, la liberté d’interpréter l’espace peint, il lui suggère à sa manière une direction, un point focal, une perspective, un sens, une dimension spatiale, voire temporelle, une humeur. L’orientation parfaitement ordonné des bulles, des lignes, les effets de symétrie ou de perfection d’une spirale, d’une perspective, le choix même des couleurs… rien n’est laissé au hasard. À Nice, la grande fresque n’échappe pas à cette suggestion, avec des sphères toutes identiquement orientées, un « ensoleillement » bien à sa place, un horizon itou, une couleur froide gris de ciel et chaude jaune de sable…

Des lignes, des formes qui ne représentent pas la même chose pour tous, mais représentent pour chacun une part de son imaginaire. Tonique, sanguine, orange ou citron, et bulles pamplemousse dans un monde d’agrumes, à Béziers sur deux immeubles de 4 niveaux, l’artiste a peint une vitalité acidulée, très méditerranéenne dans ses couleurs, comme souvent.

À Lyon 9e , autre immeuble, autre œuvre monumentale contemporaine, également jeune, tonique, lumineuse, joyeuse, festive, avec la pureté des couleurs en grands aplats, la force des contrastes entre un bleu azur et des rouges orangés, ou des fenêtres aux encadrements blanc pur. Graph adolescent, rêve d’adulte, souvenir d’enfant, œuvre de tous les publics.

Les fresques géantes de Bottazzi

Guillaume Bottazzi a déjà réalisé une trentaine de commandes artistiques sur site spécifique en milieu urbain de par le monde. Peintures monumentales souvent, mais pas toujours.

À Villeurbanne, rue Paul Verlaine, ce sont deux photographies de 4m de haut par 1,5m de large qui encadrent, sous vitrines, l’entrée d’un gratte ciel et trouble l’esprit. Formes énigmatiques, flou chromatique, femmes fantomatiques, reflets de verre d’une étonnante profondeur… le regard s’y accroche, s’en écarte et revient, maintes fois, s’étonne des couleurs le jour, les trouve évidentes la nuit.

À Tokyo ou Clermont-Ferrand , les fresques de photographies ou peintes nous font entrer dans un univers « chewing-gum », « pepsi », presque alimentaire ou organique, façon Walt Disney.

Sa plus grande performance c’est " HOPE 2011 ", un événement majeur consacré à l'artiste au Myanomori Museum de Sapporo - Japon - de septembre à novembre 2011 : 14 toiles exposées et la réalisation en public d'une peinture murale, sur 900 m² de façades du musée, action de médiation culturelle. La manifestation aux nombreux partenariats prend un sens particulier dans ce pays, suite aux séismes et au tsunami qui ont dévasté le Japon en mars 2011: c’est un message d'espoir, où la renaissance du musée prouve que l'art contemporain peut stimuler le courage et montrer la voie de la reconstruction.

Les toiles de Bottazzi, peintre

Les huiles sur toiles de Guillaume Bottazzi sont également fortement marquées par l’identité de l’artiste. Elles sont réconfortantes, empruntes de rêves d’enfants… il y a du « Jumbo », du « Marsupilami » ou du nounours dans son œuvre ; il y a des ventres ronds et des sifflets joyeux ; il y a de la chaleur, de la jeunesse, de la douceur et d’infinis subtilités dans les nuances, les dégradés, les estompés. Il y a des bulles toniques de boissons fruitées.

Joie et bonne humeur ? Sûrement, peut-être, pas sûr ! Et s’il s’agissait d’un « éléphant rose » ? d’une énigme posée à un monde difficile à vivre et à comprendre ! Question universelle sur la scène internationale où ses œuvres sont exposées dans des galeries, musées et centres d’art, notamment à New-York, à Londres, Paris, Bruxelles, Berlin, au Qatar, à Durban, aux Philippines, à Budapest, Barcelone, Hong-Kong, Moscou et Tokyo : galerie Goldstrom et Annex gallery, William Whipple Collection de Southwest State, Queen Shorough Collection, galerie Itsutsuji…

Plasticien français né en 1971, Guillaume Bottazzi vit quelques années ici, quelques autres ailleurs, Nice, New-York, Tokyo ou Bruxelles, par exemple. Il a commencé son activité artistique en 1990 en Italie. Récompense de son talent, il a reçu en France en 1994, un atelier attribué par la DRAC, (Direction régionale des affaires culturelles) et en 2004, il obtient une résidence d'artiste par la fondation ART à Tokyo.

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(*) Les informations relatives à l’artiste sont extraites de son site et de son blog , ou sont fournies par son attaché de presse.

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