Réussir un projet photovoltaïque

Faire le choix d'une électricité photovoltaïque est une belle décision, mais pour se donner les meilleures chances, sachez choisir votre installateur.

Le marché toujours grandissant du solaire, s’il permet à certains de réaliser des installations conçues comme des placements financiers rentables, intéresse bien sûr les particuliers, les agriculteurs et les petites entreprises. Mais les professionnels de l’installation photovoltaïque ne le sont pas toujours. Pour éviter, abus, arnaques et problèmes, voici quelques règles et conseils pour faire un bon choix, réaliser votre installation dans les meilleures conditions.

Émergence tardive du photovoltaïque et apparition précoce de quelques profiteurs

Si le moyen de convertir l’énergie lumineuse en énergie électrique fut découvert en 1836 par Antoine Becquerel, chercheur français, il faut patienter 100 ans de plus pour qu’apparaisse la production de panneaux solaires photovoltaïques. Mais les grandes avancées dans ces technologies ne sont que très récentes.

Actuellement, l’engouement est réel et le choix du photovoltaïque s’inscrit dans une démarche tant collective qu’individuelle. Ce développement n’est pas sans attirer quelques profiteurs; il est donc nécessaire de bien choisir son installateur.

Depuis quelques temps, les plaintes contre certains d’entre eux se multiplient. Panneaux posés plein nord ou à l’ombre, absence d’étanchéité, raccordements électriques dangereux, mauvaise présentation des projets d’aides ou encore crédits abusifs.

« Il existe aujourd’hui sur le marché une offre de plus en plus abondante et certains fournisseurs peu scrupuleux n’hésitent pas à augmenter leurs prix en fonction des aides disponibles », déclare le très sérieux site Photovoltaïque.info , soutenu par l’ADEME.

Mais qu’on se le dise, les bons installateurs existent et sont fort heureusement majoritaires.

Comment éviter les arnaques du photovoltaïque?

  • Règle 1: bien s’informer soi-même et préalablement, sur le cadre juridique et les systèmes d’aides et subventionnements en vigueur. Par exemple, il faut absolument savoir que seuls les panneaux fabriquer selon la norme NF 61 215 pour des panneaux dit «cristallins» et NF 61 646 pour les panneaux de type «couches minces» ou «amorphe» permettent de bénéficier du crédit d’impôt. L’ADEME et Photovoltaïque.info apporte l’information juste et actualisée à ces sujets.

  • Règle 2: contacter plusieurs installateurs de manière à comparer les offres entre elles. Inutile de multiplier les demandes de devis pour autant. Trois demandes suffisent pour mesurer les écarts éventuels de tarifs. Sachant que seuls matériels et équipements sont pris en charge dans le crédit d’impôt, il faut tout particulièrement faire attention aux coûts de main d’œuvre et d’installation.

  • Règle 3: comparer ce qui est comparable. Les technologies mises en œuvre sont diverses, par nature et selon les marques. Pour comparer les prix d’une installation il faut raisonner en puissance crête des panneaux et non pas en m2. 1Watt-crête (Wc), peu importe la surface ou la technologie du panneau, produira toujours la même quantité d’énergie dans les conditions standardisées. Raisonnez aussi en kilowattheures (kWh) produits.

  • Règle 4: s’intéresser aux services et garanties proposés par les installateurs. Pour un supplément souvent modique, les bons installateurs proposent de s’occuper des démarches administratives (point très important et pourtant complexe du projet), de la maintenance (notamment le changement de l’onduleur, en cas de panne), voire du suivi à distance de l’installation.

Enfin, pensez qu’un installateur local peut s’avérer plus réactif sur le chantier ou en cas de nécessité.

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