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JEAN-MARIE MATHÉ

Publié dans : Les articles Culture de Jean-Marie Mathé

L'autre miss, Prestige

L'AUTRE MISS, PRESTIGE. Et voilà  ! La France compte à nouveau deux reines de beauté  : après Miss France, l'historique, voici Miss Prestige National.

48 heures après la très médiatique élection de Miss France, Marine Lorphelin, c'était au tour de Miss Prestige National 2013 d'être élue le lundi 10 décembre 2012 au Lido, à Paris. Et c'est Miss Provence 2012 qui a remporté ce concours devant 29 autres candidates : Auline Grac, une métisse de 22 ans au regard noisette ravageur a été sacrée.

Cette élection de Miss Prestige National est organisée par ses 30 comités régionaux sous la direction de Christiane Lillio (ex-Miss France 1968) et Geneviève de Fontenay en est l'invitée d'honneur.

La première sortie officielle de la nouvelle Miss Prestige National 2013 a eu lieu, très recemment, à Boulay, près de Metz, en Moselle, à l'occasion de l'élection de Miss Prestige Moselle 2013 : c'est là que nous avons rencontré Auline Grac, tout auréolée de son titre de reine de beauté.

Auline, on aimerait mieux vous connaître.

Je viens d'avoir 22 ans. J'ai toujours vécu à Aix-en-Provence. Je suis en 1ère année d'étude pour devenir ostéopathe. Pour cela, j'habite à Rians dans le Var. J'ai perdu mon papa à 8 ans. J'ai un frère, Aurélien, de 3 ans mon aîné. Je suis d'origine guyanaise par ma maman, Laurette. J'aimerais connaître mes origines et aller en Guyane que je ne connais pas encore. Mais, ma mère n'y tient pas beaucoup, à cause de certaines croyances, elle a peur pour moi. Je mesure 1,75 m et je ne connais pas mes autres mensurations. Quant à mon prénom, c'est une invention de ma mère. Voilà, vous savez tout.

De quand date cette envie de devenir miss ?

Ce n'était pas forcément une envie ; mais, toute petite, je regardais l'élection de Miss France avec ma mère. Cela me faisait rêver, mais il y a un monde entre regarder et vouloir devenir miss. J'ai eu l'occasion de le faire parce qu'une dame du comité régional est venue m'en parler. Encouragée par ma mère, je me suis présentée et cela a été le succès dès la 1ère tentative. C'était le 12 août 2012 pour l'élection de Miss Provence.

Racontez-nous le Lido, le 10 décembre.

J'étais dans mes cours, en plein dans mes partiels. En partant pendant une semaine à Forges-les-Eaux pour les répétitions, je pensais que cela allait être des vacances. Mais, une fois sur place, on a souffert. Un soir, je n'ai pas eu le courage de sortir tellement j'avais mal au pied et étais fatiguée. Le soir du lundi 10 décembre, le show au Lido était l'aboutissement de ce long travail. Je ne pensais pas à la suite. Le lendemain, j'avais mes partiels et je n'avais pas eu le temps de réviser. Nous étions 30 candidates, j'avais le n° 27 et j'étais dans les 7 finalistes. Parmi lesquelles, nous étions 2 métisses. Je crois que cela a joué.

Pour votre première sortie « officielle », vous avez participé à votre première élection en tant que Miss Prestige National 2013. Les 11 candidates à cette élection de Miss Prestige Moselle le samedi 26 janvier, vous ont-elles demandé des conseils ?

Non, les filles étaient plutôt timides. Le stress, peut-être. Même timide, sur scène, c'est autre chose Je les trouvais très calmes. Alors que lors de notre rassemblement avant l'élection, c'était de la folie. Il y avait de l'ambiance et de la musique. On s'amusait toutes. Il faut s'amuser. C'est un jeu : on est là pour vivre une expérience. Il ne faut pas le faire à moitié. On profite mieux quand on s'amuse.

Vous êtes très naturelle ?

Je suis naturellement cool. Il y a toujours de la timidité. Avec mon écharpe et ma couronne, je joue un rôle. Je représente un symbole. Je m'y prépare.

On a essayé de vous trouver un scandale avec « Génération Mannequins » ?

Il n'a pas fallu longtemps aux médias pour fouiller mon passé. Dès le lendemain ; on a essayé en effet. J'étais au lycée en mai 2010 et j'ai fait une émission de télé-réalité sur NRJ 12 où le générique était « topless », mais on ne voyait rien. J'avais tellement de choses à digérer que j'ai encaissé mais aussi parce que j'étais soutenue.

Après votre élection , on a essayé de vous comparer à Miss France ?

Paris-Match, Gala, Voici et d'autres l'ont fait. C'est le jeu. Cela ne me dérange pas. Par contre, si Miss Tahiti avait été élue Miss France, nous les métisses de notre comité n'avions aucune chance. Les Miss France influencent quand même. En plus, notre comité a une notoriété moindre que celui d'Endémol. Miss France n'a rien à prouver de plus. Pour moi, c'est un challenge. Nous, l'élection s'est faite au Lido et l'autre à Limoges.

Que pensez-vous de la cohabitation de 2 miss ?

Je ne me sens pas du tout en concurrence avec Marine Lorphelin. Elle est comme moi : on lui a donné une écharpe et une couronne et on essaie de faire notre petit bout de chemin. J'aurais pu tout aussi bien participer à l'élection de Miss France. Et être élue, pourquoi pas. Je n'ai pas rencontré Marine mais qu'elle profite autant que moi de cette année .

Vu les petits moyens du comité Miss Prestige National, qu'avez-vous eu comme cadeaux pour votre élection ?

J'ai été très gâtée quand même. C'est moins impressionnant que Miss France. J'ai eu un 4x4 Mitsubishi, des bijoux, un scooter, des robes et du maquillage.

Depuis votre titre de Miss Prestige Provence 2012, vous êtes sur un petit nuage.

Pas tout à fait. Pour mon élection à Miss Provence, je ne l'ai pas vraiment ressenti car j'étais à fond dans mes futures études. Je ne pensais qu'à ça. Ma mère qui collectionnait tous les articles me concernant me rappelait à mes obligations de miss.

Justement, qu'avez-vous fait depuis le 10 décembre ?

J'ai appris à vivre avec mon écharpe. En revenant dans ma région que j'ai parcourue de long en large, j'ai participé à beaucoup de fêtes. Ma mère m'a encouragé. Par contre, j'ai arrêté mes études et je me consacre uniquement à mon titre. Je plane. J'ai réalisé mais j'attends toujours le déclic. Je pense qu'il viendra à la fin de l'année. Il faut que je me prépare à ce moment où il n'y aura plus rien.

Vous êtes désormais classée « people » et vous devez vous faire voir là où il faut être vu comme ce fut le cas pour le Grand Prix d'Amérique à Vincennes.

J'étais effectivement à Vincennes où Geneviève se rend chaque année. Je pensais m'y ennuyer vu que le milieu des courses m'était absolument inconnu. J'ai eu droit à toutes les explications des experts et des réponses à toutes les questions que je me posais au fil des courses. Puis est venue l'heure du Prix d'Amérique : je n'avais pas le stress du potentiel vainqueur puisque je n'avais fait aucun pari. Mais je me suis laissée atteindre par l'adrénaline des parieurs et de la foule. J'ai fait le tour des écuries et j'ai assouvi ma nature curieuse. En résumé, j'ai passé une journée pleine d'apprentissages, de rencontres et de rigolades. Le nombre de personnalités connues « vues à la télé » dépassait largement mon monde habituel mais, grâce à mon écharpe, je me fondais dans la masse.

Avec ce titre de Miss Prestige National, êtes-vous qualifiée pour d'autres concours ?

« Top-models of the world »...mais je laisserai ma place à ma 1ère dauphine, Miss Picardie, pour me permettre de reprendre mes études. Elles durent 5 ans et je ne me vois pas repartir pour un an.

On a reconnu votre beauté, ne voudriez-vous pas poursuivre dans le mannequinat ?

Ce sont des milieux trop éphémères et puis je veux poursuivre mon envie de devenir ostéopathe. C'est un concours de beauté avant tout, on exploite l'image.

« Tu es notre icône, chère Geneviève », vous êtes-vous exclamée lors de votre élection. Parlez-nous de la dame au chapeau.

C'est quelqu'un qu'on a envie de respecter. C'est une icône. Elle impressionne. Elle impose une image. Quand on apprend à la connaître, c'est « Madame Tout le monde ». Elle aime bien la « déconne », c'est bien à 80 ans et de partager ça avec elle.

Vous a-t-on déjà dit que vous ressembliez à Rihanna ?

Oui et je le prends comme un compliment.

Sur le site du comité Miss Prestige National, les photos de vous ne sont pas à votre avantage. Vous êtes nettement plus belle en réalité.

Tant mieux. Je crée la surprise.

< La « Su-bli-Miss-ime » Auline Grac, notre Miss Prestige Provence 2012 > avait titré le journal « La Provence », le 14 août dernier !

Propos recueillis par Jean-Marie Mathé

À propos de l'auteur

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JEAN-MARIE MATHÉ

* Professeur d'histoire-géographie retraité

*CLP (journal "La Semaine")
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