La Fête des Lumières 2011 à Lyon

L' étincelant millésime 2011 en met plein les yeux aux trois millions de visiteurs de l'un des plus grands événements urbains au monde

Voir vaciller les façades du Palais des Beaux Arts sous les folles cavalcades de chevaux échappés de la fontaine Bartholdi, croiser les regards de géants place Louis Pradel , découvrir un éléphant au détour d’ une arcade Renaissance et un roi Soleil décollant en ballon multicolore de la Place Bellecour…Voici quelques-unes des idées lumineuses qui font de la Fête des Lumières 2011 un excellent millésime.

Ancrée dans l’identité humaniste de Lyon, la Fête des Lumières est « la fête lyonnaise par excellence », comme le souligne le sénateur - maire Gérard Collomb. Née de l’hommage rendu depuis 1852 à Marie par les Lyonnais à travers les milliers de petites bougies disposées sur leurs fenêtres, la fête religieuse s’est laïcisée pour devenir un festival dédié aux dernières technologies liées à la lumière.

Baptêmes du feu

« De la flamme d’une bougie à la technologie la plus avancée, c’est la dimension artistique qui doit primer », précise Jean-François Zurawik, directeur du service Evénements de la Ville de Lyon qui a fait de la Fête des Lumières l’un des plus grands événements urbains au monde. Son niveau d’exigence fait du 8 décembre le rendez-vous d’artistes de renommée mondiale et le tremplin idéal de jeunes talents aussi prometteurs que ceux de CT Light. Carol Martin et Thibaut Berbezier, dirigeants de cette jeune entreprise lyonnaise ont transformé en flipper la façade du théâtre des Célestins. Autre baptême du feu réussi pour Thomas Veyssière. Scénographe et designer, ce passionné du spectacle de rue fait danser et converser avec le public, les personnages de néon jaillis du bassin de la Place de la République, tandis que la « Bourrasque » de Paul Cocksedge a traversé la Manche pour faire virevolter des centaines de feuilles de papier dans les cours de l’Hôtel de Ville.

12 000 animations entrent en gare

Animer la façade de la Gare Saint-Paul en effleurant un écran tactile…Rien de plus facile avec l’installation « Eclairage Public. » En un clin d’œil la gare Belle Epoque se fond dans un paysage bucolique ou baroque, au fil des 12 000 animations et ambiances sonores qui vous font jouer pour un soir à Jean-Michel Jarre. Mise en lumière par « une entreprise qui appartient depuis 1885 au patrimoine lyonnais, à travers la réalisation du nouveau Grand Bazar, du Pathé Vaise et du Pôle de Loisirs de la Confluence », déclare Thierry Paillet, directeur de Pitance, filiale de Vinci, la Gare Saint-Paul a donné le départ à la rénovation de vingt –sept logements parés pour l’édition 2013 de la Fête des Lumières.

Féérie japonaise

Une folle farandole de lanternes japonaises rue de la République vous avait déjà mis sur la voie de l’Empire du Soleil Levant. Ses fastes millénaires défilent à deux pas à la faveur d’un spectacle inspiré de l’ancien festival de Fukuno au Japon. Plus de 150 danseurs, chanteurs et acrobates en restituent la féérie intacte sur leurs chars de bambous et de papier flamboyant. Une belle illustration du rayonnement international de la Fête des Lumières qui accueille des délégations officielles et des organisateurs de festivals venus du Japon mais aussi de Singapour , Hong Kong et des grands capitales européennes , faire leur marché parmi les 70 installations inédites présentées à Lyon. De quoi assurer une deuxième vie à Tokyo, Dubaï , Genève, Riga et Eindhoven aux créations les plus féériques.

De lumineuses économies d’énergie

Briller par l’économie d’énergie, voilà une autre façon d’innover pour les treize projets artistiques faisant appel à des sources de basse consommation de type LEDs. Ce sont elles qui illuminent les monumentales sculptures de résille du Mythe de la Tête d’Or. Idéalement transposé au Parc de la Tête d’Or, ce conte de fée moderne amène les visiteurs à jouer les aventuriers d’un combat titanesque pour la préservation de la lumière et le respect de l’environnement. Conçue par l’Agence d’Art environnemental Blueland avec le concours du plasticien Cédric Verdure, cette audacieuse mise en scène est inscrite au programme des célébrations de l’Année Internationale des Forêts. Ainsi fait-elle naturellement la part belle à la démarche écologique de Recyclum, éco-organisme à but on lucratif en charge de la collecte et du recyclage des lampes usagées. Partenaire de la Fête des Lumières pour la troisième année, Recyclum abrite une exposition sur le thème de l’éco-recyclage dans une tour de onze mètres, écrin du trésor écologique né de l’équation « 10 000 lampes récoltées=10 000 arbres plantés. »

www.fetedeslumieres.lyon.fr

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