Lyon Brocante Ciné Photo en lever de rideau

A la veille de l'ouverture du Festival Lumière, le cœur des collectionneurs bat à 24 images seconde sous les fenêtres d'Auguste et Louis

Sur l’écran noir de leurs nuits blanches, ils tournent même le dimanche. Ensoleillé à souhait sous les projos de Lyon Brocante Ciné Photo dont la seconde édition a accueilli le 2 octobre , des milliers de visiteurs aux regards aimantés par les stéréoscopes, lanternes magiques, affiches de films mythiques, de la Dolce Vita à Lawrence d’Arabie.

« Une mémoire qui s’active »

Autant de signes d’une « mémoire qui s’active » note en connaisseur Alain Gomet. Expert en valorisation du patrimoine cinématographique, l’ antiquaire parisien ne regrette pas son pèlerinage lyonnais aux sources du 7ème art : « Cette manifestation a un réel potentiel qui ne demande qu’à évoluer, surtout si elle opte pour un concept de salon de l’antiquité cinématographique à vocation patrimoniale, englobé dans le cadre du Festival Lumière et de son village ; ce site historique justifie l’extension annoncée par Thierry Frémaux. »

Des achats ciblés

Dans le sillage du directeur de l’Institut Lumière et de Nadine Gelas, vice-présidente du Grand Lyon, Bernard Chardère, co-fondateur de l’Institut Lumière et de la revue Positif, l’écrivain Eric Sommier, président de l’association Modalyon n’ont pas non plus manqué le détour parmi la cinquantaine d’exposants venus de toute la France. Parmi eux, de grands professionnels parisiens de l’histoire du cinéma, aux clins d’œil très prisés par des jeunes cinéphiles aux achats ciblés. Si les récits riches en anecdotes, de l’histoire des Frères Lumière ont fait un tabac, la beauté et la rareté d’affiches dédiées à des films au titre porteur, tel Key Largo, ont aussi remporté un vif succès.

De La Croisette à Sunset Boulevard

Entre deux coups de cœur pour les affiches du cinéma muet et celles de la Nouvelle Vague, une pléiade de passionnés a partagé avec le collectionneur Jean-Claude Arcan, le plaisir de feuilleter l’album photo des anciens cinémas lyonnais, avant de découvrir un panoramique sur les quais du Rhône où Alain Delon tournait une scène de L’Insoumis d’Alain Cavalier. Une photo signée comme par hasard Mario Gurieri. Le photographe des stars, de La Croisette à Sunset Boulevard, avait ouvert lui aussi ses albums aux regards éblouis des visiteurs sous les fenêtres du Château Lumière, théâtre jusqu’au 9 octobre, de la 3ème édition du Grand Lyon Film Festival.

Arrêt sur images de Falbalas

En furetant parmi les stands, les chineuses pouvaient aussi s’inspirer d’une coiffure de Joan Crawford ou Michèle Morgan pour prendre la pause dans un studio du plus pur style années 50, comme les robes réalisées à partir de patrons américains par l’atelier de confection de Rock around Tallulah, en lever de rideau sur la projection de Falbalas, le 4 Octobre à l’Institut Lumière en présence de Micheline Presle, Tonie Marshall et Jean-Paul Gaultier qui doit à ce film sa vocation de couturier .

www.lyonbrocantecinephoto.com

www.festival-lumiere.org

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