Si stars dans la nuit….

Monica Bellucci, Jacqueline Bisset et une pléiade de stars ont ouvert à Lyon le festin d'images de Lumière 2012
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Avec 4 700 convives parés à la Halle Tony Garnier, pour les six jours de festins d’images concoctés par les maîtres de cérémonie Thierry Frémaux et Bertrand Tavernier, le Festival Lumière 2012 (1)s’annonce comme un grand cru. Fêté dès lundi soir par une pléiade de stars. Monica Bellucci, première à l’applaudimètre avec Guillaume Canet, Laurent Gerra suivis d’ Emmanuelle Devos, Jacqueline Bisset, Leïla Bekhti, Marie Gillain, Elsa Zylberstein, Benoît Magimel, Tim RothTahar Rahim…Sans oublier Max von Sydow décoré le surlendemain de la Légion d’Honneur par Thierry Frémaux.

Le cercle des réalisateurs -Emir Kusturica, Tony Gatlif, Agnès Varda, Claude Lelouch, Nicolas Winding Refn, Andrei Konchalovski- s’est vite élargi pour accueillir sur la scène géante une centaine d’autres invités. A commencer par Gérard Collomb, un sénateur-maire de Lyon ravi que Thierry Frémaux ait ouvert le 4ème Festival Lumière par L’Epouvantail et non La Vie privée d’un sénateur , filmé par le même Jerry Schatzberg. « Porté par l’amour du cinéma », comme l’a souligné le président de la Région Rhône-Alpes Jean-Jacques Queyranne, le Festival Lumière a sacrifié au rituel hommage à ses pionniers, mais aussi ses pionnières.

Cinéphilie et ciné-folies

Pour en finir avec la polémique alimentée par celles qui déplorèrent le petit nombre de réalisatrices invitées au Festival de Cannes, Thierry Frémaux a braqué les projecteurs sur Agnès Varda et Alice Guy, une secrétaire de la Gaumont devenue réalisatrice dès 1896. Trois petits sauts périlleux et hilarants des Kremos dont Laurent Gerra ne se lasse pas plus que les lumineux frères qui les filmèrent…Une arrivée de l’illustre compositeur Lalo Schifrin aux rythmes de Luc la Main Froide…Et c’était parti pour une cérémonie d’ouverture au scénario réglé comme du papier à musique de Lalo Schifrin toujours. Sur un air de Mission Impossible, Bertrand Tavernier, « le plus grand cinéphile mondial avec Martin Scorcese et Quentin Tarentino » s’avance à son tour.

Echarpe étoilée au vent , humour à fleur de lèvres, Bertrand Tavernier régale aussitôt l’auditoire d’anecdotes sur les talents cinématographiques de l’ancien roi du Cambodge. « Norodom Sihanouk écrivait les scénarios, jouait dans ses films en distribuant quelques rôles à ses ministres de l’Intérieur et des Affaires Etrangères, lançait un festival à Pnom Penh dont il décrochait toujours le premier prix », raconte le Président de l’Institut Lumière, avant d’entraîner les spectateurs à la découverte de L’Epouvantail, somptueux road movie de Jerry Schatzberg. « Le réalisme d’Hemingway et le lyrisme de Dos Passos se côtoient dans ce film prodigieusement visuel où la drôlerie s’allie à la solitude et à toute la misère du monde, pour évoquer les fissures du rêve américain. »

Jerry Schatberg, père spirituel de Guillaume Canet

L’enthousiasme de Bertrand Tavernier n’a d’égal que l’admiration de Guillaume Canet pour son « père spirituel » Jerry Schatzberg. « Ma chance et ma fierté c’est de l’avoir rencontré à New York où j’étais en vacances au moment où il préparait The Day the ponies come back. On s’est retrouvés chez lui à parler de cinéma, de ses photos de Bob Dylan. Mais je devais rentrer le lendemain à la première heure en France pour tourner un film qui finalement ne s’est pas fait ; deux jours plus tard je reprenais l’avion et me retrouvais dans le Bronx pour tourner The Day the ponies come back. » Depuis, l’acteur est devenu un réalisateur de talent, « le chef de file des cinéastes de la jeune génération, maintenant, déclare Jerry Schatzberg, « c’est de lui que vient mon inspiration. »

(1) La projection d’E.T. de Spielberg et le Ciné Concert Loulou seront les temps forts ce mercredi 17 octobre, du Festival Lumière dont le programme complet est présenté sur le site www.festival-lumiere.org

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