L'ambition du LOSC en question (1/4)

Depuis la débâcle de mercredi face au Bate Borisov, des interrogations sur l'ambition et la politique sportive du club se doivent d'être soulevées.
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La sanction est tombée. Après un début de saison très moyen en championnat et une qualification acquise à l’arrachée face aux Danois de Copenhague qui n’ont pourtant pas montré grand chose lors des deux matchs, les Dogues lillois ont entamé la phase de groupes de la Ligue des Champions de la pire des manières en se faisant ridiculiser à domicile par les Biélorusses du Bate Borisov qui n’avaient jusqu’à présent pas gagné le moindre match de Ligue des Champions. Autour du club nordiste, la thèse de l’accident est avancée, mais le mal ne serait-il pas plus profond ?

Orphelins d’Eden

L’ambition claironnée par le président Seydoux, suite logique de l’entrée du LOSC dans son magnifique écrin, ne se traduit pour le moment pas par des actes concrets. Pour preuve, la vente d’Eden Hazard devrait rapporter 43 millions d’euros au club si on compte tous les bonus. Sur ces 43 millions « seuls » 16 ont, pour l’instant, été directement réinvestis (hors prime à la signature…) pour acheter de nouveaux joueurs et compenser la perte du joyau belge qui fait déjà les beaux jours des Blues. Son ou ses successeurs annoncés, l’expérimenté mais inconstant Salomon Kalou auquel il faut ajouter le greco-blege Dorian Klonaridis, que personne ne connaissait à son arrivée en provenance de l’AEK Athènes et qui n’a même pas encore eu l’occasion de voir son nom couché sur une feuille de match (en attendant la rencontre face à Lyon auquel il devrait participer ou au moins assister…), ne souffrent pas de la comparaison. L’Ivoirien est bien le premier joueur lillois à avoir inscrit un but dans le Grand Stade, mais il s’agit là de son seul fait d’arme depuis qu’il a posé ses bagages en bord de Deûle, tant ses dribbles et ses prises d’initiatives semblent désordonnés et trop rarement décisifs.

Où est Marvin ?

Plus encore que de Kalou, la déception provient surtout de Marvin Martin qui semble n’être plus que l’ombre du joueur qu’il était lors de ses premières sélections en équipe de France, lorsqu’il délivrait caviar sur caviar à ses coéquipiers sochaliens. Acheté 10 millions d’euros, soit le plus gros transfert de l’histoire du club nordiste, l’ex lionceau semble perdu sur le terrain. Censé être un joueur offensif précis et percutant, l’immense majorité de ses passes sont jouées vers l’arrière ou ne trouvent quasiment jamais preneurs les rares fois qu’il se risque à tenter de percer le rideau défensif adverse. La faute en revient peut-être à Rudi Garcia qui ne sait pas comment l’intégrer dans son 4-2-3-1 qui fait la part belle aux récupérateurs et aux joueurs de couloir, caractéristiques qui collent mal au profil de Martin, à l’aise lorsqu’il se trouve dans l’axe, à proximité de la surface adverse pour distiller de bons ballons et faire valoir sa qualité technique, aujourd’hui chloroformée...

http://suite101.fr/article/lambition-du-losc-en-question-24-a35532 (2/4)

http://suite101.fr/article/lambition-du-losc-en-question-34-a35530 (3/4)

http://suite101.fr/article/lambition-du-losc-en-question-44-a35529 (4/4)

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