Bienheureux Charles de Foucauld

D'un passé agité par la richesse, Charles de Foucauld se converti et part sur les traces du Christ. En Terre Sainte, il épouse la pauvreté.

D'une vie en cadence à l'ultime bonheur, Charles de Foucauld connaît un parcours qui peut rappeler d'une certaine manière, celui de saint François d'Assise. Né en 1858, d'une famille chrétienne à Strasbourg, il perd très rapidement sa mère puis son père, en 1864. L'enfant de 6 ans est alors accueilli par son grand-père qui cède à tous ses caprices, toutes ses colères. La fin de sa scolarité marque une rupture dans sa foi. Devenu bachelier, Charles part à Paris où il se prépare pour l'école militaire de Saint Cyr. Au cours de sa seconde année, il est renvoyé mais réussit à être admis à l'école cavalière en 1878. Deux années passent, Charles a 24 ans et devient sous-lieutenant. Il part alors en Afrique du Nord où il y découvre le silence, l'espace, la pauvreté de la vie.

D'une confession au sacerdoce.

En 1886, Charles, chez sa tante Moytessier rencontre l'abbé Huvelin, auquel il demande de se confesser. Dés lors, un véritable changement se produit dans sa vie. Deux ans plus tard, il part en Terre Sainte. La ville de Nazareth le marqua particulièrement. C'est un lieu dans lequel il retourne quelques années après avoir prit l'habit des religieux de la Trappe de Notre-Dame des Neiges. Dans ce petit village où vécut Jésus-enfant, Charles y rencontre les soeurs clarisses qui le poussent à devenir prêtre. Le 9 juin 1900 a lieu son ordination. Il termine sa vie dans l'Afrique du Nord, tué par des révoltés en 1916.

Au coeur sacré de Jésus

Charles n'a qu'un seul rêve: créer une communauté de religieux qui aurait porté le nom de « Les Petits Frères du Sacré-Coeur de Jésus ». S'il avait pu la fonder, sa mission aurait été de faire connaître et aimer Jésus dans une vie de prière, de charité et de pauvreté. Pour lui seul, il s'institue dans sa vie quotidienne, des règles de vie communautaires monastiques.

Une vie de sacrement.

Chaque jour, il vivait de la Sainte Messe, du bréviaire (prières quotidiennes du chrétien, cinq fois par jour: office de lecture, laudes, milieu du jour, vêpres et complies), du chemin de Croix, du chapelet et de l'adoration. Charles aime par-dessus tout passer du temps en silence devant le Saint Sacrement. Chaque jour, il y passe trois heures et demi. C'est avec humilité qu'il écrit dans son journal en mai 1903: « Aujourd'hui, trente ans que j'ai fait ma première Communion, que j'ai reçu le Bon Dieu pour la première fois... Et voici que je tiens Jésus en mes misérables mains! Lui, se mettre dans mes mains! Et voici que, nuit et jour, je jouis du saint tabernacle, que je possède Jésus pour ainsi dire à moi seul! Voici que chaque matin je consacre la Sainte Eucharistie, que chaque soir je donne, avec elle, la bénédiction! »

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