Saint Bernard de Clairvaux

Bernard de Fontaine, abbé de Clairvaux est un moine et réformateur français. Il est canonisé par l'Église catholique en 1174.
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Bernard est naît en 1090 dans une famille noble de Bourgogne, à Fontaine près de Dijon. Il est le septième enfant d'une femme de grandes vertus et d'un modeste chevalier étant au service du duc de Bourgogne. À 9 ans, l'enfant est à l'école canoniale de Châtillon-sur-Seine où il suit le premier cycle d'enseignement composée de grammaire, de rhétorique et de dialectique.

Un attrait divin.

Bernard montre un goût particulier pour la littérature et acquiert une bonne connaissance de la Bible, des Pères de l'Église et de divers auteurs latins. Pour son époque, le jeune homme devient un parfait représentant des lettrés. Mais il ne suit pas le second cycle qui porte sur les matières scientifiques. À 16 ou 17 ans, Bernard est très affecté par la mort de sa mère. Il mène une vie mondaine comme tous les jeunes nobles mais semble être attiré par les ordres.

Une vie religieuse en préparation.

Il laisse entendre à sa famille qu'il prépare un pèlerinage vers Jérusalem. En réalité, il se prépare à rentrer dans la vie religieuse. Bernard rentre à l'abbaye de Citeaux en 1112. L'homme a un désir profond de retourner à l'ascèse monastique la plus rude qui retrouve dans la communauté. Trois ans après son entrée, il est envoyé avec un groupe de moine pour fonder une nouvelle maison cistercienne appelée « claire vallée » qui devient « Clairvaux ». Bernard en devient l'abbé et impose une discipline très sévère.

Une spiritualité d'austérité.

La spiritualité de Bernard s'adresse à des moines. C'est à des hommes voués à la prière et à l'amour de Dieu que sa théologie mystique est tournée. Le savoir humain est important pour lui, dans la mesure où il aide à ordonner la vie religieuse.

Bernard va à la source d'une véritable école spirituelle avec son traité De l'Amour de Dieu. Il y développe une ascèse de dépouillement extrême qui se traduit dans la liturgie. Il développe des mélodies épurées qui restent totalement au service de la parole divine dans le but de révéler la richesse et le mystère de celle-ci. La recherche du silence devient indispensable pour l'écoute ainsi qu'une attitude d'humilité.

Un retour dans l'humilité.

« L'humilité est, pour Bernard, une vertu par laquelle l'homme devient méprisable à ses propres yeux en raison de ce qu'il se connaît mieux ». L'objectif de l'homme est de retrouver sa ressemblance avec Dieu en allant vers la connaissance de soi. C'est en s'acceptant tel qu'il est et en étant dans une démarche d'humilité et de travail intérieur que l'homme peut compatir avec autrui.

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