Saint Expédit

Saint Expédit aurait été un commandant romain d'Arménie converti au christianisme et décapité pour cette raison par l'empereur byzantin Dioclétien.

Les premières traces trouvées sont celles d'un martyr appelé Expeditus, remontant au IVème siècle. Le personnage tombe dans l'oubli durant des centaines d'années. C'est au XIXème, que sa trace réapparaît sous la plume du Père Cahier qui ne croit pas en l'existence de saint Expédit. Il décrit cependant les capacités assurées au saint. Celui-ci intervient très rapidement et efficacement et selon la légende il écrase un corbeau qui est l'ange des ténèbres.

Tombés à genoux.

Le martyr qui est connu et qui s'appellerait Expédit, est entré dans l'armée romaine à l'âge de 16 ans. Il a intégré la XIIIème légion surnommée la Fulminante ( vient du mot flumen signifiant "lancer la foudre"). Plus tard, il est le commandant de cette légion qui compte plus de six mille huit cents hommes, dans la province d'Arménie sous le règne de Marc-Aurèle. Engagée dans une campagne contre les Barbares (terme désignant les étrangers) en Germanie, la légion est encerclée par surprise et est assoiffée. Les six mille hommes présents sortent du camp, se mettent à genoux avec une ferveur décuplée et implorent Dieu les bras étendus. Les ennemis stupéfaits par ce spectacle, n'osent pas attaquer. La prière fini, la légion se lève et attaque. La pluie se met à tomber, les soldats se revigorent. La victoire est à eux.

Expédit est mort en martyr pour avoir refusé de renier sa foi. Il est jeté dans l'arène, en pâture aux fauves.

Au-delà de la légende.

Il existe trois autres versions possibles sur l'existence du martyr Expédit. La première est celle qui est retenue comme la plus vraie. Rome a envoyé une caisse avec des reliques d'origine inconnue, à une chapelle à Paris. Sur la boîte est inscrit le mot « espedito ». Les religieuses ayant reçu le colis supposent que la chapelle doit être consacrée à saint Expédit à cause de l'inscription italienne, qui en réalité, signifie « expédié ».

La seconde version dit que les autorités religieuses de la Réunion ont demandé au Vatican d'envoyer des reliques d'un saint influent pour en faire le saint patron de l'île. La caisse dans laquelle se trouvent les reliques aurait porter le mot « expedit ».

La troisième et dernière version rapporte qu'une réunionnaise est bloquée en France à cause d'une épidémie. Elle s'en remet à saint Expédit pour dénouer la situation. Rapidement ses prières sont exaucées et elle peut embarquée à Marseille. Grâce à cela le saint serait crédité.

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