Saint Irénée de Lyon

Saint Irénée de Lyon devient évêque à la suite des persécutions des années 170. Il appartient au Pères de l'Eglises qui ont permit d'établir le dépôt de la
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Grec de naissance, Irénée est né à Smyre, en Asie Mineure vers 130. Dans cette ville, l'évêque Polycarpe qui a connu l'apôtre Jean, prend le jeune homme comme disciple. Irénée a une véritable vénération pour son saint maître. Il se pénètre de la doctrine et de l'esprit de l'évêque. Irénée se modèle à son image. Le jeune diacre est fort instruit dans les Saintes Écritures et dans la tradition apostolique.

Plein de zèle.

Le jeune homme acquitte ses fonctions avec zèle. Il est remplit d'une ardeur qui s'enflamme de plus en plus à la vue des missionnaires envoyés en Gaule. Polycarpe, vers 157, y envoie Irénée, où il répand la foi catholique. Arrivé à Lyon, il s'associe aux travaux de l'évêque Pothin. En 177, Irénée est nommé député des évêques d'Asie pour être auprès du pape Eleuthère, afin de demander son indulgence pour l'Église d'Asie. Ce voyage à Rome lui permet d'échapper à la grande persécution des chrétiens lancée par Marc-Aurèle. Pothin devient martyr et c'est Irénée qui est nommé évêque de Lyon.

Irénée ordonné évêque.

Le nouvel évêque intervient une seconde fois auprès des instances papales pour éviter l'excommunion d'une partie de l'Église d'Asie qui veut célébrer Pâques à sa propre date. En dehors de sa préoccupation des chrétiens asiatiques, Irénée consacre son apostolat à combattre les gnostiques (vient du grec gnosis - « la connaissance »).

L'anti-gnostique.

Irénée est un théologien chrétien anti-gnostique. Son ouvrage le plus connu est Contre les hérésies qui est un traité écrit contre Valentin d'Égypte et les gnostiques. Il y mentionne l'existence d'un Évangile de Judas faisant partie du mouvement du gnosticisme. Jusqu'à la découverte des manuscrits de Nad Hammadi, l'ouvrage d'Irénée était la principale source de connaissance.

Le dépôt de foi.

L'évêque base sa doctrine sur l'Écriture et la Tradition. Il réfute les gnostiques en s'appuyant sur leur doctrine, sur l'Écriture et en dégageant des critères d'interprétations pour une lecture ecclésiale de la Bible. L'Écriture est pour lui l'autorité absolue. La Bible suffit pour connaître Dieu et son oeuvre. Elle est la révélation d'un plan de Dieu pour le salut des hommes.

Le défenseur de l'Eglise.

Irénée défend la Tradition de l'Église qui revendique sa transmission des Apôtres. S'il défend cette thèse c'est simplement dû au gnostique qui prétendent être liés aux premiers chrétiens. « Les évêques qui furent établis par les apôtres dans les Églises, et leurs successeurs n'ont rien enseigné ni connu qui ressemble aux imaginations délirantes de ces gens-là (les gnostiques).» L'Écriture n’est pas toujours claire et ne dit pas tout, alors la tradition l’interprète.

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